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Critiques

La drôle d’évasion, Séverine Vidal

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 30 Octobre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Jeunesse, Sarbacane

La drôle d’évasion, illustrations de Marion Puech, août 2014, 160 pages, 9,90 € . Ecrivain(s): Séverine Vidal Edition: Sarbacane

 

 

Une nouvelle pépite dans la collection « Pépix » pour cette rentrée : La drôle d’évasion, un roman d’aventures à San Francisco, à la prison d’Alcatraz, plein de rebondissements et d’humour !

Mais que peut bien faire un gamin d’aujourd’hui dans la célèbre prison, vous demanderez-vous avec raison ? Zach est un garçon comme bien d’autres, la tête emplie des exploits de personnages célèbres ou fictifs dont il s’inspire pour imaginer ses propres aventures imaginaires.

« À force de tourner des pages et des pages, je suis devenu – entre autres : Zachary le Vaillant un chevalier de la table ronde ; ZACH-SANS-PEUR, un pirate des mers du Sud ; ou encore PLUME ÉTANCHE, un chef indien de la tribu Navajo ! Toute une bande de héros à moi tout seul ».

Tram 83, Fiston Mwanza Mujila

Ecrit par Cathy Garcia , le Mercredi, 29 Octobre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Roman, Métailié, La rentrée littéraire

Tram 83, août 2014, 208 pages, 16 € (Prix de littérature de la ville de Graz 2014) . Ecrivain(s): Fiston Mwanza Mujila Edition: Métailié

 

Tram 83 se trouve dans la Ville-Pays, et la Ville-Pays dirigée par un Général dissident, avant tout principal propriétaire minier, se trouve en Afrique, une Afrique réinventée, comme peinte sous acide.

La Ville-Pays, c’est le Tram 83, avec la gare « dont la construction métallique est inachevée », les mines et quelques faubourgs. Mais c’est surtout le Tram 83, bar, restaurant, boite de nuit, un lieu de perdition totale où grouille une faune à la fois locale et venue du monde entier. Mineurs-creuseurs, rebelles dissidents, étudiants en lutte, fonctionnaires misérables, prospecteurs, enfants-soldats, vendeurs d’organes, « prophètes, jongleurs, anciens forçats » et biscotte, ces jeunes garçons qui servent à tout, se bousculent dans cet antre vaste et obscur comme cul de diable, sous la pression des serveuses, aides-serveuses, filles-mères et canetons (filles de moins de 16 ans) qui demandent l’heure à tout va et tout ça côtoie bruyamment une faune encore de touristes à but lucratif, de prospecteurs, de Chinois, de musiciens de partout et de toutes les musiques et de n’importe quels personnages imaginables, plus ou moins fréquentables.

Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur, Luis Sepúlveda

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mercredi, 29 Octobre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Espagne, Métailié, Jeunesse

Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur, traduit de l’espagnol (Historia de un caracol que descubrió la importancia de la lentitud) par Anne-Marie Métailié, octobre 2014, dessins de Joëlle Jolivet, 6 . Ecrivain(s): Luis Sepulveda Edition: Métailié

Un escargot n’est ni une mouette, ni un chat, ni une souris. Eux peuvent voler ou courir, sauter, alors que l’escargot va toujours lentement, très lentement. Pourquoi va-t-il si lentement ? Pourquoi n’a-t-il pas d’autre nom que « l’escargot » ? Ces questions ne cessent de tourner dans la tête de l’escargot qui voudrait tant savoir. Ce n’est visiblement pas auprès des autres escargots, bien installés dans la confortable ombre des acanthes, un peu éloignés des maisons des hommes. Il finit même par agacer avec ses questions. Alors il va partir à la recherche des réponses. Des réponses qui pourront lui permettre de comprendre sa lenteur et peut-être de trouver un nom.

Dans sa lente aventure, il rencontrera des êtres aussi lents que lui, d’autres plus rapides mais que sa lenteur va lui permettre de rencontrer. La tortue saura lui donner ou révéler son nom et il découvrira la menace qui pèse sur le jardin, les acanthes et le refuge des siens. Il choisira alors de faire ce qu’il estime nécessaire, même au prix de dangers inconnus et terrifiants pour au moins sauver ceux qui ont choisi de résister, même si c’est en prenant le chemin de l’exil.

Frankenstein et autres romans gothiques en La Pléiade

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 28 Octobre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Roman, La Pléiade Gallimard

Frankenstein et autres romans gothiques, traduction de l’anglais par Alain Morvan et Marc Porée, sous la direction d’Alain Morvan avec Marc Porée, 23 octobre 2014. 1440 p. Px de lancement jusqu'au 312 janvier 2015 58 € Edition: La Pléiade Gallimard

 

Le terme « gothique » s’est employé et s’emploie encore dans les contextes les plus divers, de l’ethnicité à la mode vestimentaire et cosmétique, en passant par la typographie ou par l’architecture. Mais qu’en est-il du gothique littéraire, à l’effarante contagiosité (le roman gothique a connu et connaît encore le succès que l’on sait) ?

À la différence du classicisme, du symbolisme ou du réalisme, la littérature gothique ne se contente pas de se constituer en école – ce qu’elle n’a d’ailleurs jamais été tout à fait –, ni en mode ou en genre – ce qu’elle fut sans conteste. « C’est une orientation, une pente, une certaine forme de sensibilité, et même de vision ». Et un goût, pourrait-on ajouter.

Un goût pour – notamment – le spectaculaire, conçu comme frère du monstrueux, goût dont témoigne Le Château d’Otrante, roman d’Horace Walpole qui constitue, en 1764, l’acte de naissance du gothique littéraire.

Poupoupidours, Benjamin Chaud

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 28 Octobre 2014. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Jeunesse

Poupoupidours, Hélium, septembre 2014, 32 pages, 15,90 € . Ecrivain(s): Benjamin Chaud

Petit ours est de retour pour une nouvelle aventure, aussi pleine d’une jubilante fantaisie et d’une douce atmosphère que les précédentes. Son créateur Benjamin Chaud lui offre une rencontre de taille puisqu’il le confronte avec le monde fabuleux du cirque.

Petit ours part pour une simple promenade où l’on ressent les plaisirs éprouvés par l’ourson : « C’est le soleil qui éclaire un chemin, un chemin que Petit ours n’avait pas encore vu. Un chemin qui sent bon la noisette et qu’il a terriblement envie de suivre ». Une découverte en amenant une autre, il poursuit sa route, ouvert à toutes les sensations, à toutes les curiosités ; jusqu’au moment où, intrigué, il plonge dans un trou qui l’amène vers une grotte…

Et soudain, le voilà arrivé en plein milieu d’un campement réunissant de bien étranges individus, « une faune d’artistes en pleine préparation ». Or, derrière le rideau qui s’ouvre sur le chapiteau, Petit ours croit apercevoir « le popotin de Papa ours ». Il n’a pas rêvé, voici Papa ours, tout en haut des gradins, parmi les spectateurs, « coiffé d’un très joli chapeau pointu ». Mais que peut-il faire là ? Petit ours part à la poursuite de son Papa qui enchaîne les numéros, d’une double page à l’autre, entre les acrobates, les pyramides de tigres et les animaux à roulettes. Mais ne dévoilons pas toutes les surprises cachées sous le grand chapiteau du cirque…