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Les Chroniques

Bollywood : l'or indien

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 05 Décembre 2012. , dans Les Chroniques, La Une CED, Côté écrans

1) Bollywood : l’or indien

 

Devdas, le star-système indien

 

Devdas fait partie du cinéma dit populaire, à grand succès commercial, néanmoins de qualité, parvenu à la reconnaissance mondiale. C’est le film le plus coûteux de toute l’histoire du cinéma indien, avec la création originale de tous les décors. Devdas est à la fois le titre du film et le nom du héros.

Ce trompe-l’œil oriental doré, aux brillantes couleurs bollywoodiennes, est une œuvre qui a été sélectionnée à Cannes en 2002, et mise en scène par Sanjay Leela Bhansali, nommé meilleur réalisateur en 2003. Aïshwarya Rai Bachchan qui interprète Parvati, a été en 2003 la première actrice indienne membre du jury à Cannes. Shabukh Khan s’immisce intimement dans la peau de Devdas – Roméo indien –, éperdu d’amour pour Paro (Parvati) Radha – la pureté et Juliette… Le générique commence sur la maison de production Mega Bollywood, en lettrage doré, ce qui est explicite de la démesure de Devdas. Puis vient la dédicace « à mon père » sur fond rouge sang où les lettres et les noms s’inscrivent comme des tatouages, éclosent comme des signatures sur les images de la déesse Kali, entourée de femmes florales. Le premier mot prononcé est celui de « mère ».

Voies de traverse (9) Prof chez les taulards, Aude Siméon

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 03 Décembre 2012. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Prof chez les taulards, Aude Siméon, éditions Glyphe, 2012, 205 pages, 15 €

 

Prof chez les taulards est un témoignage, hors des sentiers battus, hors de la retape des têtes de gondole. Ce livre raconte l’expérience d’une enseignante en milieu carcéral. Elle accompagne des étudiants en détention souhaitant passer le brevet ou valider le Diplôme d’accès aux études universitaires. L’auteur ne fait pas de nombrilisme, elle ne cherche pas les honneurs. En revanche, elle parle avec sincérité de ce métier complexe, rendu pus complexe encore par les étudiants auxquels elle s’adresse. Une dizaine de volontaires se prêtent au jeu. Tous sont condamnés à de longues peines. Certains viennent s’occuper, d’autres visent un diplôme jamais réussi dans la vie d’avant. Les motivations sont diverses, les attitudes face à l’étude et à la littérature également. Il y a des arnaques, des manipulations, des jeux de séduction, de grands moments de partage et d’échanges, des déceptions inévitables. Comme dans toute salle de classe, finalement.

Carnets d'un fou - XVIII

, le Samedi, 01 Décembre 2012. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

Le 23 novembre 2012

 

Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

 

« Malheureux alchimiste, en vain tu veux muer tous les feux en soleils. Viens boire la vraie liqueur philosophale, qui emporte la bouche avec un charmant goût de mort ».

Louis Aragon, Voyageurs

La petite veste noire

Ecrit par Elisa Amaru , le Jeudi, 29 Novembre 2012. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Si le petit monde des arts et de la mode est déjà au courant, l’ensemble de la planète va bien finir par le savoir : Karl Lagerfeld n’est pas que la figure tutélaire de la maison Chanel, il prend aussi des photographies. Et bien. En témoignent les quelques dizaines d’ouvrages et autant de recueils sensibles qu’il publie régulièrement au blason des éditions Steidl, comme les innombrables clichés shootés devant la toile blanche de son fief parisien du Studio 7L. Ce sont d’ailleurs rien moins qu’un beau livre développé sous l’impulsion de Carine Roitfeld (ex rédactrice en chef du Vogue Paris) et l’exposition d’une centaine de ses photos offertes au regard dans le cadre-écrin du Grand Palais (du 10 au 25 novembre 2012) qui créent ces jours-ci l’évènement.

Dans la galaxie et le très riche corpus d’icônes de la maison de couture Chanel (le sac matelassé 2.55, le camélia, les perles, la comète, le tweed, les chaînes, etc.), il est une pièce que se doit de posséder toute femme (et pourquoi pas tout homme ?!) qui respecte un tant soit peu sa mise : la petite veste noire. « La Petite Veste Noire : un classique Chanel revisité », voici donc le titre en forme d’ambition qu’illustre avec fougue et une certaine classe très Rive Gauche le nouvel opus cousu main du tandem Lagerfeld/Roitfeld. Soit 113 personnalités, gens venus de la mode, du cinéma, ou party boys and girls et socialites des quatre coins du globe qui ont accepté de servir de doublure à la mythique veste en tweed noir.

Dernières nouvelles du front sexuel, Ariane Bois

Ecrit par Laurence Biava , le Mardi, 27 Novembre 2012. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Dernières nouvelles du front sexuel, Ariane Bois, L’Éditeur, octobre 2012, 240 pages, 15 €

 

Elle revient en ce mois de novembre 2012 avec un recueil de 80 nouvelles efficaces et spirituelles autour de la sexualité contemporaine (mais pas seulement !). Servies par une plume à la fois journalistique et littéraire, piquante et affûtée, l’auteur croque avec sérieux, mais aussi légèreté, les situations pittoresques de l’amour, de la rencontre, et du couple, dans lesquelles chacun d’entre nous s’est forcément un jour identifié.

Chaque histoire est très courte, souvent synthétique. Elle tient en trois pages maximum. On s’y reconnaît évidemment… Ce sont des portraits « chauds » qui se savourent instantanément : les descriptions sont à la fois concises et précises, la chute est chaque fois brillante, car souvent inattendue. Et naturellement, jamais mièvre, Ariane Bois nous déroute, et mieux, nous interpelle.