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Les Chroniques

Le Scalp en feu VII par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 04 Juin 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

« Poésie Ô lapsus », Robert Desnos

 

Le Scalp en feu est une chronique irrégulière et intermittente dont le seul sujet, en raison du manque et de l’urgence, est la poésie. Elle ouvre un nombre indéterminé de fenêtres de tir sur le poète et son poème. Selon le temps, l’humeur, les nécessités de l’instant ou du jour, ces fenêtres changeront de forme et de format, mais leur auteur, un cynique sans scrupules, s’engage à ne pas dépasser les dix à douze pages pour l’ensemble de l’édifice.

Lecteur, ne sois sûr de rien, sinon de ce que le petit bonhomme, là-haut, ne lèvera jamais son chapeau à ton passage car, fraîchement scalpé, il craint les courants d’air.

Enfin, Le Scalp en feu est désormais publié simultanément, ou successivement, le hasard décidant de ces choses, sur les sites de Recours au poème et de La Cause Littéraire.

décembre 2013/janvier 2014, Michel Host

Fête du Livre à Talloires, 4e édition du 31 mai au 1er juin 2014

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 03 Juin 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

 

« C’est horriblement douloureux d’écrire, et en plus, il faut que ça plaise aux critiques ! J’arrête ! », in Les mots que j’aime et quelques autres (Points), Jean-Michel Ribes

 

Talloires, la baie des artistes, des peintres, des écrivains, des promeneurs et des amoureux de la nature, a rassemblé ces deux derniers jours de très nombreux aficionados du livre au bord du Lac d’Annecy.

Avec cette manifestation organisée par Jean-Marie Gourio et Marie-Laure Gourmet, attachée de presse aux Editions Robert Laffont, la bonne humeur, le soleil et le succès ont été de la partie.

Présent absolu, Gérard Pfister

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 31 Mai 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

L’expérience du vide


Gérard Pfister publie le troisième et dernier volet de son travail poétique rassemblé sous le titre La Représentation des corps et du ciel, entreprise qui comporte comme sous-titre Oratorio. Ici, nous avons à faire avec le mouvement de cette expérience poétique, que j’appellerai, si vous me le permettez, une expérience du vide. Car je crois qu’à la manière d’Henri Michaux, avec son Connaissance par les gouffres, Gérard Pfister nous engage dans une psalmodie, issue d’une sorte de marche, de parcours à la fois intérieur – et donc spirituel – et physique – d’où viennent la scansion et le style rhapsodiques. Ainsi, Présent absolu aurait peut-être pu se sous-titrer par Rhapsodie. En effet, c’est à une expérience à la fois musicale en même temps que portée vers le silence – ce qui n’est pas incompatible – que nous convie ce livre.

29ème Comédie du Livre à Montpellier - Ces écrivains venus du Grand Nord

Ecrit par Martine L. Petauton , le Mercredi, 28 Mai 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

 

Du 22 au 25 Mai dernier, Montpellier bruissait littéraire. Une foire du livre, comme un peu partout ?   Plutôt un immense événement culturel alternant certes, les classiques tables chargées de nourritures  pour l'esprit, fort appétissantes, au doux bruit de pages tournantes et au parfum de livre ; leurs auteurs, et les dédicaces : un monceau ! Mais, aussi, une multitude de conférences, débats, rencontres avec les écrivains autour de brunches, d'apéritifs, et, ceci dans de merveilleux endroits du vieil Ecusson.  Ajoutez encore de bons films entourant le thème, des tables rondes radiophoniques animées par des étudiants en master métiers du livre et de l'édition... Le pôle des éditeurs – parmi lesquels ceux de la Région languedocienne, fêtait les 35 ans de la maison Métailié, spécialiste en littérature étrangère et, notamment scandinave.  Quoi d'autre ? Un soleil revenu, pour saluer cette culture qui – n'en doutons plus, est l'autre nom de Montpellier.

Chemins ouvrant, Yves Bonnefoy, Gérard Titus-Carmel

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 24 Mai 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Chemins ouvrant, Yves Bonnefoy, Gérard Titus-Carmel, éd. L’atelier contemporain, mars 2014, 150 pages, 20 €

 

Chemins ouvrant ou Le livre choral

Réfléchir. Oui, le mot me vient à l’esprit pour résumer en quoi ces Chemins ouvrant, le livre qu’Yves Bonnefoy et Gérard Titus-Carmel publient aux éditions de L’Atelier contemporain, rassemble des voix différentes et pousse à l’intellection ou à l’introspection, en tous cas à un plaisir intérieur, que seul réfléchir procure parfois. Par rapport à Y. Bonnefoy, je ne dirai sans doute rien de vraiment nouveau sur les dessins et gravures dont la reproduction permet de voir le chemin – ouvrant ? – du peintre, depuis des collages jusqu’à des travaux en technique mixte, parfois sur des supports de calque. Parce que la peinture comme art libéral se place au-dessus – ou au-dehors ? – de la fabrication de l’exégèse – même si ergoter constitue un bien pour l’avancée de la sociologie de l’art. Cependant, laissez-moi évoquer l’écho que fait si bien sentir Yves Bonnefoy, du passage des années sur le travail du peintre.