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Théâtre

Le théâtre est dans le pré (2) (par Marie du Crest)

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 08 Septembre 2020. , dans Théâtre, Les Chroniques, La Une CED


Le Collectif artistique Le Lieu-Dit, après Puissance de la Douceur, spectacle donné en ouverture du « micro-festival post confinement », a donné carte blanche à Vanessa Amaral (membre du collectif) et à Gabriela Alarcon-Fuentes, pour rêver, penser le mot sirène en amont de la représentation. Chimère maléfique ou amoureuse, ayant traversé tant d’univers imaginaires, voici la sirène. Proposition, chantier, écriture en devenir, en attendant les sirènes, se dévoile : texte lu ou dit, feuillets encore en mains comme aux répétitions.

Travail donc à deux voix, à deux corps. Tout d’abord, songe du célèbre conte cruel d’Andersen. La petite sirène, là, dans la campagne, émerge d’une mer de hautes herbes blondes que le vent par rafales agite ; elle danse dans les vagues végétales. Mais n’y-a-t-il pas dans le domaine du roi de la mer un grand jardin ?

Le joueur de flûte, Joachim Latarjet (par Marie du Crest)

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 23 Juin 2020. , dans Théâtre, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse, Actes Sud/Papiers

Le joueur de flûte, Joachim Latarjet, juin 2020, ill. Giulia Vetri, 50 pages, 9 € Edition: Actes Sud/Papiers


Joachim Latarjet est né en 1970. Il est tromboniste, comédien. Il développe son travail en direction du théâtre musical. Il co-fonde en 2000, aux côtés d’Alexandra Fleischer, la Compagnie Oh ! Oui. Il publie pour la première fois, chez Actes Sud Papiers, une pièce pour enfants, « à partir de 8 ans » ; il compose également pour la mise en scène du texte du Joueur de flûte une partition musicale.

Giulia Vetri est une illustratrice et designer graphique italienne. Son travail fait une place importance aux animaux, aux couleurs. Elle est l’autrice de Expéditions en terre inconnue édité chez La Martinière jeunesse.

Le très bref conte des frères Grimm, Der Rattenfânger von Hameln, fait partie de ces quelques textes de l’Histoire culturelle qui connaissent une postérité toute particulière ; celle des réécritures comme si leur matière suscitait toujours un nouveau possible littéraire ou philosophique, des variations (musicales et poétiques) jusqu’au cinéma si l’on pense, dans ce cas précis, au film très peu connu de Demy tourné en anglais, en 1971, avec Donovan pour la musique (The pied Piper).

Les gens légers, Jean Cagnard (par Marie du Crest)

Ecrit par Marie du Crest , le Mercredi, 17 Juin 2020. , dans Théâtre, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Espaces 34

Les gens légers, 75 pages, 13 € . Ecrivain(s): Jean Cagnard Edition: Espaces 34


L’œuvre de Jean Cagnard est une œuvre prolifique, touchant à tous les grands genres littéraires (romans, nouvelles, poésie), mais le théâtre sans doute tient une place de choix dans l’ensemble de ses œuvres. Il a d’ailleurs été en 2018 lauréat du grand prix de Littérature Dramatique pour Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face.

Les pièces de Jean Cagnard ont été publiées notamment chez Ed. 1057 Roses, Ed. Théâtrales et Espaces 34.

Espaces 34 propose une seconde édition des Gens légers, sorti en 2006. D’une certaine manière, le texte s’affirme dans un temps suspendu. Il s’agit d’une pièce qui échappe à quelque chose de particulier : elle ne prononce pas, elle n’articule pas ce que certains appellent hâtivement son sujet. L’auteur, en une seule page dense que l’on pourrait nommer « postface », écrit qu’il a effacé le mot shoah parce qu’il ne lui appartient pas. C’est un mot fantôme comme ces étranges voix qui se croisent ici.

Ce qui arriva après le départ de Nora, suivi de Après Nora, Elfriede Jelinek (par Marie du Crest)

Ecrit par Marie du Crest , le Mercredi, 10 Juin 2020. , dans Théâtre, Les Livres, Critiques, La Une Livres, L'Arche éditeur

Ce qui arriva après le départ de Nora, suivi de Après Nora, février 2020, trad. allemand, Magali Jourdan, Mathilde Sobottke, 120 pages, 14 € . Ecrivain(s): Elfriede Jelinek Edition: L'Arche éditeur

 


Elfriede Jelinek est née en 1946 en Autriche. Musicienne éprise de culture, de littérature, elle devient romancière, autrice de théâtre mais aussi traductrice, poétesse, scénariste. Elle n’a jamais cessé de bousculer, de scandaliser même la société bourgeoise autrichienne, à l’histoire trouble durant la période nazie. Elle aborde également frontalement la condition des femmes, leur sexualité. Ce sont surtout ses romans qui l’ont fait connaître en France du plus grand nombre, comme La Pianiste, adapté au cinéma. Elle a reçu en 2004 le prix Nobel de littérature.

Le théâtre traduit en français d’Elfriede Jelinek est édité chez L’Arche.

Noces de sang, Federico García Lorca (par Patryck Froissart)

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 04 Juin 2020. , dans Théâtre, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Espagne, Folio (Gallimard)

Noces de sang (Bodas de sangre), février 2020 trad. espagnol Albert Bensoussan, 264 pages, 8 € . Ecrivain(s): Federico Garcia Lorca Edition: Folio (Gallimard)

 

Cette œuvre a déjà été tellement commentée, analysée, disséquée, critiquée, étudiée, annotée, glosée en long, en large, en diagonale, qu’il serait fort présomptueux d’essayer d’en rajouter en espérant en dire ce qui n’a pas déjà été écrit. On se contentera de rappeler l’intrigue. Elle est simple. Elle se déroule dans la campagne, quelque part en Andalousie.

Il y a le fiancé et la fiancée (ils n’ont pas d’autre nom dans la pièce). Le fiancé est le cadet des deux fils de « la mère ». L’aîné et le père ont été tués lors de querelles claniques par des membres de la famille Felix.

On assiste à la rencontre entre la mère (veuve) du fiancé et le père (veuf) de la fiancée, rencontre qui a pour objet la présentation de la fiancée, l’échange de consentements et les arrangements du mariage à venir. On note le rôle important que joue la servante, qui semble tenir lieu de mère à la fiancée.