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Jeunesse

La mort préfère Ava, Maïté Bernard

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 22 Mars 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Syros

La mort préfère Ava, août 2013, 280 pages, 16,90€ . Ecrivain(s): Maïté Bernard Edition: Syros

 

 

Comment se consacrer à sa vie d’adolescente lorsque l’on peut voir les morts et que des fantômes ne cessent d’apparaître, interrompant vos activités et vos discussions les plus privées ? Avec bien des difficultés, comme le démontre le quotidien d’Ava.

Notre héroïne se trouve sur l’île de Guernesey pour des vacances bien remplies. Initiée à son rôle de consolateur dans le précédent volume, la jeune fille doit participer à sa première assemblée annuelle des consolateurs de fantômes. Elle poursuit également, en compagnie de Cécilia Watson, sa formatrice, son recensement des fantômes des îles britanniques et sa présentation des groupes de consolation pris en charge par les fantômes volontaires.

Vous ne tuerez pas le printemps, Béatrice Nicodème

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 22 Février 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gulf Stream Editeur

Vous ne tuerez pas le printemps, janvier 2014, 338 p. 15 € . Ecrivain(s): Béatrice Nicodème Edition: Gulf Stream Editeur

 

Dans cette nouvelle intrigue mêlant récit policier et reconstitution historique, Béatrice Nicodème nous entraîne en pleine 2ème Guerre mondiale, au cœur des services secrets britanniques, et plus particulièrement du S.O.E. (Special Operations Executive) créé par Churchill pour seconder les activités de la Résistance française et préparer le débarquement des troupes alliées.

Le lecteur suit ainsi la première ‒ et périlleuse ‒ mission d’Elaine, une Anglaise de 19 ans en tant qu’opératrice. « Elle n’ignore pas que l’opérateur radio est l’agent le plus exposé, et que son espérance de vie, une fois en France, ne dépasse guère six semaines. En cas d’arrestation, elle devra coûte que coûte garder le silence pendant quarante-huit heures afin de laisser aux agents de son réseau le temps de disparaître ». Malgré de telles perspectives, Elaine se réjouit de rejoindre le terrain et d’écrire le prochain chapitre de son histoire.

Lune mauve, tome 3, L’Affranchie, Marilou Aznar

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 21 Février 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Casterman

Lune mauve, tome 3, L’Affranchie, janvier 2014, 314 p. 15 € . Ecrivain(s): Marilou Aznar Edition: Casterman

Après deux premiers volets prenants et efficaces, la série Lune mauve prend un nouveau départ. Séléné, la lycéenne attachante et maladroite, a cédé la place à une jeune guerrière. Nous avions quitté l’héroïne en proie avec les enjeux de son lourd destin : celui de la Messagère capable de relier deux mondes parallèles, le notre et Viridan, le monde de sa mère, issu d’une civilisation mésopotamienne disparue. Après une première quête à la recherche de sa mère, Séléné a dû se battre pour trouver un remède au virus qui décimait les femmes de Viridan. Il lui a fallu se soumettre à la volonté d’Ishtar la déesse Lune et épouser Vadim, l’héritier du trône. Mais, au début de L’Affranchie, ce mariage n’est plus qu’un lointain souvenir : la jeune fille s’est enfuie, bien décidée à ne plus quitter son monde et à reprendre la maîtrise de sa vie.

La voici donc de retour à Darcourt où elle retrouve ses amis et la routine du lycée. On notera la présence toujours réjouissante de Rimbaud Félix d’Ollières, pourfendeur de teignes en tous genres et rhétoriqueur de talent, celle plus torve de Scarlett, bloggeuse en herbe et dénicheuse de potins racoleurs. Tout semble revenu à la normale : les cours pénibles et leurs sempiternels travaux à rendre, les profs tous plus barbants et toqués les uns que les autres, Alexia la cousine star du lycée et sa cohorte de fans hargneuses. Sa relation avec Thomas semble renaître de ses cendres et Séléné peut partager son lourd secret avec son père, universitaire féru de poésie et rêveur au grand cœur.

Pourquoi pas moi ?, Claire Gratias et Sylvie Serprix

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 03 Février 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Pourquoi pas moi ?, Belin jeunesse, septembre 2013, 40 pages, 12,90 € . Ecrivain(s): Claire Gratias et Sylvie Serprix

 

Tous les oiseaux ont des ailes. Tout le monde sait cela. Or, que se passe-t-il lorsque, dans une nichée, un oisillon est dépourvu d’ailes ? Et bien, il y a du rififi chez les passereaux. Cette histoire pourrait rappeler par certains côtés le conte du Vilain petit canard. Mais ici, pas d’erreur en l’espèce, le petit dernier est bel et bien un passereau, simplement il n’a pas d’ailes. C’est « un Oiseau-Pierre » diagnostique l’oncle Corbeau qui est un peu sorcier !

Voué à sautiller, cloué au sol, le jeune Pierrot se contente de regarder ses frères et sœurs qui apprennent à voler. Si les écureuils se moquent de lui, cela ne le peine pas. Il est trop occupé à observer tout ce qui l’entoure et en particulier « le Grand Arbre », « l’arbre aux mille branches » où se posent des oiseaux de toutes sortes. Il voudrait aller jusqu’au Grand Arbre pour voir le monde. Pour y parvenir, il décide de se fabriquer des ailes ! « Il observa le vol majestueux de l’aigle royal, la belle gorge rouge de la frégate, le corps élancé des libellules et il se mit au travail ».

Duel dans la vallée, Guillaume Guéraud et Thomas Baas

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 22 Janvier 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Duel dans la vallée, janvier 2014, Sarbacane, 64 pages, 6,95 €. . Ecrivain(s): Guillaume Guéraud et Thomas Baas

 

 

Après avoir exploré la comédie sentimentale, les histoires de monstres et autres mutants, le monde des gangsters, la décoiffante collection « Série B » chez Sarbacane sous l’égide de Guillaume Guéraud, se consacre au genre du western auquel elle rend un hommage plein de références et d’irrévérences, ambiance Anthony Mann et spaghetti de choix.

Dans ce court et efficace récit illustré, on ne fait pas dans la dentelle de Calais mais dans le colt chatouilleur : on dégaine plus vite qu’on ne bat des cils, on répand, dans des « cabrioles » spectaculaires, des litres de sang vite évaporé sur le sol brûlant, on pend de vieux Apaches tout ridés mais pas manchots. Les méchants y sont vraiment méchants, les badauds curieux et sans pitié, le croque-mort dégingandé et pince-sans-rire, les Peaux-Rouges des boucs-émissaires tout trouvés.