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Les Livres

Habitare secum, François Léotard

Ecrit par Martine L. Petauton , le Samedi, 10 Décembre 2011. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits

Habitare secum, Editions Sudarènes, Juillet 2011, 3,90 € . Ecrivain(s): François Léotard

Serait ce une réponse à cet « Indignez-vous ! » de S. Hessel que tout le monde, et même un peu plus, est censé avoir lu ? Un autre cri, après celui de l’anarcho-médiatique, un autre avertissement, venu cette fois d’une Droite républicaine se voulant morale et réfléchie, un peu sortie de l’ombre…

Et bien non ; cet Habitare secum (habiter avec soi-même – de Saint-Benoît) est d’un bien autre – et, meilleur, disons-le d’entrée – tonneau.

Ça commence par du Cendrars : « demain, quand nous prendrons la fuite… » ; ça nous parle de Joyce ; « le silence, l’exil, la ruse » ; on est dans quelque chose d’écrit – et, bien, ça se lit d’un coup d’ailes, mais en traversant un flot de paysages intenses qui ne nous lâchent pas ; sans tapage inutile et en rien racoleur ; il y a tout du long de ce petit opuscule, au format pratique et à la présentation soignée, cette constante élégance qui va avec l’auteur.

Qui n’a connu le Ministre, l’habitué des médias, le courtisé des projecteurs ; le ferrailleur courtois, mais acéré de débats ? Qui n’a en mémoire des valeurs revendiquées, posées, défendues par un homme que même la Gauche… Qui ne se souvient, au moins à la même aune, de l’autre face de la médaille : caricatures, controverses vénéneuses ; chasse à l’homme politique, qui, en nos climats, remplace quelquefois les safaris d’antan.

La Revue Littéraire (ed. Léo Scheer) N° 51 : Hervé Guibert

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Vendredi, 09 Décembre 2011. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Revues


Excellent numéro que nous offre LA REVUE LITTERAIRE (Léo Scheer), pour saluer la mémoire d’Hervé Guibert, disparu il y a vingt ans, le 27 décembre 1991.

Excellent parce qu’il évite tous les écueils du genre « mémorial » qui plombent en général ce genre d’entreprise. L’hagiographie « enthousiaste », l’érudition épuisante, le papillonnage autour de la seule figure centrale.

Dès l’avant-propos, Arnaud Genon pose le fil rouge du projet : que reste-t-il d’Hervé Guibert vingt ans après ? Et sa conclusion est des plus claires : il reste … Hervé Guibert !

Toutes les interventions ici ont un ton, un propos, un regard authentiques et à la sortie de la lecture de ce numéro on connaît mieux, loin des volutes sulfureuses des « buzzs » médiatiques de l ‘époque, Hervé Guibert. L’écrivain authentique, l’amant vénéneux, la source d’inspiration d’écrivains marqués par le structuralisme, le photographe passionné et étrange, et la myriade de facettes d’un écrivain, d’un homme qui – malgré la brièveté de son existence – a eu le temps d’être fascinant. Trop sûrement : d’avoir été, par sa sexualité, sa souffrance, sa maladie, sa mort, hyper-médiatisé, il souffre assurément aujourd’hui d’une sorte d’oubli injuste.

Profondeurs, Henning Mankell

Ecrit par Alexandre Muller , le Jeudi, 08 Décembre 2011. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Pays nordiques, Roman, Points

Profondeurs, 2004, Points Seuil 2009, 348 pages, 7€. . Ecrivain(s): Henning Mankell Edition: Points


S'il n'y avait qu'un objet, se serait une sonde. Son outil de travail, celui contre lequel il se blottit les nuits sans femme. L'objet de tous ses mensonges, qu'il laisserait en garantie contre  parole donnée.

Lui, c'est Lars Tobiasson-Svartman, capitaine hydrographe de l'armée suédoise.


Au début de la première guerre mondiale la Suède, pays neutre, reste sur le qui-vive. Cette guerre, pleine d'incertitudes, on la sent au loin. Des cannonades, des éclairs dans la nuit, des navires croisant au large des côtes, et la peur des mines dérivantes.

Dans ce contexte le capitaine Lars Tobiasson-Svartman a pour mission de sonder les fonds marins des détroits, passes et autres chenaux aux alentours du phare de Sandsänka. À la recherche d'une nouvelle voie navigeable secrète, plus rapide et adaptée à des bateaux de toujours plus grands tirants d'eau.

Dans le mystère des animaux sauvages, Sébastien G. Orsini

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Jeudi, 08 Décembre 2011. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Actes Sud, Jeunesse

Dans le mystère des animaux sauvages, Abécédaire en linogravure ; Actes Sud Junior ; 2011 ; 18,50 € . Ecrivain(s): Sébastien G. Orsini Edition: Actes Sud

« Encore un abécédaire, encore des animaux sauvages ». Voilà ce que nous pourrions nous dire à priori en prenant en main l’album Dans le mystère des animaux sauvages de Sébastien G. Orsini.

Oui, mais voilà… Dès la première de couverture nous sommes figés par le regard aigu, quasi magnétique, de trois étranges créatures qui nous pressent d’ouvrir le livre. Ou plutôt, qui nous ordonnent de nous plonger dans cet étrange univers végétal, minéral et animal créé par le graveur Sébastien G. Orsini.

Sur la page de gauche, une lettre qui surgit du paysage, puis un mot. La seule lecture de ces noms est déjà une promesse d’Ailleurs : certes l’on croise l’éléphant, le jaguar et le gorille, mais surtout on découvre le curieux yapock, le virevoltant xylocope ou encore le royal urubu.

Sur la page de droite, le lecteur – explorateur contemple des silhouettes tout en contrastes, tout en violence : ici pas de douceur, mais de la majesté. Nous sommes aspirés par ce monde immobile, composé de noirs, de gris, de verts et d’orangés, des couleurs de la pierre, du ciel et de la terre.

2011 : Le bouquet de la Cause Littéraire !

Ecrit par La Rédaction , le Mercredi, 07 Décembre 2011. , dans Les Livres, La Une Livres

Offrez des livres !

En bouquet de fin d’année, la CAUSE LITTERAIRE vous propose les livres parus en 2011 préférés de ses rédactrices et rédacteurs. A utiliser sans modération pour les cadeaux de fêtes !


Aharon APPELFELD : Le garçon qui voulait dormir (L'Olivier) Gilberte Benayoun

 

Roger CHARTIER : Cardenio entre Cervantès et Shakespeare. Histoire d’une pièce perdue (Gallimard, NRF Essais) Eddie Breuil


John Maxwell COETZEE : L’été de la vie. (Seuil. Points) Théo Ananissoh

 

Isabelle COUDRIER : Va et dis-le aux chiens (Fayard) Emily Vaquié