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Les Livres

Nuage de cendre, Dominic Cooper

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 10 Avril 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Roman, Métailié

Nuage de cendre. Trad. De l’anglais (Ecosse) par Céline Schwaller. Mars 2012. 235 p. 19 € . Ecrivain(s): Dominic Cooper Edition: Métailié

Noir, noir, noir. Comme le nuage de cendre qui a survolé l’Europe il y a peu, venu du volcan Eyjafjallajokull ou Grimsvötn d’Islande. Ce livre nous transporte dans un univers d’obscurité. D’obscurantisme. Il constitue à sa manière un renouement avec la tradition du roman gothique.

Terrifiant.

D’abord par le cadre – spatial et temporel. Nous sommes en Islande au XVIIIème siècle. Hivers meurtriers, pauvreté ravageante des campagnes, épidémies létales, nature violente scandée par les tempêtes de neige, de glace ou les éruptions volcaniques destructrices.

Dominic Cooper nous rapporte – à travers « l’affaire de Sunnefa Jonsdottir » - L’histoire d’une haine mortelle entre deux hommes, tous deux représentants de la « loi », shérifs, et dont la haine réciproque sera léguée à leurs fils jusqu’aux extrémités finales.

Il peut arriver au récit de lâcher un peu l’intérêt de la lecture, l’histoire étant si sombre et parfois si complexe. Mais, en fin de compte, le livre n’est pas là ! Il est en deux espaces bien plus importants et qui eux ne nous lâchent jamais.

Mémoires du serpent, Michel Host

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 10 Avril 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Hermann

Mémoires du serpent, 2010, 170 pages, 22 € . Ecrivain(s): Michel Host Edition: Hermann


Dans ces Mémoires du Serpent, on y entre et on y plonge même, avec un plaisir quasi enfantin, et il s’agit bien de cela, d’une fable fantaisiste et ludique, mais néanmoins pleine de fond et de sens. Ces Mémoires du Serpent ne sont rien de moins que la véritable histoire de la Genèse, narrée par celui qui en fut le maître d’œuvre, connu sous le nom de Satan et bien d’autres noms encore plus ou moins désobligeants, et à côté de laquelle la version de la Bible fait figure de mauvaise et lugubre plaisanterie.

« Pourquoi ne m’ont-ils pas reconnu, moi leur créateur, si visible, à leurs pieds parmi les herbes, dans les trous de la terre, ou sous leurs yeux dans les branches des arbres ? Mon nom est Heywa. Je suis l’envers et l’endroit, je suis la vie riante et belle, la vie sombre et laide, je suis le commencement et la fin, le serpent coloré qui aime à dérouler ses anneaux dans les ténèbres et dans la lumière ».

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, Eric-Emmanuel Schmitt

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 10 Avril 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Albin Michel

Les dix enfants que madame Ming n’a pas eus, 2012, 126 p. 12 € . Ecrivain(s): Eric-Emmanuel Schmitt Edition: Albin Michel

Année 2012. Ville de Yunhai, dans la province de Guangdong en République populaire de Chine. À l’étage inférieur du respecté « Grand Hôtel » règne Mme Ming. Son pouvoir s’étend, sans partage, sur les commodités masculines. Véritable « royaume » où « chaque mortel abandonne l’illusion de la puissance », soumis à cette contrainte de la matière. Et, l’incroyable se produit. Aussi inattendue qu’insolite, une rencontre entre la dame pipi et un homme d’affaires français voit le jour. « Nous naissons frères par la nature et devenons distincts par l’éducation. Elle avait raison… Même si je la parcourais, la Chine m’échappait. À chacun de mes voyages, son sol s’étendait, son histoire s’évaporait, je perdais mes jalons sans en gagner de nouveaux ; malgré mes progrès en cantonais, en dépit de mes lectures, quoique je multipliasse les contrats commerciaux avec ses habitants, la Chine reculait à mesure que j’avançais, tel l’horizon ».

Une photo qui glisse de la poche, l’histoire commence. À son interlocuteur abasourdi, Mme Ming raconte qu’elle a dix enfants. « Se figurait-elle que j’allais la croire ? M’estimait-elle stupide ? Chacun savait – même un touriste dépourvu de cervelle – que, pour dompter la démographie, l’Etat chinois depuis des décennies interdisait aux couples de mettre plus qu’un enfant au monde ».

D'où viens-tu ?, Pronto

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Lundi, 09 Avril 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse, Seuil Jeunesse

D’où viens-tu ? mars 2012, 16 pages, 12,50€ . Ecrivain(s): Pronto Edition: Seuil Jeunesse

Attention, un grand concours pour les génies en culottes courtes est organisé ! Il s’agit de répondre à des questions d’apparence aisées mais qui contiennent des … subtilités. Qui donc peut dire ce qui produit le poivre ? Le thé ? Le sucre blanc ? Qu’est-ce qui est à l’origine du pain ? Des bottes de pluie ? De la tortue ? Des côtelettes ? Aaah, vous donnez votre langue au chat n’est-ce pas ! Alors dépêchez-vous de partir à la recherche des solutions dans le nouveau livre de Pronto : D’où viens-tu ?

Seuil Jeunesse initie une nouvelle collection de documentaires cartonnés, solides et d’un format commode à manipuler pour les mains les plus petites (presque carré, 19 *20 cm). Intitulé Secrets de fabrication, la série se propose d’expliquer aux tout-petits la provenance des objets de leur quotidien, de leur nourriture, de leurs vêtements et de certains animaux fréquemment rencontrés.

De manière ludique et ordonnée, Pronto nous propose de remonter le temps de la création par le moyen de la manipulation et d’observation (rabats à soulever et miroir). Certaines choses sont certes évidentes et le principe du livre n’a rien de nouveau, mais l’ouvrage contient des pièges et des surprises loin d’être évidentes à conceptualiser pour les enfants.

Clandestin, Philip Caputo

Ecrit par Stéphane Vinckel , le Samedi, 07 Avril 2012. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman, Le Cherche-Midi

Clandestin (Crossers), trad. USA par Fabrice Pointeau, 22 € . Ecrivain(s): Philip Caputo Edition: Le Cherche-Midi


Des tours du World Trade Center à la Frontière du Mexique et de l’Arizona, du début du vingtième siècle avec le destin des Frères Erskine à la fin d’un monde avec un avion pénétrant dans la tour nord. De 1903 à 2003, un siècle des Etats-Unis à travers le destin de Ben Erskine et de ses descendants, en particulier, Gil Castle qui fuit New-York, et Ground Zero qui le happe comme un trou noir, après la mort de sa femme dans un des deux avions déchirant la tour nord du World Trade Center.

Quand plusieurs mois se sont écoulés et que la douleur ne l’a pas quitté, et que même le suicide devient un échec, Gil Castle répond à l’invitation de sa tante, lancée quelques jours après le 11 septembre, et décide de partir s’installer en Arizona, la « zone aride ». Il quitte son poste de conseiller en portefeuilles et part : Go west (1) est l’espoir depuis toujours. Sénèque en poche et Emerson en tête, il part pour une vie de recueillement dans le vieux ouest.

Ça débute comme ça :