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Articles taggés avec: Christine Perrin-Lorent

2 "Petit Nicolas", Emmanuelle Kecir-Lepetit (Folio Cadet)

Ecrit par Christine Perrin-Lorent , le Lundi, 05 Décembre 2016. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

 

La classe verte, Emmanuelle Kecir-Lepetit, Folio Cadet, Série Le Petit Nicolas n°33, août 2016 (d’après l’œuvre de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé), 32 pages, 4,90 €

Qui a peur du Docteur ?, Emmanuelle Kecir-Lepetit, Folio Cadet, Série Le Petit Nicolas n°34, août 2016 (d’après l’œuvre de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé), 32 pages, 4,90 €

 

Voici deux nouvelles aventures du Petit Nicolas et de ses copains, dans le milieu scolaire où l’on retrouve ses camarades familiers, Alceste, Eudes, Clotaire, Geoffroy et Agnan, encadrés par la maîtresse, jolie et sympathique, tout à l’opposé du surveillant, surnommé le Bouillon.

Les Consolantes, François Emmanuel

Ecrit par Christine Perrin-Lorent , le Samedi, 03 Décembre 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Actes Sud/Papiers, Critiques, Théâtre

Les Consolantes, novembre 2016, 48 pages, 12 € . Ecrivain(s): François Emmanuel Edition: Actes Sud/Papiers

 

L’action se déroule dans un asile psychiatrique où trois femmes partagent la même chambre. Une nouvelle venue, Madame, est endormie. Elle intrigue tant les trois autres qui s’affairent autour d’elle, qu’elles vident son sac pour percer son mystère et la raison de sa venue.

Les didascalies nous renseignent sur deux éléments structurants de notre imagination de lecteur : le décor, réduit à l’espace « chambre » : quatre lits et sur le devant de la scène quatre chaises. Des vêtements blancs ou grèges pendus en hauteur à des crochets. Le temps – et la structure de la pièce – est rythmé par le passage du veilleur, que l’on ne voit pas mais qui est représenté par un moment sonore et un changement de luminosité. À chacun de ces passages, les femmes retrouvent leurs lits et la chambre devient le lieu des signes, des secousses, des appels muets, des rêves.

Trois personnages féminins se partagent la parole, ou plutôt des langages dont on découvre lentement qu’ils construisent l’histoire et la vie de chacune d’elles.

L’oiseau, Paule Battault, Marie Caillou

Ecrit par Christine Perrin-Lorent , le Lundi, 03 Octobre 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Seuil Jeunesse, Critiques, Jeunesse

L’oiseau, juin 2016, 48 pages (dès 4 ans), 13,90 € . Ecrivain(s): Paule Battault, Marie Caillou Edition: Seuil Jeunesse

Aki a sept ans. Pendant les vacances d’été qu’elle passe chez son père, elle découvre une jeune hirondelle blessée dans le jardin. Elle décide donc de l’adopter et lui prépare un nid dans une boîte, une bouillie de riz au lait de soja et fait de son bol préféré une piscine pour l’oiseau. Mais sa déception est grande : aucun de ces éléments ne semble convenir. L’oiseau est-il malade, est-il en danger ? Le papa intervient et explique alors qu’il s’agit d’une hirondelle et que son régime alimentaire ne peut se satisfaire de bouillie de soja. Le soir, à l’heure de la lecture, ils regardent ensemble l’encyclopédie des oiseaux migrateurs et Aki s’endort en rêvant de voyage et de vol en dormant.

Le temps passe et l’oiseau est devenu familier. Mais un matin, il donne des signes d’un prochain départ en s’exerçant à l’envol. Aki se vante auprès de ses camarades de l’apprivoisement de l’hirondelle et cède à leur curiosité. Mais l’hirondelle n’est pas un jouet. Peu l’ont compris et, ballottée, pressée d’une main à l’autre, elle finit par disparaître dans les airs. Aki est désespérée. L’oiseau n’est pas revenu au nid et il est temps de retrouver la maman puis de rentrer à l’école. Pour son départ, le papa lui offre un joli pendentif en forme d’hirondelle, pour qu’ensemble elles continuent « leurs migrations ». Sur le chemin du retour, soudain un vol, une nuée d’hirondelles et leurs cris, comme pour saluer l’enfant. Un adieu, jusqu’au prochain printemps.

Maman aime danser, Didier Pobel

Ecrit par Christine Perrin-Lorent , le Mardi, 13 Septembre 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse

Maman aime danser, éd. Bulles de savon, août 2016, 76 pages, 12 € . Ecrivain(s): Didier Pobel

 

Dès les premiers paragraphes, le lecteur devine l’argument de ce court roman. On est en novembre, un lundi pas comme les autres. Tom l’enfant ne va pas à l’école, son week-end se prolonge chez sa mamie Léa chez qui les habitudes semblent bouleversées. La télévision reste éteinte, Mamie semble absente dans les jeux qu’elle propose et il y a cette phrase, restée en suspens : Tu sais que maman aime beaucoup danser. L’enfant s’intrigue de cet inachevé. Oui, maman aime danser. Et dans cette maison on danse, on met de la musique, ou on va au concert, et Tom pendant ce temps découvre des trésors chez sa mamie Léa. Le bonheur simple dans la vie de l’enfant.

On est lundi et Tom raconte. Pas d’école, un silence pesant, des comportements d’adultes étranges, qui se serrent dans les bras. Et mamie qui a un gros rhume mais pas avec les mêmes « micorbes » puisqu’elle peut encore faire des câlins.

Les deux premiers chapitres, dans la voix de l’enfant, révèlent à la fois l’incompréhension du monde, l’angoisse et le désespoir des adultes. Les images poétiques et drôles rapportées par l’enfant se heurtent au silence, aux larmes cachées des adultes et cette confrontation figure le chaos matériel et affectif dans lequel les adultes se débattent. Et l’auteur de reprendre la parole : On ne savait pas d’où venait ce qui pourtant, soudain, touchait tout le monde […] Tout ce qui, dans un inquiétant silence, parlait à tout le monde d’une chose incompréhensible.

Die Giraffe auf dem Rhein, La girafe sur le Rhin, Ronja Erb et Laura Martin

Ecrit par Christine Perrin-Lorent , le Mercredi, 07 Septembre 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse, Langue allemande

Die Giraffe auf dem Rhein, La girafe sur le Rhin, Ronja Erb, Laura Martin illustration et adaptation du texte français, Éditions Les ateliers de Fara, 48 p. 12,50 € . Ecrivain(s): Ronja Erb et Laura Martin

 

 

Fara la girafe vit au zoo de Rotterdam. Elle a sept ans et n’a jamais connu d’autre lieu. Un matin, son soigneur vient à elle avec une longue lettre qu’il lui lit. Fara aime beaucoup son soigneur qui le lui rend bien, mais il lui annonce qu’elle va devoir faire un long voyage pour rejoindre deux de ses cousines dans un zoo en Suisse. Le lendemain, elle découvre donc le port de Rotterdam et embarque pour un voyage sur le Rhin, en compagnie d’un chat.

La vallée du Rhin l’émerveille. Vignes et châteaux. Deux d’entre eux s’appellent même « Chat » et « Souris », ce que le compagnon de Fara ne manque pas de lui faire remarquer, lui qui n’est certes pas un  lion comme ceux qu’elle pourrait croiser dans la jungle. Le périple continue doucement jusqu’à Strasbourg et Kehl. Le chat s’improvise guide et Fara décide d’arpenter les deux rives, pour enfin découvrir le monde. Tout lui semble  merveilleux.