Identification

Jeunesse

Planète Larklight, Philip Reeve

Ecrit par Cathy Garcia , le Vendredi, 24 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Folio (Gallimard)

Planète Larklight, illustré par David Wyatt, traduit de l’anglais par Jean Esch, janvier 2013, 415 pages, 18,30 € . Ecrivain(s): Philip Reeve Edition: Folio (Gallimard)

 

 

Nous sommes en plein cœur du XIXème siècle, la construction du Crystal Palace est en cours pour accueillir la première grande exposition universelle à Londres. Arthur Mumby et sa sœur, qui ont perdu leur mère, vivent seuls avec leur père, un scientifique spécialiste en xénologie, sur une lointaine orbite. Et ceci, littéralement, car Arthur et Myrtle habitent Larklight, une étrange maison-vaisseau un peu délabrée, qui appartenait à la famille de leur mère, avec pour s’occuper d’eux et de la maison quelques domestiques mécaniques d’un modèle un peu ancien, dont un automajordome en forme de chaudière nommé Raleigh, et des Porcs Voltigeurs, parfaits pour le ménage. Tout cela n’a rien d’exceptionnel à une époque où, grâce à Isaac Newton, les voyages dans l’espace sont des plus communs et les planètes et l’éther fort habités par toutes sortes de créatures. Les vaisseaux se déplacent tout naturellement grâce à l’alchimie et il y a des comptoirs de commerce un peu partout.

L'étrange réveillon, Bertrand Santini/Lionel Richerand

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 17 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Grasset

L’étrange réveillon, Bertrand Santini, Lionel Richerand, Grasset-Jeunesse, octobre 2012, 13,50 € . Ecrivain(s): Bertrand Santini Edition: Grasset

 

L’étrange réveillon est un album pour la jeunesse qui se situe à l’intersection exacte de deux cours d’eau magnifiques, d’une précise tempétuosité : celui de Tim Burton (oh vous qui êtes séduit par le gothique, ne changez pas de route, cet album est fait pour vous) et celui d’Edward Gorey, moins connu mais non moins intense, d’une intensité qui conjugue l’inoubliable.

Cette filiation profonde tient en premier lieu aux dessins, qui nous surprennent dans leur hiératisme presque, dans la façon qu’ils ont de conjuguer l’épure, sachant également, à chaque fois que cela est nécessaire, se perdre presque en une profusion de détails qui nous enchantent, notre attention devenant soudain cette main tendue qui cherche à attraper le plus infime trait et à lui donner une signification. Si le noir, filiation oblige, trône, le dessinateur en joue comme en jouait Manet, c’est-à-dire comme s’il s’agissait d’une véritable couleur. Et se sert des autres couleurs présentes dans l’album pour exaucer celle-ci, précisément l’exaucer, la rendant à son trouble originel. À son trouble sans fin. Afin que ce noir nous apparaisse comme le noir de l’inconscient. Afin qu’il nous happe et nous entraîne en son fond, où l’on débusque une histoire rimée, qui achève de tisser, au moyen d’une ferveur et d’une délicatesse, la filiation avec Burton et Gorey.

Quand j'étais cagibi, Hélène Gaudy

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 19 Mars 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Le Rouergue

Quand j’étais cagibi, illustrations Émilie Harel, janvier 2013, 96 p. 7 € . Ecrivain(s): Hélène Gaudy Edition: Le Rouergue

 

Une petite histoire tout en douceur sur les émotions enfantines, sur le sentiment de solitude qui est le lot de chacun, enfants comme adultes.

Amy est en colère. Chez elle, personne ne l’écoute. Ni sa maman, ni son papa et même plus sa grande sœur Rosa.

J’ai pensé que j’étais devenue invisible ou que j’avais rétréci comme Alice au pays des merveilles quand elle boit la potion magique. (…) J’ai dit « Personne ne m’écoute jamais », maman a haussé les épaules et Rosa en a profité pour filer dans sa chambre. Papa, on ne l’entendait déjà plus. Il était encore parti travailler en oubliant de dire au revoir.

C’est comme ça qu’Amy est devenue cagibi.

Le cagibi été mal rangé. Il sentait la peinture, le vieux et la poussière, mais je m’en fichais. Là, au moins, j’étais tranquille. Personne ne pouvait venir m’embêter.

Vampires, cartable et poésie, Sébastien Joanniez

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 11 Mars 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Le Rouergue

Vampires, cartable et poésie, janvier 2013, 76 p. 7 € . Ecrivain(s): Sébastien Joanniez Edition: Le Rouergue

 

« Quand tu dors

(mais tu ne le sais pas)

tu deviens

le quartier général

des papillons »

 

Armand le Poète

Mes plus beaux poèmes d’amour

Lily et Po, Lauren Oliver

Ecrit par Cathy Garcia , le Samedi, 02 Mars 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman, Hachette Romans

Lily et Po, trad. (USA) Alice Delarbre, novembre 2012, tomes 1, 2, 3 (chacun 160 pages, les deux premiers reprennent les deux premiers chapitres du tome suivant), 9,90 € par tome . Ecrivain(s): Lauren Oliver Edition: Hachette Romans

 

Trois livres jolis comme tout pour une seule histoire. Une belle histoire, celle de Lily et Po, tissée autour d’un sujet grave : la perte d’un proche, et pire encore, l’assassinat d’un proche pour le plus vil des motifs : la cupidité. Ici c’est le papa de Lily qui est empoisonné par Augusta, sa deuxième femme. La « parfaite » incarnation de la marâtre affublée de sa propre fille idiote, et la pauvre petite Lily, à la mort de son père, se retrouvera recluse au grenier.

C’est là que Po et Baluchon vont faire leur apparition. Po n’est pas un garçon, il n’est pas une fille non plus et Baluchon n’est pas un chat, ni un chien, mais il pourrait être l’un ou l’autre. Po et Baluchon viennent de l’Autre Côté. Ce sont des fantômes, et tous deux et Lily vont devenir comme les meilleurs amis du monde, ou plutôt, des deux mondes. Ils aideront Lily à s’échapper du grenier pour réaliser son vœu le plus cher : apporter le coffret contenant les cendres de son père au pied du saule pleureur à la Maison Rouge, là où est enterrée sa mère. Il lui faudra prendre le train, c’est une grande aventure, mais Po et Baluchon seront ses compagnons de route.