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Jeunesse

Pyjama Party, Bïa et Caroline Hamel

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 23 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Pyjama party, chansons écrites et interprétées par Bïa, illustrations de Caroline Hamel, musiques de Bïa, Erik West-Millette et Sacha Daoud, Editions La Montagne secrète, novembre 2012, 40 pages, 19,50 € . Ecrivain(s): Bïa et Caroline Hamel

 

 

Pyjama party, c’est un cocktail musical qui décoiffe. Dans votre salon, dans votre chambre, dans votre voiture, vous pouvez même aller le voir en spectacle. Si vous êtes un enfant, vous vous régalerez ; si vous êtes l’heureux parent d’un enfant, vous vous amuserez comme un fou ; si vous n’avez pas d’enfant, et bien assumez l’enfant qui est en vous et venez prendre part à une fête débridée, aux chansons addictives et pleines de peps.

L’auteur-compositeur interprète québécoise Bïa est aux commandes des festivités et module sa voix, riche et profonde, pour servir les différents morceaux de cette party : elle entraîne son public dans une découverte des genres musicaux tout en brossant des portraits animaliers loufoques et originaux avec ses deux complices compositeurs, Erik West-Millette et Sacha Daoud.

Kiki King et Kiki fait caca, Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 07 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Seuil Jeunesse

Kiki King de la banquise et Kiki fait caca, avril 2013, 48 et 32 pages, 8,90 € et 5,90 € . Ecrivain(s): Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba Edition: Seuil Jeunesse

 

 

Vous pouvez n’ouvrir que l’un de ces deux albums, c’est vrai, mais ce serait dommage. Vous pourriez même vous arrêter à la couverture intérieure qui est un récit fabuleux en deux pages frisées chronologiquement, mais là encore, vous passeriez à côté de quelque chose de fou, de délirant, capable de vous amener au bord de la crise de rire. Bon, avant tout, il faut savoir que s’il y a deux livres, c’est pour une bonne et simple raison. Deux formats pour une même série : de grands livres pour les grandes aventures, les « épopées » et des « riquiquis pour les sujets du quotidien ». Ce qui permet au lecteur d’envisager Kiki comme le King de la banquise : dans son héroïsme, sa beauté, sa détermination à faire le bien ; mais aussi comme un enfant comme les autres qui a des problèmes d’enfant comme tous les enfants.

Nox, Ailleurs (2), Yves Grevet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 04 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Nox, Ailleurs (2), Editions Syros, avril 2013, 432 pages, 16,90 € . Ecrivain(s): Yves Grevet

 

 

Ailleurs constitue la suite et le dénouement de la série Nox. Yves Grevet y tient les promesses du premier volet, précédemment chroniqué dans notre revue. Un roman d’aventures trépidant, des personnages riches, face à des choix difficiles, une écriture fluide et efficace.

Le brouillard plonge toujours la ville basse dans une nuit permanente. Les gens de la ville haute profitent toujours sans s’en rendre compte d’une vie privilégiée et préservée. Nos héros adolescents sont à présent de jeunes adultes confrontés à leur survie et à celle de leurs enfants, nouveaux nés ou à naître. Chaque pas, chaque décision peut avoir un impact crucial sur l’avenir. Ce volume est celui de l’accès à la maturité et celui de l’entraide. Celui où l’on choisit réellement qui l’on est et ce que l’on défend.

L'étrange réveillon, Bertrand Santini/Lionel Richerand

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 17 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Grasset

L’étrange réveillon, Bertrand Santini, Lionel Richerand, Grasset-Jeunesse, octobre 2012, 13,50 € . Ecrivain(s): Bertrand Santini Edition: Grasset

 

L’étrange réveillon est un album pour la jeunesse qui se situe à l’intersection exacte de deux cours d’eau magnifiques, d’une précise tempétuosité : celui de Tim Burton (oh vous qui êtes séduit par le gothique, ne changez pas de route, cet album est fait pour vous) et celui d’Edward Gorey, moins connu mais non moins intense, d’une intensité qui conjugue l’inoubliable.

Cette filiation profonde tient en premier lieu aux dessins, qui nous surprennent dans leur hiératisme presque, dans la façon qu’ils ont de conjuguer l’épure, sachant également, à chaque fois que cela est nécessaire, se perdre presque en une profusion de détails qui nous enchantent, notre attention devenant soudain cette main tendue qui cherche à attraper le plus infime trait et à lui donner une signification. Si le noir, filiation oblige, trône, le dessinateur en joue comme en jouait Manet, c’est-à-dire comme s’il s’agissait d’une véritable couleur. Et se sert des autres couleurs présentes dans l’album pour exaucer celle-ci, précisément l’exaucer, la rendant à son trouble originel. À son trouble sans fin. Afin que ce noir nous apparaisse comme le noir de l’inconscient. Afin qu’il nous happe et nous entraîne en son fond, où l’on débusque une histoire rimée, qui achève de tisser, au moyen d’une ferveur et d’une délicatesse, la filiation avec Burton et Gorey.

Un poisson en avril, Eric Sanvoisin et Sayaka Abe

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 15 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Le Buveur d'encre

Un poisson en avril, mars 2013, 30 pages, 12 € . Ecrivain(s): Eric Sanvoisin et Sayaka Abe Edition: Le Buveur d'encre

 

En avril ne te découvre pas d’un fil ; en avril les hirondelles annoncent le printemps mais ne font pas le bonheur ; mais en avril surtout, il y a des poissons. Des poissons qui parent le dos des passants, des poissons qui font pouffer les enfants et sourire d’un air entendu les adultes. Chaque année le rituel est le même : préparation et joie de la conspiration, rires des blagueurs et des « empoissonnés » réunis, passage du poisson de papier vers un autre destinataire. C’est l’un de ces voyages que raconte cet album nostalgique et réjouissant, aux pages sépia un peu passées, au format carré maniable et englobant qui sera saisi à pleines mains par les plus jeunes lecteurs.

Voici donc comment Sam a préparé son poisson. La tête de Sam est « un aquarium plein de poissons » et il en choisit un qu’il dessine puis façonne le mieux possible. Voilà le poisson collé dans le dos de la grande sœur qui s’en débarrasse aussi sec. La mère puis le père jouent le jeu et font à leur tour la blague à un autre… jusqu’à ce que le poisson finisse sur le dos de… Sam !