Identification

Les Livres

Assommons les pauvres ! Shumona Sinha

Ecrit par Patryck Froissart , le Mercredi, 18 Juillet 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Asie, Roman, Récits, L'Olivier (Seuil)

Assommons les pauvres !, 2011, 155 pages, 14,20 € . Ecrivain(s): Shumona Sinha Edition: L'Olivier (Seuil)

Ce petit livre rapporte :

 

– qu’au Nord prospèrent des états opulents, arrogants, accapareurs, vivant en paix et vendant des armes, démocratiques et imposant leur système économique au reste du monde

– qu’au Sud, il y a des populations pauvres, humbles, spoliées, prises en étau dans des guerres intestines, subissant une dictature affirmée ou déguisée, conséquemment miséreuses

– qu’entre ces deux mondes, les routes se ferment, les frontières se renforcent, des murs s’érigent

– que du Sud vers le Nord s’écoule, malgré les barrières, un flot incessant d’hommes et de femmes, ici échappés du sous-continent indien,  qui, en échange du peu qu’ils possèdent, mettent leur vie entre les mains de passeurs dénués de tout scrupule dans l’espoir d’arriver dans l’aire où tout paraît aller mieux.

– que ceux d’entre eux qui survivent aux périls de la migration doivent se procurer, à destination, la clé qui leur permettra de sortir de la clandestinité : le statut de demandeur d’asile politique.

Tout cela, nous le savons, plus ou moins.

La bibliothèque idéale d'Elisa Amaru

Ecrit par Elisa Amaru , le Mercredi, 18 Juillet 2012. , dans Les Livres, La Une Livres, La bibliothèque idéale

1 – « A la recherche du temps perdu », Marcel Proust : Pour aborder les rives d’un continent livresque.

 

2 – « Mrs Dalloway », Virginia Woolf : Tous les chatoiements fugaces et les replis de l’âme à fleur de pages…

 

3 – « Le nom de la rose », Umberto Eco : Passionnant et transgenre, le roman à succès de ces 30 dernières années !

 

4 – « La compagnie des loups », Angela Carter : Une réappropriation des contes classiques et des nouvelles envoûtantes.

 

5 – « Hollywood sur Nil », Noël Howard : Une fresque hilarante, aussi farce que les entreprises humaines.

 

6 – « Dracula », Bram Stoker : Avant Coppola, l’un des textes fondateurs du fantastique.

Prise directe, Eoin Colfer

Ecrit par Yan Lespoux , le Mardi, 17 Juillet 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Roman, Série Noire (Gallimard)

Prise directe, (Plugged, 2011), Avril 2012, trad. de l’anglais par Antoine Chainas, 309 pages, 19,90 € . Ecrivain(s): Eoin Colfer Edition: Série Noire (Gallimard)

« Jason est le meilleur portier avec qui j’aie jamais travaillé : un mélange rare de puissance, de rapidité, et avec ça, bien plus futé qu’il ne le laisse croire. Il lui arrive d’être distrait et de citer un film de Fellini, avant de donner le change en éclatant un type sur le seuil. Il a ses secrets, comme tout le monde ».

Voilà qui donne le ton de Prise directe. Daniel McEvoy est le collègue de Jason au Slotz, le casino le plus miteux de Cloisters, New Jersey, et c’est lui qui nous raconte la drôle de semaine qu’il vient de vivre. Comme Jason, Daniel a ses secrets : une calvitie qu’il tente de traiter grâce à des implants posés par un médecin exerçant clandestinement, et une brouettée de mauvais souvenirs ramenés de ses années de casque bleu irlandais au Liban. Et pourtant, il n’est pas préparé à voir la serveuse dont il commence à être épris se prendre une balle dans la tête, ni à devoir tuer un mafieux irlandais avec une clé et encore moins à faire équipe avec une inspectrice qui a tenté de tuer sa collègue.

Eoin Colfer nous livre donc un roman noir mâtiné de cet humour à froid qui est devenu la marque de fabrique des auteurs irlandais, de Colin Bateman à Adrian McKinty, en passant par Gene Kerrigan ou Ken Bruen. Il choisit par ailleurs de miser avant tout sur une action sans temps mort et un personnage principal clairement borderline qui entend des voix et a une étonnante tendance à l’introspection jusque dans les moments les plus difficiles.

Contes d'ailleurs et d'autre part, Pierre Gripari

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 17 Juillet 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Grasset, Jeunesse

Contes d’ailleurs et d’autre part, Illustrations de Guillaume Long, 2012. 190 p. 9 € . Ecrivain(s): Pierre Gripari Edition: Grasset

 

Publiés une première fois en 1990, voici la réédition de huit contes d’ailleurs et d’autre part, à la sauce Gripari, huit bijoux de drôlerie fantastique, inspirés des folklores russes, français, italien et d’Afrique du Nord. Un véritable régal, avec ce verbe franc, truculent et tellement poétique de Pierre Gripari, s’adressant à ses lectrices et lecteurs d’une façon si familière, qu’elles et ils pourraient croire qu’il est assis tout près d’elles et eux. Le conteur de la Rue Broca est véritablement talentueux, c’est évident, mais outre son imagination pétulante, il est doté également d’une grande liberté de pensée. Ils nous emmènent donc ici dans un monde peuplé comme il se doit de magie, d’amour et de courage. Dans Mademoiselle Scarabée, on comprend que l’apparence importe peu, mais qu’il importe de trouver bonne boulette à son pied quand on veut se marier. « Quand un cheval trottine et crottine, quand une vache lâche sa bouse en marchant, je fais une petite boule de la chose en question, puis je la pousse à reculons jusqu’à ma maison ! » Dans Madame-la-Terre-Est-Basse, les objets ont une âme, ils parlent, ils bougent, ils peuvent être tristes mais savent aussi se venger.

La bibliothèque idéale d'Odile Alleguede

Ecrit par Odile Alleguede , le Mardi, 17 Juillet 2012. , dans Les Livres, La Une Livres, La bibliothèque idéale

1- Pearl Buck, « Pavillon de femmes » : Toutes les émotions de la Vie, en plus fort, en plus intense.

 

2- Théodore Sturgeon, « Cristal qui songe » : Une interrogation fantastique.

 

3- Anatole France, « Le crime de Sylvestre Bonnard » : Parce qu’il fallait bien en choisir un d’Anatole.

 

4- Ferdynand Ossendowski, « Bêtes, Hommes et Dieux » : Un témoignage unique et un périple hors-norme !

 

5- Aldous Huxley, « Le meilleur des mondes » : Pour son anticipation ironique toujours d’actualité.

 

6-  Somerset Maugham, « Le fil du rasoir » : L’élégance d’un infatigable voyageur.

 

7-  Kahlil Gibran, « Le prophète » : Un incessant questionnement, à hauteur d’âme.