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Articles taggés avec: Amin Zaoui

L’ère de la brebis qui parle en arabe !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 23 Mai 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

La société algérienne se trouve, de plus en plus, noyée dans le charlatanisme. Inondée par les fables et les illusions mensongères. Il paraît, de plus en plus, que cette société a les pieds enfoncés dans la boue d’un temps morose où la bêtise est généralisée ou presque.

Depuis le mensonge divin du FIS (parti du Front islamique du salut) des années quatre-vingt-dix, depuis cette illusion politico-céleste caractérisée par l’écriture du nom d’Allah au laser, la société algérienne s’enracine dans le trouble et dans la stupidité. C’était dans un meeting djihadiste, où les militants du FIS fêtaient leur victoire politique controversée, et au-dessus des têtes de leur militants et militantes, et sous la voix de leur guide Abbassi Madani, ont projeté dans le ciel le nom d’Allah écrit au laser. Des dizaines de fous d’Allah, en voyant le nom d’Allah écrit dans le ciel, sont tombés dans les pommes ! Pour leur guide, c’est le bon Dieu, Allah s’est manifesté pour les aider, pour les féliciter et pour les honorer ! « Allah s’est révélé aux fidèles du FIS !! ». « Ils ont vu, de leurs propres yeux, le nom du bon Dieu inscrit dans le ciel. Le miracle ! ». Depuis ce jour-là, la société algérienne s’enterre, et de plus en plus, dans la boue de la fausse conscience politico-religieuse.

La culture du lit !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Jeudi, 08 Mars 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« La culture du lit » est une réflexion sur la philosophie du désir, d’amour, sur le charnel et sur l’intimité conjugale et amicale. Le rapport entre le lit et la création. Pas n’importe quel lit !

Le lit parle. Hurle. Raconte. Complote. Il n’y a pas plus vaste qu’un lit d’amoureux ! Le lit du plaisir est plus vaste que la planète ! plus ardent qu’une galaxie !

Le lit est un espace culturel. Mythique et corporel. Il est, par excellence, cette géographie magique sur laquelle naissent les beaux rêves, coulent les eaux roses des songes. Sur laquelle naissent les enfants. Sur laquelle naissent les beaux projets de la vie et les belles illusions, aussi.

On passe plus d’un quart de notre vie sur le lit, au lit !

Mère, pute ou hadja ?, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 07 Février 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Elle naît comme toutes les autres filles aux quatre coins du monde. Belle. Ange. Pleine de rêves. Fascinée par les jouets. Comment l’ange-fille se métamorphose-t-elle en diable, dans le monde arabo-musulman ?

La fille musulmane naît encerclée par des centaines de vigiles. Toutes sortes de vigiles. Ils sont dans la langue. Dans la morale. Dans la rue. Dans le regard. Dans le hadith. Dans des fatwas perverses.

Elle est née condamnée. Elle est la faute-suprême. Elle est l’erreur-tentation. Elle est la trahison-possible. Elle est la fornication-attendue. Elle est le serpent dans la poche. Elle est la malédiction-retardée.

Dès que la fillette met le pied dans la rue, le regard entre les pieds, elle devient une bombe sexuelle qui menace la galaxie tribale. Dès qu’elle commence à se regarder dans la glace, elle devient la sœur du Satan, « chitane », qui dérange les ablutions des prieurs. Dès qu’elle s’assoit sur le banc d’école, elle est soupçonnée de semeuse de chaos ! Dès qu’elle fait son premier pas sur un talon, elle menace l’équilibre de la terre dans son parcours sur l’orbite habituelle, et donc, elle est exclue de l’espace des anges.

Sacré profane !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 17 Janvier 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Dans une société islamisée où la culture d’ouverture, l’art de vivre ensemble et le respect de l’autre sont absents, l’homme est violent, voire agressif. Et cette bestialité de l’homme, dans une société pareille, est perçue comme symbole de la défense de l’honneur. Et le viol des droits de l’homme par l’homme est vu comme un courage. Une virilité chevaleresque ! L’Histoire est plus solide que le sacré. Le temporel est plus éternel que le sacré. Au commencement, le sacré musulman fut le Livre le Coran. Il était écrit à la main en se servant d’un calame taillé du roseau, trempé dans l’encre traditionnelle, s’maq. Transcrit sur la peau de chèvres ou de vaches, sur des parchemins ou sur des tablettes. Puis, un jour, le stylo Waterman américain est survenu, c’était en 1883 suivi du Bic français. Et les gardiens du temple, les fuqaha, n’ont pas tardé à interdire l’utilisation de cette chose impie pour écrire la Parole d’Allah ! Écrire le Coran à l’aide d’un stylo Waterman ou Bic est un acte de pollution religieuse. Une atteinte au sacré. Mais le stylo impie a résisté, les écrivains des versets sacrés se sont pliés. Et l’écriture a changé et la ligne d’interdits a reculé ! Un tabou est tombé.

L’école coranique, une bombe à retardement !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Vendredi, 24 Novembre 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Chez nous, comme partout dans les pays musulmans et dont la société est islamisée, la réconciliation avec la modernité, l’adhésion à l’ère du temps, le respect de la raison commencent, d’abord, par une profonde et courageuse réforme de l’école coranique. Une école discrète mais décisive ! Oubliée mais hautement réveillée ! Marginalisée mais efficace !

Les écoles coraniques ne sont pas naïves, ni innocentes d’ailleurs. Elles sont directement ou indirectement le nid propice des partis salafistes et l’oxygène favori des frères musulmans. Les partis islamistes misent beaucoup sur cette institution pédagogique avec son idéologie stricte et précoce. Pour avancer dans la réforme politique ou pédagogique, il faut revoir, et avec courage, les programmes, les méthodes et les sources de financement de ces écoles et des associations qui sont derrière. L’Histoire nous a appris que le nazisme se basait sur tout un programme spécial destiné aux enfants, qui ensuite deviendront les durs soldats défenseurs des idées nazies.