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Jeunesse

L’héritage du clan Morgan, Justine Jotham

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 23 Janvier 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

L’héritage du clan Morgan, Editions Oskar, août 2014, 160 pages, 13,95 € . Ecrivain(s): Justine Jotham

 

Une fois n’est pas coutume.

Au milieu de cette richesse inégalée de chroniques de publications en tous genres qu’offre La Cause Littéraire, risquons cette courte analyse d’un roman pour les jeunes (de sept à soixante-dix-sept ans, s’entend).

Justine Jotham les connaît bien, les jeunes, et en particulier les adolescents, puisqu’elle leur enseigne notre belle langue et leur fait connaître nos belles-lettres.

Les personnages de ce roman policier à la fraîcheur juvénile sont, littérature jeunesse oblige, des adolescentes, des lycéennes, Béa et Tess, dont le caractère, fait à la fois de naïveté et de ténacité, séduit d’entrée de texte.

Détectives de père en fils, tome 1, Rohan Gavin

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 13 Janvier 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gallimard Jeunesse

Détectives de père en fils, tome 1, traduit de l’anglais par Anne Kriel, octobre 2014, 385 pages, 17,50 € . Ecrivain(s): Rohan Gavin Edition: Gallimard Jeunesse

 

Plutôt prenante cette enquête et très british – pour cause l’auteur est anglais, elle se déroule d’ailleurs dans la ville de Londres et alentour. Élémentaire mon cher Watson ! (réplique du film Le Retour de Sherlock Holmes, 1929).

Des enfants surdoués à faire peur, du suspense, de l’humour, des frissons, de la magie noire, une bonne dose de psychologie et de pathos familial, une touche d’excentricité, une pincée de Scotland Yard et quelques véritables cadavres, le tout sur un ton suffisamment léger pour que le livre soit recommandé à partir de 10 ans, cependant 12 me paraît plus raisonnable. L’enquête dure tout de même 380 pages, avec un foisonnement de détails et des longueurs qui peuvent décourager de jeunes lecteurs. Il y manque peut-être un peu de densité donc et le costume en tweed peut ne pas plaire à tout le monde, mais la lecture est toutefois agréable et on a toujours envie de connaître la suite, preuve que la mayonnaise a pris.

Histoire imaginaire sans queue ni tête, Yulia Horst et Daria Rychkova

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 07 Janvier 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Actes Sud Junior

Histoire imaginaire sans queue ni tête, traduit du norvégien par Aude Pasquier, septembre 2014, 40 pages, 16 € . Ecrivain(s): Yulia Horst et Daria Rychkova Edition: Actes Sud Junior

 

Il n’y a aucun mérite à saluer un premier album primé par la Foire internationale de Bologne. Pourtant nous allons ici hurler avec les loups ou plutôt les louveteaux pour parler de cette superbe Histoire imaginaire. Nous voici dans un monde où tout un chacun a non seulement une tête, deux jambes et deux bras, mais une queue. « Mais personne ne s’en rendrait compte. Parce qu’avoir une queue, ce serait aussi normal que d’avoir des bras ou des jambes ». Et la présence de cet appendice caudal réapparu des temps anciens, réminiscence de nos ancêtres de tous poils et à plumes, change grandement la donne.

Que peut-on faire avec cette élégante touffe de poils accrochée à son postérieur ? Ici, nul embarras : la queue fait partie du quotidien et elle a prouvé ses atouts. Côté pratique, question ménage ou look, mais aussi en matière de séduction et de parade amoureuse, la queue n’a pas son pareil pour accompagner chaque situation de la vie ou pour favoriser la réussite dans tel ou tel métier.

Lune et l’Ombre (T.1) Fuir Malco, Charlotte Bousquet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 18 Décembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Gulf Stream Editeur

Lune et l’Ombre (T.1) Fuir Malco, mai 2014, 256 pages, 13,90 € . Ecrivain(s): Charlotte Bousquet Edition: Gulf Stream Editeur

 

Ce premier tome de la trilogie Lune et l’Ombre emporte littéralement le lecteur dans une course éperdue où se réalise le rêve fou de nombre d’entre nous : entrer dans l’univers d’un tableau. On retrouve bien ici les goûts et le style de Charlotte Bousquet, tissant avec habileté la trame d’un univers où se révèle la magie, où l’on a tout autant envie d’apprendre que de partir à l’aventure, où l’on frissonne d’effroi et de plaisir.

Lune est une jeune fille de 13 ans, passionnée de peinture. Depuis peu, elle subit une affection rare qui la prive de son activité artistique et de tout contact social : elle a perdu la vision des couleurs. Le monde n’est plus qu’une palette grise, terne, vide de sens. Certains pensent que Lune somatise depuis que sa mère s’est mise en couple avec Malco, un écrivain au caractère sombre. Mais Lune sait qu’il n’en est rien. D’ailleurs son mal empire, elle perd également l’odorat mais cela elle ne l’avouera jamais. Finira-t-elle par perdre les cinq sens ?

Contes de Grimm, Philip Pullman

Ecrit par Cathy Garcia , le Mercredi, 17 Décembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Contes, Gallimard Jeunesse

Contes de Grimm, octobre 2014, traduit de l’anglais par Jean Esch, images de Shaun Tan, 496 pages, 35 € . Ecrivain(s): Philip Pullman Edition: Gallimard Jeunesse

 

Quel superbe ouvrage, se dit-on aussitôt que l’on a cette « bible » entre les mains, bible par son format et son épaisseur mais aussi par la sensation que l’on tient entre les mains un livre sacré. La beauté des œuvres qui l’illustrent y est pour beaucoup. L’artiste Shaun Tan s’est pour cela inspiré des sculptures de pierre des Inuits et de statuettes en terre de l’art précolombien. Tout art traditionnel sachant insuffler pouvoir et magie à des matériaux à la fois bruts comme la pierre et la terre, et comme le sont les innombrables contes, ici recueillis par les frères Grimm et donc puisés au terreau de l’imaginaire européen, taillés dans le roc de l’imaginaire collectif universel et polis au cours des siècles de mains en mains et de bouche en bouche. Ici on en retrouve cinquante, des plus célèbres aux plus méconnus, dont Philippe Pullman s’est emparé pour les faire passer par sa propre langue, l’Anglais donc, puis retranscrits pour nous en Français par Jean Esch, qui a conservé au plus près les couleurs et le ton particuliers de l’auteur.