Un peintre écrit. Ce n’est pas rare et c’est toujours précieux de lire un peintre.
Ça n’illustre pas, ça ne complète pas, l’œuvre danse.
Picasso, Le Désir attrapé par la queue, Olivier Debré, L’espace et le comportement, les lettres de Nicolas de Staël ou celles de Vincent à son frère Théo. Il faut lire les peintres car ils écrivent leur peinture, dans son épaisseur ou à travers sa transparence. Ses manques et ses espoirs, ses ratages et ses répétitions.
Bien-sûr Gaston Chaissac, l’épistolier compulsif qui écrit sur la toile et vice-versa ou Cy-Twombly, bien-sûr.
Donc, Ambidextre d’Alechinsky.
« Ne plus savoir sur quel pinceau danser.
Peindre ? Vide attaqué à grands traits, par plaisir, dans le vide et pour le vide ».