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Sentier escarpé, par Alix Lerman Enriquez

Ecrit par Alix Lerman Enriquez , le Lundi, 18 Septembre 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

J’arpente le jour comme j’arpente

le sentier escarpé de mon passé

qui brûle sous le soleil

et le silence de l’été.

 

J’y croise quelques coquilles d’escargot

effritées par l’érosion du vent,

encore accrochées à la pierre friable

comme le sable rose

de mes plages d’enfance.

Au manège, par Alix Lerman Enriquez

Ecrit par Alix Lerman Enriquez , le Lundi, 04 Septembre 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Au manège du jardin de Luxembourg,

j’enfourche un cheval de bois à bascule :

cheval de bois bleu aussi lisse que la mer,

aussi bleu que le ciel ce jour-là.

 

Ce jour-là, j’ai cinq ans et encore

plein d’étoiles dans les yeux.

J’ai cinq ans et encore

des espoirs plein la tête.

Marche nocturne, par Alix Lerman Enriquez

Ecrit par Alix Lerman Enriquez , le Lundi, 23 Mai 2016. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Je marche sur le bitume écartelé

de la rue déjà roide de nuit.

Bitume quadrillé de silence,

écarquillé de noir, mal équarri.

 

Sous l’aridité des étoiles,

leur silence aussi,

je cherche en vain

des restes de rose

au parfum d’enfance oublié.

Chant, par Alix Lerman Enriquez

Ecrit par Alix Lerman Enriquez , le Lundi, 04 Avril 2016. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Chant

 

Je chante sous mon platane préféré

l’écho répété d’un poème

qui hurle l’aube et puis l’aurore,

qui hurle les fractures

de mes rêves délaissés.

 

Je chante, alouette oubliée,

la nostalgie d’un pays

où le soleil se levait rose

sur les branches de l’arbre,

Ouverture, par Alix Lerman Enriquez

Ecrit par Alix Lerman Enriquez , le Mercredi, 09 Mars 2016. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 


C’est le matin : bleu de cobalt devant moi.

J’ouvre mes paupières sur le monde.

Je vois la mer presque rouge qui me regarde

et le soleil rouge qui l’éclabousse,

 

comme une orange sanguine

écrasée sur le ciel

sur cette surface d’huile si lisse, si lourde.