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Jeunesse

Lindbergh La fabuleuse aventure d’une souris volante, Torben Kuhlmann

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 13 Février 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Lindbergh La fabuleuse aventure d’une souris volante, Éditions NordSud, novembre 2014, 96 pages, 15 € . Ecrivain(s): Torben Kuhlmann

 

Tout commence avec la curiosité démesurée d’une souris. Une simple souris qui hante les « bibliothèques pour lire les livres des hommes ». Une souris qui s’aperçoit que ses congénères ont disparu, victimes des nouvelles méthodes de dératisation ou exilées de l’autre côté de l’océan. Elle décide alors de les rejoindre en inventant une machine volante.

Étape après étape, élaborant des plans savants, rassemblant son matériel au péril de sa vie – car chats et hiboux guettent la dernière survivante –, la souris construit un premier modèle inspiré des ailes des chauves-souris. Mais l’essai est peu concluant, les deux grandes ailes ne la portent qu’un instant et se brisent lors de la rude retombée sur le sol.

« L’ingénieuse petite souris travailla de longues semaines sur son invention. Elle devait s’aventurer toujours plus loin pour voler le matériel nécessaire. Les hommes s’étonnaient du nombre grandissant d’objets qui disparaissaient de leurs maisons. Cependant, au milieu de tout ce bric-à-brac, une machine volante sophistiquée prenait forme ».

Elles ont réalisé leur rêve, Philippe Godard et Jo Witek

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 29 Janvier 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, La Martinière Jeunesse

Elles ont réalisé leur rêve, septembre 2014, 224 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Philippe Godard et Jo Witek Edition: La Martinière Jeunesse

 

Dans ce grand format, épais et à la couverture attrayante, se dissimulent cinquante portraits de femmes d’exception. Destiné à un public adolescent, ce documentaire plein de vivacité et engagé souhaite éclairer les adultes de demain et leur offrir des modèles féminins dans tous les domaines de la vie : arts, sciences, politique, mode, sport, histoire ou philosophie.

Depuis le début du XXe siècle jusqu’à nos jours, ces femmes ont exploré, repoussé les limites du savoir et de la condition féminine, elles se sont battues pour trouver leur place et exister, elles ont créé et fait avancer la pensée de leur temps. Toutes ont en commun d’avoir suivi et réalisé leurs rêves, ou du moins d’avoir essayé, ouvrant la porte à d’autres femmes. Colette y côtoie Vivienne Westwood, Simone Weil Nina Hagen, Frida Kahlo Angela Davis. Patti Smith salue Aung San Suu Kyi et Ariane Mnouchkine rencontre Diane Arbus. Et à travers ces portraits contrastés, ces parcours hauts en couleurs, se dessinent les multiples visages de la féminité.

Abris, Emmanuelle Houdart

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 26 Janvier 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Les Fourmis Rouges

Abris, octobre 2014, 32 pages, 18 € . Ecrivain(s): Emmanuelle Houdart Edition: Les Fourmis Rouges

 

Emmanuelle Houdart poursuit son exploration des différentes facettes de la vie avec un album en solo consacré aux Abris. Une lecture destinée aux plus petits des lecteurs et sans aucune limite d’âge, ajouterons-nous. Et c’est bien tous les âges de la vie qui se retrouvent dans cet ouvrage cyclique, de l’enfant à naître jusqu’au vieil homme ; et où les refuges se font cercles, nids, ventres, maisonnettes, cabanes, lits ou bras où se lover. Autant de lieux propres à susciter la rassurance, la chaleur et la sécurité. Mais ce que dépeint et dit aussi avec talent l’auteure illustratrice, c’est que l’abri premier, primordial, celui qui est essentiel à tous, à toutes les époques de la vie, c’est bel et bien l’amour et son accorte cohorte : l’amitié, la joie, le partage.

Chaque abri prend place en une double page singulière, où des êtres différents et pourtant très semblables sont mis en scène dans des teintes, des postures, des situations uniques. Une phrase ou quelques mots dans une large police colorée à chaque fois différente, accompagne les images fourmillant de détails, de délicatesses et d’éléments surprenants.

L’héritage du clan Morgan, Justine Jotham

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

L’héritage du clan Morgan, Editions Oskar, août 2014, 160 pages, 13,95 € . Ecrivain(s): Justine Jotham

 

Une fois n’est pas coutume.

Au milieu de cette richesse inégalée de chroniques de publications en tous genres qu’offre La Cause Littéraire, risquons cette courte analyse d’un roman pour les jeunes (de sept à soixante-dix-sept ans, s’entend).

Justine Jotham les connaît bien, les jeunes, et en particulier les adolescents, puisqu’elle leur enseigne notre belle langue et leur fait connaître nos belles-lettres.

Les personnages de ce roman policier à la fraîcheur juvénile sont, littérature jeunesse oblige, des adolescentes, des lycéennes, Béa et Tess, dont le caractère, fait à la fois de naïveté et de ténacité, séduit d’entrée de texte.

Détectives de père en fils, tome 1, Rohan Gavin

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 13 Janvier 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gallimard Jeunesse

Détectives de père en fils, tome 1, traduit de l’anglais par Anne Kriel, octobre 2014, 385 pages, 17,50 € . Ecrivain(s): Rohan Gavin Edition: Gallimard Jeunesse

 

Plutôt prenante cette enquête et très british – pour cause l’auteur est anglais, elle se déroule d’ailleurs dans la ville de Londres et alentour. Élémentaire mon cher Watson ! (réplique du film Le Retour de Sherlock Holmes, 1929).

Des enfants surdoués à faire peur, du suspense, de l’humour, des frissons, de la magie noire, une bonne dose de psychologie et de pathos familial, une touche d’excentricité, une pincée de Scotland Yard et quelques véritables cadavres, le tout sur un ton suffisamment léger pour que le livre soit recommandé à partir de 10 ans, cependant 12 me paraît plus raisonnable. L’enquête dure tout de même 380 pages, avec un foisonnement de détails et des longueurs qui peuvent décourager de jeunes lecteurs. Il y manque peut-être un peu de densité donc et le costume en tweed peut ne pas plaire à tout le monde, mais la lecture est toutefois agréable et on a toujours envie de connaître la suite, preuve que la mayonnaise a pris.