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Critiques

Ma chère grand-mère exagère, Tracey Corderoy et Joe Berger

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mardi, 30 Septembre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Iles britanniques, Jeunesse, Gallimard Jeunesse

Ma chère grand-mère exagère, traduction d’Anne Krief, août 2014, 24 pages, 12,90 € . Ecrivain(s): Tracey Corderoy et Joe Berger Edition: Gallimard Jeunesse

 

Avec beaucoup d’humour, Tracey Corderoy et Joe Berger retracent une nouvelle aventure d’une grand-mère pas comme les autres… En effet, cette dernière est une sorcière ! Sacrée blagueuse qui plus est…

En rangeant ses placards avec sa petite fille, mamie se rend compte que ses multiples animaux de compagnie (chauves-souris, crapauds et autres…) ont chapardé toutes les provisions !

Elle part alors faire les courses au supermarché…

Cette mamie très excentrique va mettre un bazar énorme, effrayant les clients et divertissant les enfants, en multipliant les tours de magie tous plus farfelus les uns que les autres.

Mais au moment de partir, elle prend deux voyous en flagrant délit de vol. Sa magie va alors servir l’intérêt général, pour le plus grand bonheur et soulagement des habitants.

Les Réputations, Juan Gabriel Vásquez

Ecrit par Marc Ossorguine , le Lundi, 29 Septembre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Amérique Latine, Roman, Seuil, La rentrée littéraire

Les Réputations (Las reputaciones), traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, août 2014, 192 pages, 18 € . Ecrivain(s): Juan Gabriel Vásquez Edition: Seuil

 

La presse écrite depuis bien longtemps fait appel à des dessinateurs, et plus particulièrement à des caricaturistes qui peuvent parfois tenir régulièrement la une et dont les dessins sont souvent bien plus commentés que les éditoriaux les plus en vue. En Colombie, au début du XXe siècle, l’un des plus célèbres fut Ricardo Rendón, qui mit fin à ses jours alors qu’il avait tout juste 37 ans, en 1931. C’est avec l’histoire de l’un de ses successeurs, Javier Mallarino, que Juan Gabriel Vásquez nous emporte une fois de plus au cœur de la société Colombienne et au cœur de l’humain. Javier est au fil des années devenu une légende, à la fois admiré, craint et détesté. D’un trait, il peut en effet ébranler, blesser et mettre à bas les réputations les plus solides, les plus établies, il peut défaire les gouvernements, influer sur les décisions politiques simplement avec une feuille blanche et un peu d’encre. Ce pouvoir, Javier Mallarino l’a et il en est même devenu une institution nationale à laquelle l’on rend un hommage des plus officiels dans la grande salle du théâtre Colón de Bogota, avec ministre et émission d’un timbre poste à son effigie.

TK, Philippe Laborde

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 29 Septembre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Jeunesse, Gallimard Jeunesse

TK, mai 2014, 310 pages, 11,90 € . Ecrivain(s): Philippe Laborde Edition: Gallimard Jeunesse

 

TK comme télékinésie, c’est-à-dire le fait de « faire bouger des objets à distance, sans y toucher, par la seule force de l’esprit ». Cette discipline parapsychologique, voilà l’objectif d’Alan, le narrateur de ce roman atypique, lors de ses vacances. Resté seul, l’adolescent s’astreint à un programme drastique : des heures de sommeil régulières, une alimentation à base de pommes et de boîtes de thon (comme Christian Slater pour tourner dans Batman), une solitude complète et des exercices, encore et encore.

« Concentrez-vous.

Et maintenant, faites tourner la pyramide.

Demandez-lui, dans votre tête, de tourner sur elle-même, comme vous demanderiez à quelqu’un de se tourner.

Vous pouvez placer une main près de la pyramide, comme si votre demande passait par votre main. Mais c’est pas obligé.

C’est là que j’en suis. Pour l’instant, ça tourne pas ».

Les Singuliers, Anne Percin

Ecrit par Martine L. Petauton , le Samedi, 27 Septembre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire, La Brune (Le Rouergue)

Les Singuliers, août 2014, 392 pages, 22 € . Ecrivain(s): Anne Percin Edition: La Brune (Le Rouergue)

Singulier et singulièrement prenant, ce livre, hors des modes, ailleurs. Un voyage.

Échange de lettres, un peu à la manière du XVIIIème siècle finissant, entre quelques personnages, fictifs, probablement, quoique !! vivant fin XIXè dans le milieu de l’art entre Paris et Bruxelles. Des peintres ; les plus grands, mais période « galère et traîne-la-faim ». Simple et remarquablement opérationnelle, l’architecture d’Anne Percin qui confesse en aparté un amour immense pour ces Van Gogh et ces Gauguin…

Sujet qui n’habite certes pas tous les ouvrages de cette rentrée littéraire, et, qui, rien que par lui même, vaudrait la lecture. Mais, il y a tellement plus : vous entrez dans les œuvres, leur genèse, non par la banalité de salles de musée, mais par les jours « vache enragée » et doutes à toutes les sauces, de ces génies ; vous palpez leur quotidien, leur hargne ou leur lâcheté ; on pourrait dire, leur banalité ; on les entendrait presque respirer, tousser, là, devant leurs toiles roulées. Du temps que personne ne les regardait ou, plutôt, les regardait de travers. Tout Gauguin, tout Van Gogh ; tout ce qu’on voit et connaît d’eux ; leurs couleurs, leurs factures, presque l’odeur de la peinture. Vous êtes pour autant, ailleurs que devant la toile ; derrière, peut-être, dans la tête du bonhomme, dans son intime vécu psychique dirait notre psy. Une espèce de quatrième dimension impressionnante. Un musée unique que celui de Percin…

Minute-Papillon, Jean-Pierre Lesieur

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Samedi, 27 Septembre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Poésie

Minute-Papillon, éditions Comme en poésie, 2012, 51 pages, 10 € . Ecrivain(s): Jean-Pierre Lesieur

 

Pour une petite minute de détente & de poésie…

Il est des minutes que l’on compte, que l’on décompte ; d’autres qui se comptent comme ces minutes emportées dans la ronde des heures de la vie journalière & celles qui comptent comme cette Minute Papillon saisie au vif dans son vol au 1/60ème de ronde par le poète pour un moment passé hors du temps dans le bonheur d’une traversée toute en poésie.

C’est le livre d’une Minute Papillon qu’offre ce recueil du poète-revuiste Jean-Pierre Lesieur, accompagné au « pinceau » par la peintre de Capbreton, FLAM, dont les merveilleux et enchanteurs croquis rehaussent la beauté des mots & des choses. Scénario original que de mettre en poèmes la vie rondement menée d’une minute… (sous-titre figurant sur la page de garde, avec frontispice). Écrits en vers libres les courts poèmes déclinent dans leur cadre la vie rondement menée de cette minute qui s’envole du carcan de la mécanique du Temps – pour nous transporter dans les rouages, les coulisses & les fantasmes de ses échappées de lépidoptère.