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Les Chroniques

Les Assises Internationales du Roman 2014 / 19-25 mai 2014

Ecrit par Marie du Crest , le Samedi, 14 Juin 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Samedi 24 mai / 16h 30

Les Subsistances (Verrière)

 

Olivier Py lit trois contes des Frères Grimm

Pour leur huitième édition, les AIR proposent à nouveau une programmation de lectures aux Subsistances. La première est consacrée, en dehors du cadre des textes et auteurs contemporains mis à l’honneur dans la programmation, à trois contes de Grimm choisis par Olivier Py. Ce dernier explique qu’il considère ces textes comme indissociables de la culture européenne, qu’ils l’ont accompagné depuis de longues années, à travers la belle traduction de l’allemand par Marthe Robert.

Son choix s’est arrêté sur trois textes peu connus en France : La Jeune Fille, le Diable et le Moulin ; L’eau de la Vie ; et Jean le Veinard. Olivier Py a d’ailleurs porté à la scène déjà le premier d’entre eux et le reprendra cet été en Avignon.

Robert Mapplethorpe au Grand Palais

Ecrit par Elisa Amaru , le Vendredi, 13 Juin 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

L’exposition Robert Mapplethorpe, qui court jusqu’au 13 juillet 2014 au Grand Palais, couvre deux décennies de la vie de l’artiste newyorkais et plus de 250 photographies. Soit l’évènement de ce printemps et l’une des plus importantes rétrospectives de l’œuvre de l’artiste à l’international. L’occasion pour les visiteurs du monde entier de se plonger avec volupté au cœur de l’univers inclassable d’un électron libre du 20e siècle. Le Mot et la Chose vous entraîne dans l’objectif de Mapplethorpe.

 

Les fleurs du mâle

Le calendrier des actualités culturelles parisiennes réserve parfois des surprises. Ce sont en ce moment rien moins que deux accrochages, autour du nom de Robert Mapplethorpe, que se répartissent deux musées de premier plan. La décision d’exposer Mapplethorpe au Grand Palais s’inscrit dans une volonté de la Réunion des Musées Nationaux de faire dialoguer Arts et manifestions plurielles. Quel autre édifice confronterait en même temps l’empereur Auguste, le vidéaste Bill Viola, le peintre brésilien Portinari, Mapplethorpe et Monumenta par Ilya et Emilia Kabakov ? Accueillerait la FIAC annuelle et les défilés Chanel, la Biennale des Antiquaires ?

Avec Lacan

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 12 Juin 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

J’ai évité de justesse d’intituler cette chronique « Jacques là quand ? », par un calembour digne de l’almanach Vermot, ou, pour être d’emblée dans le propos, digne de Jacques Lacan. Pour vous donner quelque idée de la passion de Lacan pour le calembour, je ne citerai que l’intitulé de deux de ses derniers séminaires de l’ancienne fac de droit : « Les non-dupes errent », « L’insu que sait de l’une-bévue s’aile a mourre ». Dans le cas du second, nous sommes encore un certain nombre à nous demander comment le « déconstruire » (ça joue sur Unbewusste = inconscient chez Freud). C’est que parfois, ce goût du Maître pour le jeu de mots nous mettait sacrément dans l’embarras. Un souvenir précis : Lacan dit, lors d’une rencontre, « De préférer, somme toute, à la trique la bonace ». On prend des notes frénétiquement. « Eh ! comment tu écris bonace ? 2 ss ou c ? » « bonasse » (simple, sans malice, peu d’esprit) ou « bonace » (mer calme, par exemple dans un port) ? Un autre : Le séminaire de 75-76 s’intitulait le « Sinthome ». On a passé l’année à se demander, chaque fois qu’il prononçait le mot, s’il s’agissait du sinthome ou du symptôme.

Un air de liberté (9) - Oiseau de hasard, Alexandre Voisard

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 11 Juin 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

Oiseau de hasard, Les trois vies de Jacques Louis dit Louis, Alexandre Voisard, Bernard Campiche Editeur, novembre 2013, 203 pages, 17 €


« Oiseau de hasard, Alexandre Voisard » ? C’est ainsi que l’a surnommé un colonel de l’armée suisse. Sobriquet que le poète a retenu comme titre de son dernier récit dans lequel il narre les « trois vies » de son grand-père fantôme, Jacques Eugène Louis dit Louis. Ce grand-père, personne n’en parlait dans sa famille : « Quant à mon père, je ne l’ai jamais entendu parler du sien lorsqu’il narrait quelque épisode de son enfance. Et il y aurait eu sans doute suffisamment de matière à récit puisque papa avait dix-huit ans à la mort de son géniteur ».

Michel Foucault : l’« Aide au retournement salutaire »

Ecrit par Nadia Agsous , le Mardi, 10 Juin 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

« C’était mai 1968 sauvé ». C’est en ces termes que Christian Revon, ancien religieux devenu avocat, qualifie M. Foucault lorsqu’il parle du personnage, de sa vie, de son action et de l’effet de sa pensée sur sa pratique professionnelle et sa vie quotidienne, dans le texte intitulé Michel Foucault vivant, publié dans l’ouvrage collectif que les éditions de l’Herne ont consacré au philosophe (1).

Hommage ! Reconnaissance ! Admiration ! Car C. Revon avoue avoir été fasciné par la personnalité de M. Foucault, par sa pensée et par-dessus tout par « la marge qu’il entretenait avec la norme et par sa capacité à l’action, sa volonté d’agir, sa liberté […], son homosexualité, sa volonté audacieuse de vivre sa vie sans concession, sans compromis ».

C’est en 1975 que C. Revon a lu Surveiller et punir (2). Cette lecture est intervenue dans un contexte bien particulier dans la trajectoire biographique de l’auteur. Sur le plan personnel, il vivait une situation de désarroi car il acceptait mal le fait d’avoir quitté l’univers religieux. Selon son témoignage, ce livre a « bousculé, inspiré, inquiété » sa vie personnelle notamment professionnelle. A cette époque, C. Revon faisait ses débuts dans la profession d’avocat.