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Les Chroniques

Un air de liberté (5) - Galops : perspectives cavalières II, Jérôme Garcin

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 15 Octobre 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Invité à un délicieux voyage, le lecteur galope, au fil des pages, au rythme des mots. Que ce soit dans le manège intime, l’équitation, ou dans les arts équestres. Jérôme Garcin, cavalier émérite, virtuose de la plume, offre une chevauchée fantastique au lecteur. Un récit éblouissant qui se déroule à la façon d’un papyrus illustrant une série de fresques humaines. L’ensemble est narré avec sagacité, efficacité, intelligence et fougue, dans un tempo régulier, mélodieux et souple.

A cheval, Jérôme Garcin « appuie, passe, piaffe, rassemble, et disparaît en forêt pour rédiger, dans sa tête et sur ses étriers, la phrase ou le chapitre qui réclament du mouvement, de la poussière blanche et du rêve ». L’un ne va pas sans l’autre. Pour lui, « monter c’est écrire, et écrire c’est monter ». Tandis que sa plume explore les sentes de l’âme, le lecteur le suit avec ravissement, et rencontre ainsi Anne-Marie Philipe, son épouse, pour qui « jouer était un combat et monter, un armistice, presque une réconciliation », puis, son père (éditeur rigoureux et exégète raffiné de Stendhal), qui montait à cheval « pour se dépenser, s’élever, et prendre des risques ».

Je t’aime, je t’aime, Alain Resnais

Ecrit par Sophie Galabru , le Jeudi, 10 Octobre 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED, Côté écrans

 

Inspiré du livre de J. Sternberg, Un jour ouvrable, ce film de Resnais est comme une recherche du temps perdu médicalement assistée. Un groupe de chercheurs proposent à Claude Ridder, après son suicide manqué, l’étrange expérience de remonter le temps, plus précisément un an en arrière, pour une minute. S’ils sélectionnent C. Ridder, ce n’est pas au hasard, il est lui-même un homme que le temps questionne. Le temps est pour Claude une étrangeté de l’existence : tandis que la pendule marque l’heure, le temps ne veut rien dire pour un monde qui ne cessera pas de tourner. Il est trois heures pour un homme, qui sera un jour ou l’autre soustrait de ce monde. Compter les heures est une opération dérisoire pour la grande âme du monde qui pour toujours sera. Et Claude qui prend conscience que le temps ne passe pas pour celui qui l’observe peut dire : « le temps passe pour les autres mais pour moi seul dans cette pièce il ne passe pas. Il était trois heures il y a trois minutes, il sera trois heures dans quinze jours, dans trois siècles ».

Paul Fort à la faveur de Brassens

Ecrit par Jean Bogdelin , le Lundi, 07 Octobre 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

Malbrouck, dont le château se trouve à la jonction de trois frontières, dans le nord-est, était-il un personnage mythique, surgissant goguenard d’une comptine composée pour le Dauphin de France ? Comptine devenue ensuite chant de marche des armées du Roi, puis chanson enfantine dans nos écoles.

 

Malbrouck s’en va-t-en guerre

Mironton, mironton, mirontaine

Malbrouck s’en va-t-en guerre

Ne sait quand reviendra

Souffles - Arche de livres et le Déluge !

Ecrit par Amin Zaoui , le Samedi, 05 Octobre 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Le déluge ! Chaque temps a son déluge ! Chaque pays aussi. Les Livres sacrés ont tous conté la même histoire du déluge, celui de Noé, à chacun son édition rajoutée.

Je ne vous parle pas de ce déluge rapporté par Moïse, par Jésus ou par Mohamed (que le salut soit sur les trois frères ennemis !). Je vous parle du déluge algérien. Et parce que l’heure de chaque déluge est prescrite par le Ciel. Annoncée à travers des signaux célestes. En Algérie l’heure de déluge s’approche.

En signe de cette Heure, les algériens, tous les algériens, regardent leurs montres et hâtent le pas vers nulle part. En bon citoyen, qui aime son pays et apprend par cœur Kassamane, moi aussi j’ai regardé ma montre. Et j’ai remarqué que ses aiguilles avancent dans le sens inverse. Marchent de droite à gauche. Comme dans le sens de l’écriture arabe ! (Juste rappeler aux roumis que l’arabe s’écrit de droite à gauche). Et leur rappeler aussi que  la langue arabe est la langue de l’au-delà. Même Barack Obama, Moshe Dayan, Mao Tsé-toung, Hemingway, Bokassa, De Gaulle et même Abdelmalek Sellal… parleront un jour, le jour dernier, l’arabe. Langue d’Allah.

Le scalp en feu - V

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 25 Septembre 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

« Poésie Ô lapsus », Robert Desnos

Le Scalp en feu est une chronique irrégulière et intermittente dont le seul sujet, en raison du manque et de l’urgence, est la poésie. Elle ouvre un nombre indéterminé de fenêtres de tir sur le poète et son poème. Selon le temps, l’humeur, les nécessités de l’instant ou du jour, ces fenêtres changeront de forme et de format, mais leur auteur, un cynique sans scrupules, s’engage à ne pas dépasser les dix pages pour l’ensemble de l’édifice. Lecteur, ne sois sûr de rien, sinon de ce que le petit bonhomme, là-haut, ne lèvera jamais son chapeau à ton passage car, fraîchement scalpé, il craint les courants d’air.

Enfin, Le Scalp en feu sera, à partir de ce 5e numéro, publié simultanément sur les sites de Recours au poème et de La Cause Littéraire / Septembre 2013.