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Les Livres

Sur le haschich, Walter Benjamin

Ecrit par Guy Donikian , le Dimanche, 05 Juin 2011. , dans Les Livres, Recensions, Essais, La Une Livres, Langue allemande, Christian Bourgois

Sur le haschich. 2011. Traduit de l’allemand par Jean-François Poirier. 128 p. 6 € . Ecrivain(s): Walter Benjamin Edition: Christian Bourgois


Il faut saluer la réédition des textes intitulés « sur le haschich » de Walter Benjamin par Christian Bourgois dans la collection «Titres ». Ces textes sont des notes prises par l’auteur ou par les participants aux protocoles, séances durant lesquelles la prise de drogue, haschich ou mescaline, avait pour but l’observation et la retranscription des effets sur la pensée.

Derrière la description parfois aride de ces effets, ou derrière quelques fulgurances dans la succession des images et des pensées, on ne peut occulter « la volonté de savoir » qui aura animé le philosophe. Non pas un simple savoir répondant à une légitime curiosité, (on ne peut pas ne pas penser à Baudelaire) mais un savoir qui s’inscrit dans le projet révolutionnaire pour lequel il veut mettre en œuvre les « terra incognita » de la pensée que peuvent révéler ces expériences.

On est loin, ici, de la consommation actuelle du haschich, qui correspond plus à une volonté de « rêver la vie plutôt que de la vivre », la révolution de Benjamin se fondant essentiellement sur le renversement d’un ordre établi, ordre qu’aujourd’hui on ne remet pas en question avec le haschich, mais qu’on oublie grâce à l’euphorie qu’il engendre.

Le poids du papillon, Erri de Luca

Ecrit par Laurence Pythoud Grimaldi , le Dimanche, 05 Juin 2011. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Bassin méditerranéen, Récits, Gallimard

Le poids du papillon, mai 2011, 9 euros 50. . Ecrivain(s): Erri de Luca Edition: Gallimard

« Le présent est la seule connaissance qui est utile. L’homme ne sait pas vivre dans le présent ».

C’est un conte merveilleux. Une merveille de légèreté qui se lit à tout âge. Mais certes pas avec la même profondeur. La confrontation entre la proie et le chasseur est un thème « classique », mais lorsqu’il s’agit de symbole, le détail est tout. Dans l’écriture, dans l’élément nouveau, dans la vérité surtout de l’idée pure qui sous-tend la fable. On suit cette histoire montée dans une tension retenue, avec fièvre presque, émus de plus en plus. Ravis au sommet.

Un chamois magnifique à son dernier combat, et un chasseur redoutable mais à la fin de sa vie : deux regards qui se fondent, deux mâles dominants, deux mondes imperméables, et la vie.

« Les chamois ne vont pas jusqu’au bout dans un combat, ils décident du vainqueur aux premiers coups ».

Le combat se décide bien en amont, le combat se prépare intérieurement (oui, pour la bête aussi). C’est une sorte de danse, comme l’est celle de la séduction. Une danse du désir. Le désir qui parle autant à la vie qu’à la mort. Mais vie et mort ont-ils encore un sens distinct à l’acmé ?

La dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 02 Juin 2011. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits, Flammarion

La Dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac, Flammarion, 2011, 312 pages, 20 €. . Ecrivain(s): Bernadette Pécassou-Camebrac Edition: Flammarion


La campagne menée par Albert Londres dans les années 20 et 30 a permis la fermeture des bagnes en 1938 (Au bagne, 1923 ; Maisons de supplices, 1936). Effectifs dès le XVIIIe siècle, les bagnes portuaires vont offrir à partir de 1848 la possibilité aux prisonniers de vivre une aventure exotique dans les bagnes d’outre-mer. Si Cayenne a pu faire l’objet de rêveries de la part de Jean Genet dans Miracle de la rose, ce nom évoque surtout l’horreur d’un enfer. Aujourd’hui, l’histoire des bagnes est connue, elle a été de nombreuses fois mise en fiction. On peut penser au film Papillon où un Dustin Hoffman aussi timoré qu’ingénieux tente de périlleuses évasions au côté de l’intrépide Steve Mac Queen.

La Dernière bagnarde apporte un nouveau volet à cette sombre histoire du bagne : celle des convois de femmes, soit prêt de deux mille bagnardes livrées à elles-mêmes et à de multiples tortionnaires, sans espoir de retour. Le récit se concentre autour de la figure de Marie Bartête qu’Albert Londres rencontra bel et bien en 1923.

La bibliothèque idéale de Yann SUTY

Ecrit par Yann Suty , le Mardi, 31 Mai 2011. , dans Les Livres, La Une Livres, La bibliothèque idéale

 

Dostoïevski – Crime et châtiment

Une tension psychologique permanente


Julien Gracq – Le Rivage des Syrtes

Une leçon d’écriture, un style époustouflant


Albert Camus – L’Etranger

Une mécanique implacable


La bibliothèque idéale de Michel HOST

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 31 Mai 2011. , dans Les Livres, La Une Livres, La bibliothèque idéale

 

Des classiques et des contemporains

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1 -  Le Livre de la Genèse & L’Épopée de Gilgameš

Là tout commence, et c’est le même livre !


2 - Les Lettres de mon moulin, d’Alphonse Daudet

Pour un parfum d’enfance, de thym et de serpolet.


3 – Sans famille, d’Hector Malot

Parce qu’y pleure et se console le cœur de l’enfant.