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Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre, Martin Amis

Ecrit par Yann Suty , le Mardi, 11 Juin 2013. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Iles britanniques, Roman, Gallimard

Lionel Asbo, l’état de l’Angleterre (Lionel Asbo, State of England), traduit de l’anglais par Bernard Turle, mai 2013, 380 p. 21 € . Ecrivain(s): Martin Amis Edition: Gallimard

 

Lionel Asbo est un idiot et se fait un point d’honneur à se comporter comme tel. Lionel Asbo ressemble à Wayne Rooney, le footballeur de Manchester United. Lionel Asbo est un délinquant de carrière, « un criminel à la petite semaine qui passait la moitié de son temps à l’ombre » (et qui a « quasiment le niveau thèse de doctorat en droit criminel »). Il est méchant, il est radin. C’est une brute. Lionel Asbo a deux pitbulls qu’il gave de Tabasco pour les rendre plus agressifs. Lionel Asbo aime la pornographie. C’est beaucoup plus simple que les filles. Comme si on pouvait compter sur elles. Lionel Asbo est capable d’imbiber des quantités surabondantes d’alcool sans jamais être saoul et les substances illicites ne semblent pas non plus avoir d’effet sur lui. Ce qui peut être un avantage certain.

Lionel Asbo s’appelle en fait « Pepperdine », mais l’a changé parce que « Pepperdine, c’est con comme nom… ». Asbo lui convient d’autant mieux que cela veut dire : Anti-Social Behaviour orders, qui désigne des ordonnances censées combattre les comportements anti-sociaux. Lutte contre la délinquance des mineurs du gouvernement Tony Blair…

Le retour du gang, Edward Abbey

Ecrit par Yann Suty , le Samedi, 08 Juin 2013. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Polars, USA, Gallmeister

Le retour du gang (Hayduke Lives !), traduit de l’américain par Jacques Mailhos 2013 430 pages, 24,50 € . Ecrivain(s): Edward Abbey Edition: Gallmeister

 

Le gang de la clef à molette est de retour !

C’est avec un véritable plaisir que l’on retrouve le quatuor enflammé, à la tchatche facile, à la vanne contagieuse. Quelques années ont passé depuis leurs premières aventures. Après les démêlés judiciaires de la fin du premier opus, les uns et les autres se sont rangés. Doc et Bonnie ont eu un bébé, attendent le deuxième alors que Seldom Smith est, lui, bien occupé entre toutes ses femmes. Il n’y a que George qui poursuit le combat. Un temps laissé pour mort (du moins officiellement), il est toujours bien en vie, ainsi que le proclame le titre original, Hayduke Lives ! Il est toujours bien en vie et continue à sillonner les grands espaces et à poser ses pièges contre les industriels qui ravagent la nature. Il est devenu un emblème, une idée.

Et pour sa deuxième aventure, le gang se retrouve confronté à un ennemi de taille, un monstre, le super-excavateur géant GOLIATH. Un engin qui fait 125 mètres de long, qui pèse treize mille cinq cents tonnes, haut de 23 mètres, avec 27.000 m2 de surface de travail. C’est le plus terrifiant engin construit par l’homme. On le dirait tout droit tiré d’un film de science-fiction.

Le gang de la clé à molette, Edward Abbey

Ecrit par Yann Suty , le Mardi, 28 Mai 2013. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Roman, USA, Gallmeister

Le gang de la clef à molette, illustré par Robert Crumb, traduit de l’américain par Jacques Mailhos 2013, 550 pages, 25 € . Ecrivain(s): Edward Abbey Edition: Gallmeister

 

Voici un gang plein de verve, charismatique, drôle, qui vit des aventures enlevées ! Un gang formé de quatre personnages hauts en couleurs, des espèces de pieds nickelés qui se révoltent contre les grandes firmes industrielles qui saccagent les somptueux paysages de l’Ouest américain, à coups de ponts, de routes, de voies ferrées…

Armés de clefs à mollette (mais aussi de quelques bâtons de dynamite bien plus efficace), les membres du gang entreprennent de détruire systématiquement toutes ces choses qui défigurent des paysages qu’ils aiment tant.

Le gang est formé de quatre personnes.

Il y A.K Servis, alias Doc, chirurgien réputé, mécène du gang, avec toujours un cigare au coin de la bouche.

Sa compagne, Ms Bonnie Abbzug, qui fait se retourner tous les hommes (et les femmes aussi) sur elle.

Une ceinture de feuilles, Patrick White

Ecrit par Yann Suty , le Mardi, 21 Mai 2013. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Océanie, Roman, Gallimard

Une ceinture de feuilles (A fringe of leaves), traduit de l’anglais (Australie) par Jean Lambert, réédition avril 2013, 430 p. 11 € . Ecrivain(s): Patrick White Edition: Gallimard

 

Un portrait de femme. Depuis qu’elle s’est mariée, Ellen Roxburgh ne s’est jamais sentie à sa place nulle part. Surtout pas avec son mari de trente ans son aîné, qui ne sait pas exprimer ses sentiments. Pas non plus avec les relations de son époux qui ont tendance à prendre de haut celle qu’ils considèrent comme une fausse dame, celle qui reste, pour eux, « la fille du fermier ».

« Faire plaisir et protéger devient le but constant d’Ellen Roxburgh ; être acceptée par les amis de son mari et mériter ainsi son approbation ; montrer aux Roxburgh sa reconnaissance par des moyens discrets et sans s’abaisser, parce que toute autre chose les embarrassait. Ce qu’elle ne voulait pas admettre, ou seulement à moitié, c’était son désir d’aimer son mari d’une façon acceptable pour tous les deux ».

Mr et Mrs Roxburgh quittent l’Angleterre pour entreprendre un long voyage qui les mènera jusqu’à Van Diemen’s Land, l’ancien nom de la Tasmanie, au sud de l’Australie. C’est quasiment l’endroit le plus éloigné de la planète. En 1830, la région n’a rien d’un havre de paix. Le Van Diemen’s Land est en effet une colonie pénitentiaire où vivent les pires rebuts de la société anglaise.

Zazen, Vanessa Veselka

Ecrit par Yann Suty , le Samedi, 11 Mai 2013. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Roman, USA, Le Cherche-Midi

Zazen, trad. (USA) Anne-Sylvie Hommassel, (2011, 2013 pour la traduction française), 340 pages, 19,50 € . Ecrivain(s): Vanessa Veselka Edition: Le Cherche-Midi

 

Dans une Amérique parallèle.

Della vit dans le grenier de la maison de son frère, Credence, et de sa femme, Annette, enceinte de jumeaux. Au mur, elle a scotché des photos d’immolation trouvées sur Internet. C’est une de ses petites lubies. Quand il a vu les images, son frère lui a conseillé de faire du yoga.

Della travaille dans le restaurant végétalien Si on chantait, mais il ne fait pas non plus mauvais accueil aux clients qui aiment la viande. De temps à autre, elle trouve des rats agonisants qui ont ingurgité le poison laissé par son patron. Un cimetière leur est dédié.

Avant d’être serveuse, Della a étudié la paléontologie des invertébrés. Elle ne voit plus à quoi ça lui sert maintenant.

Elle aime dormir. Elle aime aussi le bruit des mûres qu’on écrase.