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Jeunesse

Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur, Luis Sepúlveda

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mercredi, 29 Octobre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Espagne, Métailié

Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur, traduit de l’espagnol (Historia de un caracol que descubrió la importancia de la lentitud) par Anne-Marie Métailié, octobre 2014, dessins de Joëlle Jolivet, 6 . Ecrivain(s): Luis Sepulveda Edition: Métailié

Un escargot n’est ni une mouette, ni un chat, ni une souris. Eux peuvent voler ou courir, sauter, alors que l’escargot va toujours lentement, très lentement. Pourquoi va-t-il si lentement ? Pourquoi n’a-t-il pas d’autre nom que « l’escargot » ? Ces questions ne cessent de tourner dans la tête de l’escargot qui voudrait tant savoir. Ce n’est visiblement pas auprès des autres escargots, bien installés dans la confortable ombre des acanthes, un peu éloignés des maisons des hommes. Il finit même par agacer avec ses questions. Alors il va partir à la recherche des réponses. Des réponses qui pourront lui permettre de comprendre sa lenteur et peut-être de trouver un nom.

Dans sa lente aventure, il rencontrera des êtres aussi lents que lui, d’autres plus rapides mais que sa lenteur va lui permettre de rencontrer. La tortue saura lui donner ou révéler son nom et il découvrira la menace qui pèse sur le jardin, les acanthes et le refuge des siens. Il choisira alors de faire ce qu’il estime nécessaire, même au prix de dangers inconnus et terrifiants pour au moins sauver ceux qui ont choisi de résister, même si c’est en prenant le chemin de l’exil.

Poupoupidours, Benjamin Chaud

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 28 Octobre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Poupoupidours, Hélium, septembre 2014, 32 pages, 15,90 € . Ecrivain(s): Benjamin Chaud

Petit ours est de retour pour une nouvelle aventure, aussi pleine d’une jubilante fantaisie et d’une douce atmosphère que les précédentes. Son créateur Benjamin Chaud lui offre une rencontre de taille puisqu’il le confronte avec le monde fabuleux du cirque.

Petit ours part pour une simple promenade où l’on ressent les plaisirs éprouvés par l’ourson : « C’est le soleil qui éclaire un chemin, un chemin que Petit ours n’avait pas encore vu. Un chemin qui sent bon la noisette et qu’il a terriblement envie de suivre ». Une découverte en amenant une autre, il poursuit sa route, ouvert à toutes les sensations, à toutes les curiosités ; jusqu’au moment où, intrigué, il plonge dans un trou qui l’amène vers une grotte…

Et soudain, le voilà arrivé en plein milieu d’un campement réunissant de bien étranges individus, « une faune d’artistes en pleine préparation ». Or, derrière le rideau qui s’ouvre sur le chapiteau, Petit ours croit apercevoir « le popotin de Papa ours ». Il n’a pas rêvé, voici Papa ours, tout en haut des gradins, parmi les spectateurs, « coiffé d’un très joli chapeau pointu ». Mais que peut-il faire là ? Petit ours part à la poursuite de son Papa qui enchaîne les numéros, d’une double page à l’autre, entre les acrobates, les pyramides de tigres et les animaux à roulettes. Mais ne dévoilons pas toutes les surprises cachées sous le grand chapiteau du cirque…

La Gueule du loup, Marion Brunet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 23 Octobre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Sarbacane

La Gueule du loup, août 2014, 232 pages, 15,50 € . Ecrivain(s): Marion Brunet Edition: Sarbacane

 

La Gueule du loup nous propose un récit complexe qui bascule d’un genre à l’autre, sans crier gare, du récit de voyage au thriller, du roman psychologique au récit initiatique. La page d’ouverture laisse entendre qu’un drame angoissant se déroule et cette ombre planera sur tout le récit qui commence pourtant de façon légère : Lou et Mathilde s’offrent des vacances au bout du monde avant d’entrer dans l’univers des adultes.

« ‒ Une vraie pause avant la fac, Lou ! On lâche les connards du lycée ! Nous deux, en maillot sur une pirogue à balancier, au milieu d’un lagon de pub pour gel-douche.

Voilà. C’est comme ça qu’elles sont arrivées là toutes les deux, en maillot sur une pirogue à balancier, au milieu d’un lagon de pub pour gel-douche.

Lou écrase sa clope au fond de la pirogue. Mathilde nage vers elle, la tête immergée, son tuba dressé fièrement vers un ciel sans nuage. Elle se cogne dans le bois du balancier et surgit en crachotant ».

Les Aventures de Dolorès Wilson : Turbulences à bord et L’abominable Ours bipolaire, Mathis et Aurore Petit

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 21 Octobre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Les Fourmis Rouges

Les Aventures de Dolorès Wilson : Turbulences à bord et L’abominable Ours bipolaire, août 2014, 32 p. et 7,90 € chacun . Ecrivain(s): Mathis et Aurore Petit Edition: Les Fourmis Rouges

 

En février dernier, nous découvrions Les Aventures de Dolorès Wilson, une série de mini-romans destinée aux jeunes lecteurs. Dolorès, « intérimaire de 1ère classe », « intérimaire de l’impossible », reprend aujourd’hui du service pour deux aventures aussi loufoques que les précédentes ; aventures qui l’entraînent dans des contrées lointaines, toujours secondée par son chien, Doug, amateur de Petits Durs et meilleur ami de l’intrépide jeune fille aux binocles rouges. Sous une apparence banale, Dolorès dissimule un super pouvoir qui lui permet de se transformer en une « magnifique guerrière », capable de tous les exploits.

Dans Turbulences à bord, Dolorès devenue hôtesse de l’air d’un jour, accompagne rien moins que La Présidente et sa famille dans leur voyage vers « une île top secrète ». Une mission au premier abord simple et idyllique. Dolorès et Doug se voient déjà bronzant sur la plage. Mais le rejeton présidentiel est une peste qui s’en prend à Doug, déclenchant une série de catastrophes mettant en jeu un garde du corps robotisé, une muselière, le jeu du petit baigneur et du requin.

D’Images et de bulles (11) - Mots rumeurs, mots cutter, Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 15 Octobre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gulf Stream Editeur

Mots rumeurs, mots cutter, septembre 2014, 72 pages, 15 € . Ecrivain(s): Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini Edition: Gulf Stream Editeur

 

Après Rouge Tagada, le premier opus de cette série de BD faisant un focus sur chaque ado d’une photo de classe imaginaire, Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini se consacrent à Léa, une jeune fille aux prises avec les effets pervers d’une rumeur et à une manipulation de son image, phénomène de plus en plus fréquent à notre époque où la technologie est devenue banale et omniprésente et où la média-mania amène bien trop souvent la sphère privée en place publique.

Léa n’a jamais fait trop de vagues au collège, elle connaît les codes et les règles qui permettent d’être dans les bonnes grâces des plus en vue, comme le fait de supporter à longueur de journées des gens plutôt inintéressants ou suiveurs. Cette machinerie bien huilée va se gripper le jour où elle rencontre Mattéo, un garçon qui la trouve à son goût et avec lequel elle s’entend bien, partageant de plus en plus de moments ensemble. Malheureusement pour Léa, Solveig a des vues sur ce garçon et elle prépare une vengeance dans l’ombre.