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La légende véritable du roi d'Orient ou le second voyage, Jean-Sébastien Blanck

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 29 Novembre 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Jeunesse

La Légende véritable du roi d’Orient ou le second voyage, tome 1, illustré par Esteban Sáenz de Tejada, Alzabane éditions 2012, 105 p. 15 €. . Ecrivain(s): Jean-Sébastien Blanck

 

Après une jolie revisitation de l’Odyssée à travers les aventures d’un chat malicieux et plein de ressources, Jean-Sébastien Blanck nous propose un roman d’aventures historique, un second voyage, inspiré cette fois des récits et légendes du Moyen-Âge, un « voyage fantastique et initiatique ». Il « nous conte l’aventure de Thierry, un jeune paysan du village d’Hautpoul qui accompagna en Terre sainte le chevalier Guillaume, dont il était l’écuyer. » Il est dit que Thierry devint roi, roi d’Orient, sous le nom de Thierry le Hardi.

 

Le jeune lecteur se retrouve dans une ambiance de veillée, conduit par la voix du conteur et les illustrations chaleureuses d’Esteban Sáenz de Tejada, plongé dans l’action dès les premières pages.

La moitié du paradis, James Lee Burke

Ecrit par Yan Lespoux , le Mercredi, 28 Novembre 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, USA, Roman, Rivages/Thriller

La moitié du paradis (Half of Paradise, 1965), trad. de l’anglais (USA) par Olivier Deparis, octobre 2012, 302 p. 20 € . Ecrivain(s): James Lee Burke Edition: Rivages/Thriller

 

 

« Dieu lui-même se tue en chaque feuille qui vole,

Et mieux vaut l’enfer que la moitié du paradis ».

 

C’est sur ces vers du poète américain Edward Arlington Robinson, qui lui donnent son titre, que s’ouvre le premier roman de James Lee Burke (datant de 1965) enfin traduit en France par les éditions Rivages. Exercice souvent un peu vain et servant juste la plupart du temps à placer l’auteur sous le signe d’un bien meilleur que lui (généralement Shakespeare dont on se demande parfois s’il n’a pas écrit que pour cela), l’épigraphe est ici, pour une fois, totalement justifiée en ce qu’elle donne réellement le ton de l’histoire qui va suivre.

Dictionnaire érotique de l'argot, Georges Lebouc

Ecrit par Patryck Froissart , le Mercredi, 28 Novembre 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Essais

Dictionnaire érotique de l’argot, Editions Avant-propos, 2012, 16,95 € . Ecrivain(s): Georges Lebouc

 

J’ai eu le pépin pour ce livre aux pages de papier glacé agréables au toucher qui m’a séduit a priori par la qualité de son édition, par son titre, et par l’illustration suggestive de sa couverture.

La marchandise est indiscutablement racoleuse : dans toute librairie où elle se met en vitrine, elle vous joue son pousse-au-vice sans que le libraire ait besoin de se transformer en barbillon et d’envoyer sa caissière, qu’il a évidemment recrutée pour son physique de corvette gironde ballottée de première, faire son persil comme une vulgaire ambulante sur le macadam du trottoir de sa boutique pour y lever les clilles.

Une fois qu’il a sorti ses carrés de soie, n’importe quel micheton peut l’embarquer, et l’enflure alors a toute liberté de se la farcir à domicile ou sur un banc public sans pour autant passer pour un Mozart de la fourrette.

Et si c’est une bombasse qui l’emballe, rien ne l’oblige à se l’envoyer à la maison tire-bouton : ce n’est pas parce qu’elle en prendra son fade dans le métro ou dans la salle d’attente de son gynéco qu’on la soupçonnera d’être de la garde nationale !

Brûler de l'intérieur, Ahmed Kalouaz

Ecrit par Cathy Garcia , le Mercredi, 28 Novembre 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Roman, Thierry Magnier

Brûler de l’intérieur, photographies Alain Cornu, « photo roman », octobre 2012, 88 p. 9,50 € . Ecrivain(s): Ahmed Kalouaz Edition: Thierry Magnier

 

 

Un concept original que ces photos romans, qui n’ont rien à voir avec les romans-photos. Ici photos et roman sont présentés séparément, d’abord les photos, dès la première page, on entre dans l’image, une photo par page. Ici des vues horizontales de bord de mer, plages du Nord en morte saison, des maisons, des rues, vides pour la plupart, une chaise de maître-nageur où s’accrochent des algues, une caravane à gaufres fermées… Des photographies très esthétiques d’où l’humain semble quasi absent et qui ouvrent la porte à l’imagination. Puis démarre l’histoire qui, en contraste peut-être, met l’accent surtout sur l’humanité, ce qu’elle a de plus beau en elle : l’altérité. Le concept de ces photos romans veut que l’auteur écrive une histoire à partir d’une série de photos dont il ignore tout. Pour le lecteur qui a d’abord, lui aussi, regardé ces photos, au fur et à mesure de sa lecture, surviennent tout d’un coup des impressions de déjà vu, des images se superposent, se mélangent à ses propres images, les souvenirs des protagonistes sont aussi les siens : il a vu. Cela donne une texture toute particulière à l’histoire.

Revue Harfang N°41, novembre 2012

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 27 Novembre 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Revues

 

Le N°41 de la revue Harfang (novembre 2012) est largement consacré aux prix 2012 de la nouvelle. Didier Daeninckx bien sûr, prix Goncourt de la nouvelle cette année. Lunatik, prix inter’halles. Marie Pontacq, prix de la nouvelle de la ville d’Angers (organisé par la revue Harfang) pour son recueil « coup de sang sous les flamboyants ».

Aussi ce N° commence par des entretiens et une nouvelle de chacun des trois.

Dans l’entretien avec Marie Pontacq, cette dernière dit : « un roman c’est encore trop construit, trop mental. » Il y a dans cette réflexion la source et l’identité particulière de la nouvelle, dont on sait, par les plus grands écrivains, qu’elle est un genre à part entière en littérature. Une nouvelle ne peut être que forte, naturelle, évidente. La brièveté oblige évidemment à ce que Freud aurait appelé : déplacement et condensation – concepts que Freud applique au rêve, et il est intéressant de se demander les liens énonciatifs qui existent entre la structure du rêve et celle d’une nouvelle. Morceaux de réel, substitutions symboliques, concentration des signifiants, que de convergences !