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Articles taggés avec: Agsous Nadia

Ce matin maudit (1) (par Nadia Agsous)

Ecrit par Nadia Agsous , le Vendredi, 27 Septembre 2019. , dans Nouvelles, La Une CED, Ecriture

 

La clé…

Où as-tu laissé la clé de la porte de la maison de tes commencements ?

 

– Quitte ton monde, va et ne reviens pas ! Arrache-toi de ce monde fade, sombre et cruel qui avale ta lumière, douce et féerique, pour enfanter des êtres haineux et hideux qui s’en vont subjuguer le monde et sa horde silencieuse et servile.

Va-t’en poursuivre le chemin de ta destinée. Ne regrette rien. Le regret est l’arme des faibles, il cultive la vulnérabilité, engendre la culpabilité, emprisonne et tient en laisse les esprits les plus avertis pour les donner en pâture à ces Êtres sans joie, ni foi, ni loi qui se comportent en conquérants dans ton monde fade, sombre et cruel.

Plus rien ne sera plus comme avant ; le soleil ne brillera plus pour toi, ses feux jadis étincelants se sont éteints. L’obscurité a investi les artères de ton cœur qui bat au rythme des pas de ces Êtres sans joie, ni foi, ni loi qui cultivent la décrépitude et l’illusion d’être.

Entretien avec Tristan Leperlier, par Nadia Agsous

Ecrit par Nadia Agsous , le Mardi, 09 Avril 2019. , dans La Une CED, Entretiens, Les Dossiers

 

Algérie, les écrivains de la décennie noire, Tristan Leperlier

 

Le champ littéraire algérien durant la décennie noire. CNRS Editions

A travers son ouvrage, Tristan Leperlier, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (EHESS), propose une analyse littéraire et sociologique du champ littéraire algérien au temps de la décennie noire (1988-2003). Il met également en lumière le rôle que les écrivains algériens ont joué pendant cette période. Pour réaliser ce travail de recherche effectué sur la base d’entretiens menés auprès de 70 écrivaines et écrivains, et de sources variées, en français et en arabe, l’auteur a adopté une méthode interdisciplinaire qui se situe au croisement des études littéraires et de celles des sciences sociales, et a travaillé sur une population d’écrivains, intellectuels qui prennent des positions sur la situation politique, et en tant qu’écrivains produisant des écrits littéraires. Il montre qu’il existe un lien entre les engagements littéraires et politiques des écrivains algériens pendant cette époque et leurs positions dans le champ littéraire qui est « transnational, bilingue et surpolitisé ».

Des ailes au loin, Jadd Hilal (par Nadia Agsous)

Ecrit par Nadia Agsous , le Lundi, 19 Novembre 2018. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Moyen Orient, Roman, Elyzad

Des ailes au loin, mars 2018, 214 pages, 18,50 € . Ecrivain(s): Jadd Hilal Edition: Elyzad


Naïma, Ema, Dara et Lila ou l’exil en héritage

Un roman choral. Une polyphonie narrative menée avec brio par Jadd Hilal qui, tout au long d’un récit enchâssé, fait parler quatre femmes. Quatre générations. Quatre histoires de vie erratiques. Quatre destins. Quatre voix féminines qui livrent un pan de leur histoire familiale et individuelle. Car chez ces femmes exilées, la grande histoire est imbriquée dans la petite histoire.

Naïma. Ema. Dara. Lila. Ces quatre femmes sont les personnages principaux du premier roman de Jadd Hilal, intitulé Des ailes au loin. Elles sont libano-palestiniennes. Elles sont liées les unes aux autres par une histoire familiale mouvementée et tumultueuse et par l’appartenance à une terre habitée par « l’absence ». Car toutes celles et tous ceux qui la quittent ne reviennent pas.

Le train d’Erlingen, Boualem Sansal, et un entretien avec l'auteur (par Nadia Agsous)

Ecrit par Nadia Agsous , le Mardi, 13 Novembre 2018. , dans La Une CED, Entretiens, Les Livres, Les Dossiers

 

La locomotive de l’apocalypse

Ute Von Ebert, une riche héritièreà la tête de « l’un des plus grands empires financiers et industriels du monde depuis 2 siècles », habite la ville d’Erlingen en Allemagne. Alors que la ville est plongée dans un marasme total ; pendant que la population d’Erlingen a sombré dans une hystérie paralysante, Ute écrit des lettres à sa fille Hannah qui vit à Londres. La vision du monde qu’elle décrit est sombre et profondément pessimiste. L’incertitude et l’attente d’un hypothétique train semblent rythmer le désespoir de la population d’Erlingen.

En France, dans le département du neuf trois, en Seine-Saint-Denis, Léa écrit à « sa maman chérie qui est au ciel ». Elisabeth Potier, professeure d’histoire à la retraite, est décédée à la suite d’une attaque, dans le métro, par quatre jeunes islamistes. Léa qui réside à Londres achève le roman commencé par sa mère.

Le Canal de Suez, 4000 ans d’histoire, par Nadia Agsous

Ecrit par Nadia Agsous , le Jeudi, 12 Juillet 2018. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

Jusqu’au 9 août, l’Institut du monde arabe propose une exposition-rétrospective de l’histoire du canal de Suez – qanat as-suwès. Plans, maquettes d’époque, vidéos, extraits de films, photographies, gravures, dessins de presse, reproductions de peintures, sculptures, cartes géographiques, extraits de journaux de l’époque, maquettes de bateaux, modèles réduits des machines et objets divers, reconstituent les moments-clés de cette voie de communication stratégique.

A l’entrée de l’exposition, un rideau en velours rouge. Un prélude au spectacle. Levée du rideau. Un air de fête et de réjouissances trotte dans l’air. Des sons de trompettes de Aïda, opéra créé par Giuseppe Verdi à la demande du khédive égyptien, Ismaïl Pacha (1830-1895), donne à l’événement célébré une dimension solennelle. Des écrans animés reconstituent ce moment historique grandiose. Le 17 novembre 1869. Port Saïd. L’Egypte inaugure le canal de Suez, symbole de son renouveau. Trois tribunes accueillent des invités prestigieux venus assister à cet événement qui hisse l’Egypte au rang de nation moderne. Cet événement faste est raconté par Frédéric Mitterrand. Sa voix vibre d’émotion. Elle nimbe l’espace et donne à l’événement une dimension réaliste, comme si les visiteurs assistaient à l’inauguration. Cette section est l’un des temps forts de l’exposition.