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Les Chroniques

Avec Lacan

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 12 Juin 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

J’ai évité de justesse d’intituler cette chronique « Jacques là quand ? », par un calembour digne de l’almanach Vermot, ou, pour être d’emblée dans le propos, digne de Jacques Lacan. Pour vous donner quelque idée de la passion de Lacan pour le calembour, je ne citerai que l’intitulé de deux de ses derniers séminaires de l’ancienne fac de droit : « Les non-dupes errent », « L’insu que sait de l’une-bévue s’aile a mourre ». Dans le cas du second, nous sommes encore un certain nombre à nous demander comment le « déconstruire » (ça joue sur Unbewusste = inconscient chez Freud). C’est que parfois, ce goût du Maître pour le jeu de mots nous mettait sacrément dans l’embarras. Un souvenir précis : Lacan dit, lors d’une rencontre, « De préférer, somme toute, à la trique la bonace ». On prend des notes frénétiquement. « Eh ! comment tu écris bonace ? 2 ss ou c ? » « bonasse » (simple, sans malice, peu d’esprit) ou « bonace » (mer calme, par exemple dans un port) ? Un autre : Le séminaire de 75-76 s’intitulait le « Sinthome ». On a passé l’année à se demander, chaque fois qu’il prononçait le mot, s’il s’agissait du sinthome ou du symptôme.

Un air de liberté (9) - Oiseau de hasard, Alexandre Voisard

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 11 Juin 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

Oiseau de hasard, Les trois vies de Jacques Louis dit Louis, Alexandre Voisard, Bernard Campiche Editeur, novembre 2013, 203 pages, 17 €


« Oiseau de hasard, Alexandre Voisard » ? C’est ainsi que l’a surnommé un colonel de l’armée suisse. Sobriquet que le poète a retenu comme titre de son dernier récit dans lequel il narre les « trois vies » de son grand-père fantôme, Jacques Eugène Louis dit Louis. Ce grand-père, personne n’en parlait dans sa famille : « Quant à mon père, je ne l’ai jamais entendu parler du sien lorsqu’il narrait quelque épisode de son enfance. Et il y aurait eu sans doute suffisamment de matière à récit puisque papa avait dix-huit ans à la mort de son géniteur ».

Michel Foucault : l’« Aide au retournement salutaire »

Ecrit par Nadia Agsous , le Mardi, 10 Juin 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

« C’était mai 1968 sauvé ». C’est en ces termes que Christian Revon, ancien religieux devenu avocat, qualifie M. Foucault lorsqu’il parle du personnage, de sa vie, de son action et de l’effet de sa pensée sur sa pratique professionnelle et sa vie quotidienne, dans le texte intitulé Michel Foucault vivant, publié dans l’ouvrage collectif que les éditions de l’Herne ont consacré au philosophe (1).

Hommage ! Reconnaissance ! Admiration ! Car C. Revon avoue avoir été fasciné par la personnalité de M. Foucault, par sa pensée et par-dessus tout par « la marge qu’il entretenait avec la norme et par sa capacité à l’action, sa volonté d’agir, sa liberté […], son homosexualité, sa volonté audacieuse de vivre sa vie sans concession, sans compromis ».

C’est en 1975 que C. Revon a lu Surveiller et punir (2). Cette lecture est intervenue dans un contexte bien particulier dans la trajectoire biographique de l’auteur. Sur le plan personnel, il vivait une situation de désarroi car il acceptait mal le fait d’avoir quitté l’univers religieux. Selon son témoignage, ce livre a « bousculé, inspiré, inquiété » sa vie personnelle notamment professionnelle. A cette époque, C. Revon faisait ses débuts dans la profession d’avocat.

Le Scalp en feu VII par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 04 Juin 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

« Poésie Ô lapsus », Robert Desnos

 

Le Scalp en feu est une chronique irrégulière et intermittente dont le seul sujet, en raison du manque et de l’urgence, est la poésie. Elle ouvre un nombre indéterminé de fenêtres de tir sur le poète et son poème. Selon le temps, l’humeur, les nécessités de l’instant ou du jour, ces fenêtres changeront de forme et de format, mais leur auteur, un cynique sans scrupules, s’engage à ne pas dépasser les dix à douze pages pour l’ensemble de l’édifice.

Lecteur, ne sois sûr de rien, sinon de ce que le petit bonhomme, là-haut, ne lèvera jamais son chapeau à ton passage car, fraîchement scalpé, il craint les courants d’air.

Enfin, Le Scalp en feu est désormais publié simultanément, ou successivement, le hasard décidant de ces choses, sur les sites de Recours au poème et de La Cause Littéraire.

décembre 2013/janvier 2014, Michel Host

Fête du Livre à Talloires, 4e édition du 31 mai au 1er juin 2014

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 03 Juin 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

 

« C’est horriblement douloureux d’écrire, et en plus, il faut que ça plaise aux critiques ! J’arrête ! », in Les mots que j’aime et quelques autres (Points), Jean-Michel Ribes

 

Talloires, la baie des artistes, des peintres, des écrivains, des promeneurs et des amoureux de la nature, a rassemblé ces deux derniers jours de très nombreux aficionados du livre au bord du Lac d’Annecy.

Avec cette manifestation organisée par Jean-Marie Gourio et Marie-Laure Gourmet, attachée de presse aux Editions Robert Laffont, la bonne humeur, le soleil et le succès ont été de la partie.