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Les Chroniques

Le roman battra-t-il le livre religieux ?

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 24 Octobre 2012. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

Souffles... (In "Liberté")

 

Pourquoi est-ce que le lecteur algérien se réconcilie, de plus en plus, avec le roman ? Un nouveau vent souffle dans le ciel des amies et des amis des lettres.

Appuyé sur les restes de quelques traditions de la classe moyenne, le roman algérien en langue française a un certain lectorat. Ainsi, dans le milieu de ce groupe socioculturel, même modeste, le roman constitue une sorte d’attente littéraire, une curiosité intellectuelle. Mais ce qui est nouveau et remarquable, ces derniers temps, c’est ce bon accueil réservé au roman algérien de langue arabe. Cette lecture arabophone montante d’un côté, s’est vue suivie d’une chute de la lecture du livre religieux propagandiste de l’autre côté. Sociologiquement parlant ce comportement livresque est un phénomène historique. La vérité est dans le roman. La vérité littéraire est philosophique, si vérité y existe. Si la vérité mensongère du roman est libératrice pour l’imaginaire, la vérité historique est proportionnelle et moralisante. Parce que le livre historique proposé à nos lecteurs, dans nos écoles et dans nos universités, n’est que le miroir renvoyant l’image de l’idéologie dominante du système depuis cinquante ans, les Algériens se libèrent dans le roman. Se réfugient, de plus en plus, dans le bon roman.

La Cause Buissonnière (8) : Bonbek

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Dimanche, 14 Octobre 2012. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

« Aaaaaah », « Grrrrrr », « Beurk »… voilà à quoi vous vous exposez cet automne avec le dernier numéro de la revue Bonbek, « la revue pour enfants qui rend jaloux les parents » ! Vos enfants vont hurler de peur et de rire en se saisissant de cet objet de convoitise qui renvoie au placard les publications bêtifiantes et les « jolies histoires ».

Au programme de ce numéro totalement déjanté, il y a des MAXi-plantes et des MAXi-frousses, un Monstrorama, des Monstres à dessiner et à habiller, d’horribles et succulentes recettes, un jeu d’ombres chinoises à vous faire frissonner dans vos chaumières, une BD, une petite histoire et une grande en version bilingue, qui font peur bien entendu… Les dessins et illustrations regorgent de créatures terrifiantes et bizarres. Le design et la réalisation technique de la revue sont tout simplement parfaits. Plein d’humour et de jeux de mots, Bonbek décoiffe et offre à ses lecteurs un cocktail très réussi : leurs goûts, leurs thèmes favoris s’y trouvent mis en valeur avec une exigence rare et un refus total du conformisme ; ainsi la rubrique Demande à ta mère :

La Mère Michel a lu (12) - L'an dernier à Jérusalem de Myriam Sâr

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 11 Octobre 2012. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

« La Mère Michel n’a jamais perdu son chat. Elle le tient attaché, ne le lâche pas de l’œil. Le félin est un livre, il n’a pas d’âge. D’hier, d’aujourd’hui, de toujours, il miaule derrière la porte ».

 

L’An dernier à Jérusalem

par Myriam Sâr / Sarah Vajda

160 pages

Prix : 16 €

Chemins de lectures (15) - Le Nobel et le scribouillard

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 04 Octobre 2012. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Il arrive que l’Académie suédoise ait de très belles idées. Il y a quelques années elle nobélisa Mario Vargas-Llosa.

Jamais aucun prix littéraire ne m’aura fait bondir de joie comme celui attribué à Mario Vargas-Llosa. A la fois parce qu’il est dans le cercle très fermé de mes écrivains préférés depuis une quarantaine d’années et que je considère « Tante Julia et le scribouillard » comme un des plus grands livres jamais écrits dans l’histoire de la littérature. Et je ne suis pas loin d’en penser autant de « La ville et les chiens », de « la Guerre de la fin du monde » et de « Qui a tué Palomino Molero ? ».

Ma première rencontre avec Le grand Vargas-Llosa est attachée à jamais à un souvenir personnel profond : un ami, professeur d’espagnol dans le même lycée que moi du temps qui me semble déjà lointain où j’enseignais les Lettres, un grand oiseau au grand cœur qui s’appelait Francis (adiós Francis, descansa en el cielo) et qui dévorait la littérature hispanique m’a dit un jour : « Comment peux-tu porter aux nues le « Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez (qui était alors LE livre !) alors que je parie que tu n’as même pas encore lu un Vargas-Llosa ? » Et c’était vrai, je n’avais jamais entendu même ce nom. Alors Francis m’a passé « La Ville et les chiens » et le virus s’est installé en moi, pour toujours.

Voies de traverse (7) : Olivius (Editions de l'Olivier)

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 01 Octobre 2012. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Aux éditions de l'Olivier :

Cul nul, Baraou et Dalle-Rive, 2012, 12 €

Les Filles de Montparnasse : 1. Un grand écrivain, Nadja, 2012, 24 €

Palacinche, Caterina Sansone et Allessandro Tota, traduit de l’italien par Aurore Schmid, 2012, 187 pages, 22 €

 

Les éditions Cornélius et les éditions de l’Olivier viennent de s’associer au sein d’Olivius pour lancer une collection de romans graphiques, initiée par la parution en octobre 2012 de trois ouvrages très différents, mais tous d’une égale qualité. Deux maisons en quête d’une même exigence et visant l’excellence. Une collection mettant en œuvre les qualités et les compétences de ses deux fondatrices.