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Jeunesse

Les animaux des villes, Nadia Budde

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 31 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Les animaux des villes, L’Agrume, septembre 2014, 144 pages, 20 € . Ecrivain(s): Nadia Budde

 

« Dans certaines grandes villes, il y a deux fois plus d’animaux sauvages que dans la campagne environnante. Alors que les citadins fuient vers les campagnes, la nature se réfugie dans les villes : adieu la monotonie de l’agriculture moderne, les fertilisants, les pesticides, les rivières canalisées et les chasseurs. En route pour les jardins publics, les espaces verts et les poubelles ».

Forte de ce constat, Nadia Budde nous entraîne à la découverte de cette faune urbaine méconnue et nous révèle certains de leurs secrets. Parcourant les zones urbaines de toute la planète, elle dresse le portrait saisissant, souvent loufoque de ces créatures que nous côtoyions sans trop les voir ou dont nous n’avons même pas conscience.

Le ton faussement naturaliste et l’aspect documentaire se doublent d’un humour désopilant jaillissant tantôt du texte tantôt des illustrations. Le travail de typographie très réussi permet une lecture accessible et proche de l’écriture à la main, avec des traits épais. Quant aux images, travaillant là aussi avec d’épais contours noirs et des couleurs très contrastées, l’auteure développe un style dynamique et efficace qui parlera aux enfants comme aux parents. La plupart des images se focalisent sur le personnage évoqué, en solo sur fond de couleur profonde pour les pages de chapitres, en solo ou en groupes dans le chapitre lui-même.

Max et les poissons, Sophie Adriansen

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 28 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Max et les poissons, éd. Nathan, février 2015, 94 pages, 5 € . Ecrivain(s): Sophie Adriansen

 

Juillet 1942. Max Geiger va fêter ses huit ans, mais la veille une rumeur se répand. Max reste persuadé que le lendemain, il n’y aura aucun autre événement que son anniversaire. D’ailleurs, le mot « rafle » est étranger à son vocabulaire. Son dictionnaire ne dit rien d’autre que : « De l’allemand raffen. Emporter vivement. Opération policière exécutée à l’improviste dans un lieu suspect. Arrestation massive de personnes ».

La vie avant la guerre, Max ne s’en souvient plus. En revanche, il se fait une idée assez précise de ce qu’est la guerre pour lui : « La guerre, ça fait marcher les Allemands dans les rues et serrer fort les mains des petits garçons. […] La guerre, ça commence l’été et ça empêche de faire des châteaux de sable. La guerre, ça empêche d’aller se baigner dans l’eau salée ». De plus, à l’école, les enfants posent leurs regards sur son étoile avant même de lever les yeux sur son visage : « Le soleil fait briller mon étoile. Comme si elle était cousue de fils d’or. Papa m’a dit qu’il ne fallait pas que je m’inquiète. L’étoile, c’est pour savoir qu’on est bien nous, m’a-t-il expliqué ».

Poèmes follets et chansons follettes, Cathy Garcia

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 23 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, La Une Livres, Poésie

Poèmes follets et chansons follettes, éditions Nouveaux Délits, octobre 2014, illustrations de Joaquim Hock, 54 pages, 15 € . Ecrivain(s): Cathy Garcia

 

Valse des couleurs, bestiaire tendre et malicieux, nature en fariboles et enchantée composent ces Poèmes follets et chansons follettes dans lesquels Cathy Garcia nous embarque pour « vagavoler » et se balader dans son univers. La poétesse se fait fée et sorcière, déléguant l’art du pinceau à son comparse Joaquim Hock.

« Un chat ça pense, et avant tout à sa panse.

Entresort a faim, enfin !

Mais l’homme, lui, écoute ses pas, flip, flop,

et sourit tout bas.

Un homme, un chat…

Par quel hasard, cette promenade ?

J’habite ici, Michel Van Zeveren

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 16 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, L'école des loisirs

J’habite ici, mars 2015, 30 pages, 11,50 € . Ecrivain(s): Michel Van Zeveren Edition: L'école des loisirs

 

Michel Van Zeveren aime les loups. Qu’ils avalent des petits lapins ou qu’ils fassent la classe, il dessine des loups. Il aime aussi les histoires qui font un peu peur aux petits enfants comme aux petits gorilles, les sorcières ou les pseudo monstres, voire les fantômes.

Dans ce nouvel album, il réunit ses personnages fétiches avec une cohorte de loups fantômes qui viennent déranger le sommeil du juste d’un chasseur à barbe grise et vieux tromblon. Enfin, on se demande qui dérange qui dans cette cabane au fonds des bois car le chasseur ronfle comme un sonneur empêchant de dormir les sympathiques têtes de loups en trophée qui ornent le mur de sa chambre ; ainsi qu’une petite souris qui revient comme autant de clins d’œil d’une page à l’autre.

Ronflant, puant du bec et des pieds, le chasseur a tout d’un prince charmant. Mais le voilà qui s’éveille lorsqu’un bruit se fait entendre dans la cuisine. Qui est-ce ? Un loup blanc. Surprise. Colère. Ce n’est pas un loup ordinaire : il résiste aux coups de fusil et de hache et même aux flèches. Lorsqu’il traverse le mur, le chasseur capitule. Ce loup habite ici lui aussi et il lui faudra bien faire avec.

Lune et l’Ombre, 2. Forger le lien, Charlotte Bousquet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 12 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gulf Stream Editeur

Lune et l’Ombre, 2. Forger le lien, janvier 2015, 207 pages, 13,90 € . Ecrivain(s): Charlotte Bousquet Edition: Gulf Stream Editeur

 

Dans ce deuxième opus, nous quittons la mise en place de l’intrigue et les premiers contacts avec le monde étrange de Lune : un univers où elle se déplace de tableau en tableau, et où elle a le pouvoir de transformer la réalité en dessinant à son tour.

« Le crayon crisse sur la feuille blanche. Un peu de brun, un peu de jaune : je dessine les escargots de la chanson de Prévert pour les offrir à ma mère. Ma grand-mère m’observe avec attention. Quand ils sont terminés, elle tapote du bout des doigts une coquille. Aussitôt, l’escargot se rétracte dans son drôle de colimaçon. Interloquée, je lève les yeux vers mamie. Celle-ci pose doucement le doigt sur mes lèvres.

‒ Personne ne doit savoir, petite Lune ! C’est un secret ».

Malmenés par Malco, Lune et son ami Léo ont tout juste le temps et la force de se réfugier dans Une partie de croquets où la belle Rosalie et ses amis prennent soin d’eux, avant une nouvelle irruption des ombres au service de Malco.