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La Une Livres

Petits bonheurs de l'édition, Bruno Migdal

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mercredi, 06 Juin 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Récits, Editions de la Différence

Petits bonheurs de l’édition. novembre 2011. 141 p. 10,15 € . Ecrivain(s): Bruno Migdal Edition: Editions de la Différence

Petits bonheurs de l’édition est un vrai bonheur de lecture, un moment d’esprit, d’humour, de regards pertinents sur l’écriture et sur les mœurs des grandes maisons d’édition. Enfin en tout cas de « la grande maison », celle de la rue des Saints-Pères à St Germain-des-Prés.

Car Bruno Migdal nous raconte son stage de trois mois dans l’antre mythique ! Et on en sort avec lui à la fois séduit et amusé.

A commencer par la découverte des tonnes de manuscrits qui arrivent en flot continu, porteurs des espoirs les plus fous de leurs auteurs.

 

« …il déferle plus de manuscrits que tous les stagiaires du monde ne pourraient en éponger, c’est une lame de fond qui se fracasse sans répit sur le bâtiment. »


Et commence alors la confrontation à la chose écrite, la lecture, le moment de se forger une « opinion », le nécessaire et parfois bien difficile compte-rendu !

Soleils chauves, Anise Koltz

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 06 Juin 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Poésie, Arfuyen

Soleils chauves, Editions Arfuyen, 2012, 10 € . Ecrivain(s): Anise Koltz Edition: Arfuyen

Filiation à propos d’Anise Koltz


Entrer dans ce livre par un poème qui semble avoir des relations avec le Paysage aux arbres verts de Maurice Denis, ouvre la porte poétique et intrigante, spirituelle et rêveuse de ce recueil au drôle de titre. D’ailleurs, ce dernier livre d’Anise Koltz est illustré par un détail de la Campagne romaine de Schirmer qui donne selon moi le ton général à cette suite de poèmes assez courts dont le propos est resserré. On y voit de petits monticules de terre peints avec de l’ocre brûlé sur un fond de ciel rose thé, sorte de dolmens, de stèles, vue profonde sur le Latium. J’écrivais il y a peu à Gérard Pfister, le directeur de la maison Arfuyen – qui suit le travail d’Anise Koltz depuis plusieurs années –, que ces stèles donnaient une impression nocturne, de monde déserté. Et, avec des petits instants pris dans le réel, cette série de 134 poèmes finit par se nouer autour de quelques thèmes, que je vais essayer de rendre visibles au lecteur.

Les voix du crépuscule, Lisa Unger

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 05 Juin 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, USA, Roman, Toucan

Les Voix du crépuscule, mars 2012, 496 pages, 20 € . Ecrivain(s): Lisa Unger Edition: Toucan

 

Dans l’esprit de Willow, jeune adolescente, « les Hollows étaient un désert aussi bien social que culturel, peuplé de gens mesquins à l’esprit étroit et sans imagination ». Comment Bethany, sa mère, a-t-elle pu décemment venir s’établir, de New York, dans un bled aussi pourri ? Willow s’ennuie à mourir et mène la vie impossible à sa mère-écrivain, qu tente en vain de terminer l’écriture de son nouveau livre.

Michael Holt, quant à lui, vient de perdre son père et son obsession est de retrouver une trace de sa mère, Marla, qui les a quittés prématurément. Et pourtant. Elle disait : « Je t’aime plus que toutes les étoiles au firmament et tous les poissons dans l’océan et toutes les petites fleurs dans les champs ». Lui, répondait : « Je t’aime plus que toutes les coccinelles et les libellules et les papillons ». Elle rétorquait enfin, « je t’aime plus que toutes ces choses, dix fois plus. Je t’aime plus que tout ».

Dans les Hollows, tout le monde se connaît mais chacun détient sa vérité. On s’observe et on ne dit rien. On n’en pense pas moins. Dans les Hollows, le silence s’accroît tel un cancer car « les années avaient tissé trop de liens et d’histoires entre les familles ». Mais dans les Hollows, il y avait bien trop de coïncidences selon Jones Cooper, le seul flic retraité du coin, en pleine psychothérapie.

La bibliothèque idéale de Patryck Froissart

Ecrit par Patryck Froissart , le Mardi, 05 Juin 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, La bibliothèque idéale

 

1- Le Lys dans la vallée (Balzac)

Pour moi l’un des plus beaux romans d’amour

 

2- Les enfants de minuit (Salman Rushdie)

Ce fleuve narratif m’a emporté dans son cours impétueux

 

3- Gora (Rabindranath Tagore)

L’intelligence mise en scène

 

4- Baudolino (Umberto Eco)

L’impertinence d’une écriture débridée

Le pouce de l'assassin, Lawrence Block

Ecrit par Yan Lespoux , le Lundi, 04 Juin 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Polars, USA, Roman, Calmann-Lévy

Le pouce de l’assassin (Hit List, 2000), trad. de l’anglais (USA) par Vincent Delezoide, Mars 2012, 384 p. 20,50 € . Ecrivain(s): Lawrence Block Edition: Calmann-Lévy

 

Le précédent roman mettant en scène Keller le tueur à gages philatéliste, Keller en cavale, laissait à penser que, peut-être, cette courte série (trois romans jusqu’alors) allait prendre fin. C’était sans compter sur l’imagination de Lawrence Block et son attachement palpable à son étonnant héros.

Revoilà donc Keller, toujours aussi précautionneux dans son travail et fou de timbres. On aurait bien du mal à vraiment résumer l’intrigue tant la succession de missions, comme à chaque fois, fait prendre au roman la forme d’un quasi recueil de nouvelles. Lawrence Block laisse cependant un fil ténu – la recherche de ce qui pourrait bien être un autre tueur à gages essayant d’éliminer la concurrence – censé mener Keller et son employeuse, Dot, du début à la fin du livre.

Cela commence plutôt bien avec une mission où tout se passe matériellement pour le mieux mais où, inexplicablement nerveux, Keller ne cesse de cogiter. Cela tombe bien, ce sont justement les réflexions de Keller, cette manière de tout envisager selon une logique tellement poussée à l’extrême qu’elle en devient totalement farfelue qui fait que l’on se plaît à lire ses aventures.