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Critiques

A distance suivi d’Annonciation, et Moments. Traversées du temps, Henri Michaux

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Poésie, Gallimard

A distance suivi d’Annonciation, et Moments. Traversées du temps, Poésie/ Gallimard, 2014 . Ecrivain(s): Henri Michaux Edition: Gallimard

 

« Un moment qui traverse la route. Un moment qui n’insiste pas.

Un moment plutôt errant.

Un moment lendemain de grands moments »

(Lieux, moments, traversées du temps)

« Le chemin enchanté des regards

refait le corps admirable, et l’être semblable.

Mais l’automne, mon ami, est mon souci

l’automne, si tu comprends

Douce est l’origine de ailes… »

(Annonciation)

L’héritage du clan Morgan, Justine Jotham

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Jeunesse

L’héritage du clan Morgan, Editions Oskar, août 2014, 160 pages, 13,95 € . Ecrivain(s): Justine Jotham

 

Une fois n’est pas coutume.

Au milieu de cette richesse inégalée de chroniques de publications en tous genres qu’offre La Cause Littéraire, risquons cette courte analyse d’un roman pour les jeunes (de sept à soixante-dix-sept ans, s’entend).

Justine Jotham les connaît bien, les jeunes, et en particulier les adolescents, puisqu’elle leur enseigne notre belle langue et leur fait connaître nos belles-lettres.

Les personnages de ce roman policier à la fraîcheur juvénile sont, littérature jeunesse oblige, des adolescentes, des lycéennes, Béa et Tess, dont le caractère, fait à la fois de naïveté et de ténacité, séduit d’entrée de texte.

La confession de la lionne, Mia Couto

Ecrit par AK Afferez , le Jeudi, 22 Janvier 2015. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Afrique, Roman, Métailié

La confession de la lionne, janvier 2015, traduit du portugais par Elisabeth Monteiro Rodrigues, 234 pages, 18 € . Ecrivain(s): Mia Couto Edition: Métailié

 

« La chasse est une sorcellerie », affirme Arcanjo Baleiro, le chasseur chargé de mettre fin au problème des lions mangeurs d’hommes dans le village de Kulumani. Mais que traque-t-il au final ? Un corps délirant de violence ou un esprit tourmenté ? Des bêtes ou des humains ?

Une précision, déjà : on dit que les lions sont « mangeurs d’hommes ». C’est inexact. Leurs victimes sont des femmes. Silência, la sœur aînée de Mariamar, est la dernière en date au début du livre. Mariamar, enfant de l’eau, de la mer, jeune femme apparemment stérile, qui sait lire et écrire, qui ressent à fleur de peau les moindres remous spirituels du village, fait peur et fascine. Animée par le refus de rester prisonnière de sa condition de femme, elle nous livre sa « version », qu’elle écrit dans un journal évoqué à la toute fin, journal qui sera l’unique objet qu’elle emporte loin du village, lorsqu’elle perd la parole et part avec Arcanjo.

Peau de femme, Philippe Comar

Ecrit par Sophie Galabru , le Jeudi, 22 Janvier 2015. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Roman, Gallimard

Peau de femme, janvier 2015, 240 pages, 17,90 € . Ecrivain(s): Philippe Comar Edition: Gallimard

 

Une jeune femme dissèque minutieusement tout son corps, sous tous ses angles, plis, recoins et orifices, à travers ses humeurs et ses hormones, ses hivers et ses printemps. Anatomie du corps perçu jusqu’aux tréfonds du corps vécu, le livre nous offre une décomposition de l’intérieur par l’extérieur, conduisant jusqu’au bout l’ambivalence délicate d’avoir un corps tout en étant son corps. Comme un animal en pleine mue, une femme se vit selon sa chair, se raconte selon ses histoires de peau, et expulse ses amours par tous les pores. Il lui faut par là se retrouver et se perdre selon ses plus vives sensations qui sont autant de points nébuleux de ses souvenirs charnels.

S’ouvrant par ce qu’il serait convenu d’appeler une phénoménologie du corps, le livre séduit donc d’abord par une écriture venue d’ailleurs que de l’esprit. Affirmant la pluralité des corps selon une division ultime entre l’extérieur et l’intérieur, la multiplicité des corps se déploie selon le rythme et les impressions d’une femme encore assez jeune pour se découvrir et assez mûre pour se connaître un peu. Le corps-objet ou le corps-machine, le corps malade, le corps des orifices, le corps amoureux, le corps des souvenirs, le corps du quotidien, le corps imaginé, le corps d’une cantatrice, le corps-professeur, bref

Le Louvre raconté aux enfants, Nicolas Milovanovic

Ecrit par Pauline Fouillet , le Jeudi, 22 Janvier 2015. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Jeunesse, La Martinière

Le Louvre raconté aux enfants, octobre 2014, 139 pages, 19,80 € . Ecrivain(s): Nicolas Milovanovic Edition: La Martinière

 

La Martinière jeunesse nous offre un nouvel opus de sa collection « …raconté aux enfants », et encore une fois c’est très réussi. Cette fois-ci, c’est l’art qui est mis en avant, et en particulier le plus célèbre musée au monde : le Louvre. Fort de son auteur expert en histoire de l’art, De la Martinière Jeunesse tape encore une fois très fort !

Dans ce magnifique album documentaire, N. Milovanovic présente à la fois le musée à travers son histoire, son architecture ; mais aussi son contenu avec une explication d’œuvres multiples et diverses, classifiées selon les thématiques des expositions du musée.

Pour chaque œuvre présentée, l’auteur donne l’histoire de sa découverte ou de sa création ainsi que de nombreuses anecdotes concernant par exemple ses voyages, son vol (s’il y a lieu), sa légende…

Parfois, pour étayer celles-ci, de courts résumés sont faits sur le ou les géniteurs de l’œuvre ainsi que sur les autres œuvres d’art liées à cette première, nous donnant ainsi un point de vue complet.