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Articles taggés avec: Belfadel Tawfiq

Une baignoire dans le désert, Jadd Hilal (par Tawfiq Belfadel)

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Vendredi, 03 Juillet 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Roman, Elyzad

Edition: Elyzad

 

La guerre : une affaire d’enfants.

Après Des ailes au loin, qui lui a valu un ample succès et plusieurs prix, Jadd Hilal publie son nouveau roman, Une baignoire dans le désert.

Quelque part dans un pays du Moyen-Orient, l’enfant Adel raconte son histoire. Il est toujours seul : divorcés, chacun de ses parents passe son temps au travail. « Je ne le voyais presque jamais en vrai, mon père » (p.17). À défaut d’humains, il a deux amis imaginaires : les deux insectes, Darwin et Tardigrade.

Un jour, la guerre éclate dans son village. Seul, il fuit l’appartement jusqu’à arriver au désert où il est enfermé dans un camp de combattants dirigé par un cheikh. Il est alors soupçonné de faire partie d’un camp ennemi. « Je n’en savais rien. Je n’avais rien à voir avec la guerre et ces histoires d’adultes mais le cheikh ne voulait pas me croire » (pp.57-58).

Quand Abdellatif Laâbi parle de Tahar Djaout et de l’Algérie (par Tawfiq Belfadel)

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Vendredi, 26 Juin 2020. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

Merci aux éditions du Seuil pour l’autorisation de publication des extraits octroyée au rédacteur Tawfiq Belfadel

 

Tahar Djaout a maintes fois été évoqué dans des livres d’écrivains et intellectuels de différentes nationalités. Mort le 2 juin 1993, victime d’un attentat, il continue encore de vivre, d’être présent, à travers les mots siens et des autres. Et c’est avec des mots sensibles que le grand poète Abdellatif Laâbi l’évoque dans son récit, Le Livre imprévu. Publié par La Différence en 2010 puis par Points Seuil en 2017, le livre réunit des souvenirs, un journal, des témoignages, des récits de voyages, des hommages… Un patchwork imprévu de grande importance. Voici ses mots sur Tahar Djaout et l’Algérie :

Le tambour des larmes, Beyrouk (par Tawfiq Belfadel)

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Vendredi, 12 Juin 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Elyzad

Le tambour des larmes, Elyzad Poche, 2019 (réédition), 248 pages, 9,90 € . Ecrivain(s): Beyrouk Edition: Elyzad

 

Mauritanie : traditions meurtrières

Après avoir publié le dernier roman de Beyrouk, Je suis seul (1), les éditions Elyzad rééditent au format poche son roman Le tambour des larmes. Publié pour la première fois en 2015, ce roman a reçu deux prix, le Prix Kourouma et le Prix du Roman Métis des lycéens.

Rayhana est une jeune bédouine qui vit avec sa mère dans un campement quelque part dans le désert de Mauritanie. Dans leur tribu, règnent les traditions ancestrales et les interdits. Plus qu’un simple objet, le tambour est une idole, symbole de fierté et d’honneur.

Un jour, Rayhana découvre l’amour avec Yahya qui lui fait un enfant et s’en va sans mot dire. Pour sauver l’honneur, sa mère l’emmène loin pour préparer l’accouchement et abandonner l’enfant à une inconnue.

10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange, Elif Shafak (par Tawfiq Belfadel)

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Jeudi, 28 Mai 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Bassin méditerranéen, Roman, Flammarion

10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange, janvier 2020, trad anglais Dominique Goy-Blanquet, 400 pages, 22 € . Ecrivain(s): Elif Shafak Edition: Flammarion

 

Istanbul : ville féminine

Après Trois filles d’Eve (1), Elif Shafak publie son dernier roman, 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange. L’auteure s’inspire des études montrant que le cerveau fonctionne quelques moments après la mort biologique. Elle transpose cette réflexion sur son personnage fictif, Tequila Leila. Celle-ci « (…) aurait pu témoigner qu’au contraire, un cadavre déborde de vie » (p.12).

Après son assassinat, la jeune prostituée Leila Tequila a été jetée dans une benne à ordures. Morte, les cellules de son cerveau font défiler plusieurs souvenirs : son enfance malheureuse à Van, avec un père fanatique et une maman bafouée, le viol qu’elle a subi de son oncle, sa fuite vers Istanbul, son travail dans un bordel, sa rencontre avec D/Ali, le militant qui deviendrait son mari, ses cinq amis, et des images d’Istanbul, « la ville où finissaient par aboutir tous les mécontents et tous les rêveurs » (p.117).

Cet amour, Yasmine Khlat (par Tawfiq Belfadel)

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Jeudi, 07 Mai 2020. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Bassin méditerranéen, Pays arabes, Roman, Elyzad

Cet amour, mars 2020, 152 pages, 16 € . Ecrivain(s): Yasmine Khlat Edition: Elyzad

 

Éloge de la paix

Après Égypte 51*, Yasmine Khlat publie son nouveau roman, Cet amour.

Seule dans un appartement parisien, Irène souffre de tocs qui lui donnent une peur inouïe de l’eau. Incapable de quitter son domicile, en manque d’argent, elle vérifie avec obsession les robinets pour éviter une éventuelle inondation.

Un certain soir, elle appelle par téléphone le docteur Rossi. Elle est libanaise, lui israélien. Bien qu’une certaine loi interdise le contact entre les deux nationalités, leur échange s’allonge pour évoquer le Liban, la guerre, l’exil, l’absence, l’enfance… « Je voulais vous parler de mes tocs. Ils envahissent ma vie. M’empêchent de bouger, de me mouvoir, me tiennent attachée chez moi » (p.14).

Ainsi, apaisée par la voix de Rossi, Irène décide de sortir le voir pour aller au bout de sa thérapie.