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Les Chroniques

L’épopée de Gabriel García Márquez

Ecrit par Zone Critique , le Samedi, 03 Mai 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

La cause littéraire vous présente aujourd'hui un nouvel article de son partenaire Zone Critique


L’immense écrivain colombien Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature en 1982, s’est éteint hier, à l’âge de 87 ans. Zone Critique rend hommage à ce démiurge de la littérature sud-américaine, auteur notamment des de l’inoubliable roman Cent Ans de solitude. Retour aujourd’hui sur la somptueuse épopée de la famille Buendia.

 

1968

Tout commence dans un petit village, Macondo, quelque part mais on ne sait où,  en Amérique du Sud en tous les cas. Ni lieu précis, ni date; le XXème siècle, mais on le saura plus tard.  Qu’importe d’ailleurs. Un village simplement, isolé de la civilisation, du monde, et dans ce village une famille, frappée du fantastique saut de la malédiction : comme le prophétisa Melquiades, gitan immortel et chercheur de merveilles, la famille Buendia vivra cent ans de solitude, par la faute sacrilège de l’union incestueuse et originelle entre Auréliano Buendia et Amaranta Ùrsula ; cousins de sang, mari et femme. Désormais compagnons de malheur.

Ekphrasis 10 - « 5 fois Catherine »

, le Mercredi, 30 Avril 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

PREGHERIA A

SANTA CATERINA DA SIENA

O DIO, che in

Santa Caterina da Siena,

Ardente del tuo spirito di amore,

Hai unito la contemplazione

Di cristo Crocifisso

E il servizio della Chiesa.

 

La petite image pieuse de Caterina, aux mains ouvertes et stigmatisées, à la tête couronnée d’épines comme son Seigneur et la prière à murmurer doucement, là, entre mes mains dans l’église vénitienne.

Un air de liberté (8) - En sortant de l’école, Jacques Prévert

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 29 Avril 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

« Il n’y a pas six ou sept merveilles dans le monde, il n’y en a qu’une : c’est l’amour » (Jacques Prévert).

Jacques Prévert. L’ami des enfants. Ses préférences : Les Trois Mousquetaires, David Copperfield, La Dame de Montsoreau… Nul doute que sa place préférée à l’école a dû être proche d’une fenêtre, comme tous les poètes, afin d’être aux premières loges pour y admirer oiseaux, arbres et fleurs. L’école buissonnière, l’apprentissage au cœur de la rue ont ravi sa préférence, et enfant, Prévert a très vite aimé les plus démunis, pour lesquels il a toujours eu une profonde tendresse.

Prévert crée rapidement son monde, son univers, avec sa plume délicieuse, et ne ressemblera jamais à nul autre écrivain. Poète, dramaturge, scénariste, il aime provoquer le scandale : bourgeois, curés ou militaires sont ses cibles favorites.

A l’occasion du Printemps des Poètes, France Télévision et Tant Mieux Prod ont décidé de rendre hommage au poète en créant 13 courts-métrages, afin de mettre en valeur la poésie et la créativité de l’animation, dans l’espoir de cibler et sensibiliser le jeune public à la poésie.

D’Images et de bulles (3) : Julio

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 29 Avril 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Julio, Gilbert Hernandez, traduction anglais (USA) : Daniel Pellegrino et Christophe Gouveia Roberto (Julio’s day), Ed. Atrabile, février 2014, 112 pages, 19 €

 

D’un cri à l’autre, d’un trou noir à un autre, Julio relate le déroulement d’une vie, ce fragile passage, depuis la bouche grande ouverte sur le premier cri jusqu’à celle du vieillard à l’agonie. Le noir profond du néant forme la trame de fond de cette vie où les événements se succèdent sans explication, sans clé existentielle, où, à la fois, le temps semble perdre sa consistance et peut-être retrouver sa juste place. Dans son introduction, Brian Evenson établit-il ainsi un parallèle entre l’œuvre d’Hernandez et celle de Beckett : « Elles accouchent à cheval sur une tombe, le jour brille un instant, puis c’est la nuit à nouveau ».

Mohamed Choukri et Tanger (les écrivains et leurs villes)

Ecrit par Amin Zaoui , le Vendredi, 18 Avril 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

Souffles...


Mohamed Choukri et Tanger, Sayeh Habib et Saïda, Ahlem Mosteghanemi et Constantine, Med Meflah et Relizane… à chacun sa Mecque, son mur des lamentations, son miroir et son amour. Aux yeux des écrivains, les murs des villes ne sont pas des pierres, ils sont l’âme, la mère et la langue.

Les rues ne sont pas des allées et des trottoirs, elles sont les chansons, les amis et les avenirs. En août 1991, pour la première fois je visite Tanger. J’arrive dans cette ville légendaire pour rencontrer l’écrivain Mohamed Choukri, auteur du célèbre roman autobiographique Le pain nu, pour échanger avec lui sur l’audace de l’écriture autobiographique. J’ai mémorisé cette rencontre dans l’émission Akwas (Parenthèses) que je produisais et animais pour le compte de la Télévision algérienne. Nous arrivons au Maroc par route : le réalisateur, le caméraman, le chauffeur et moi-même. Il était presque minuit lorsque nous sommes arrivés à Tanger. Une ville légendaire grâce aux écrits de l’Américain Paul Bowles, le Français Jean Genet, l’Espagnol Juan Goytisolo et d’autres. Je n’avais pas l’adresse de Mohamed Choukri. Son téléphone à la maison ne répondait pas.