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Les Chroniques

Arjowiggins - Des papiers à forte impression

Ecrit par Elisa Amaru , le Mercredi, 12 Juin 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

Avec une France morose et un secteur de l’édition qui surnage à grand-peine dans un flou médiatique, numérique et culturel sans précédent, nombre sont les professionnels du papier à s’organiser pour faire mentir les pronostics d’une prochaine ère galère. Acteur majeur et leader mondial pour la production de papiers techniques et de création, l’entreprise Arjowiggins est de ces petites mains de fer qui travaillent dans l’ombre à produire un papier de velours. Comme à faire évoluer de l’intérieur nos perceptions de consommateurs, désormais gavées de pixels et ultra-dématérialisées. De quoi aborder sereinement les rivages du changement.

 

S’adapter dans la continuité

Dédiée à l’édition, à la communication publicitaire des grandes enseignes, aux beaux-arts et à l’univers de la papèterie haut-de-gamme, la division « Creative Papers » d’Arjowiggins emploie quelque 1200 personnes réparties sur ses différents sites de production. Filiale du groupe Sequana depuis le tournant du siècle, le papetier a dû s’adapter, et avec l’antique moulin d’Arches, tourner plus d’une fois sans perdre ce mélange d’audace, de singularité et de vision de l’avenir qui fait encore aujourd’hui son succès.

Partagez la littérature, le sel et l'eau

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 11 Juin 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

"Souffles" (in Liberté, Alger)

 

Nous sommes le peuple du partage. Le partage est l’essence, et le sens de la vie. On se partage le pays, son soleil, ses langues et son histoire. Du moins ce qu’il devrait être, ce qu’il fallait être ! Pour vivre ensemble, mais en différence, en multiplicité, en pluralité et en diversité, il faut que le partage soit une culture et un comportement. Afin que le partage prenne son goût, il faut accepter l’autre. S’accepter en présence de l’autre. On partage les souffles du corps, son feu et sa cendre, avec celle qu’on aime, afin de voir la vie autrement, belle et élevée. Les jours coulent dans le miel et dans la flamme. On partage le bonheur, même si le bonheur n’est qu’illusion, avec ceux frappés par le malheur. On partage le malheur, même si le malheur est une réalité, afin de vérifier la patience des autres, et la nôtre aussi. On partage le plaisir d’écrire avec le lecteur, afin de déguster la magie du mot et le spiritisme du verbe. Sans le partage, il n’existera ni l’envie de l’écriture, ni celle de la lecture.

Salon du livre et de la presse - Genève 2013, 27ème édition

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 10 Juin 2013. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Genève, fer de lance de la francophonie, et pas seulement ! Ce salon est le paradis fugace des poètes, écrivains, illustrateurs, bédéistes, éditeurs, libraires, distributeurs et journalistes. Les gens sont heureux d’y venir et les commerçants et restaurateurs sont rayonnants. Plus il y a de monde, plus ils sont heureux. Un stress bienvenu. La joie est communicative, les rencontres y sont plaisantes.

Cette année, l’accent a été mis sur des espaces thématiques, créant ainsi de « petits villages », pourvus de scènes. Ainsi, « La place du moi » a accueilli des personnalités telles que Frédéric Lenoir, Jacques Salomé, Rosette Poletti, Lytta Basset ou encore Jean-Claude Kaufmann. Philosophie, spiritualité, bien-être, causeries et signatures, pour ces auteurs disponibles, à l’écoute de leurs lecteurs, sous la lampe d’une douce atmosphère.

« La place suisse », nouvel espace proposé par le salon, dans le but de créer une dynamique de nos quatre frontières linguistiques, a réuni, notamment, la lauréate du Prix Georges-Nicole (Silvia Härri) ainsi que plus de 70 auteurs. Les Editions « Plaisir de Lire », présentes, fêtaient leurs 90 ans d’existence.

Leitura Furiosa à Amiens : un étrange phénomène ...

Ecrit par Sophie Adriansen , le Jeudi, 06 Juin 2013. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

« Leitura Furiosa est un étrange phénomène qui a lieu tous les ans sur Amiens et sa périphérie durant trois jours… »

 

Voici comment le Cardan, l’association qui l’organise depuis plus de vingt ans, présente la chose.

Des écrivains sont invités à rencontrer chacun un groupe d’enfants ou d’adultes plus ou moins fâchés avec la lecture. Cette rencontre donne lieu à l’écriture par l’écrivain d’un texte dans lequel le groupe doit se retrouver. Ce texte est illustré, puis lu sur la scène du grand théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens ouvert à tous – et qui fait salle comble – pour l’occasion.

En 2013, j’étais l’un des 33 écrivains invités. J’ai passé trois jours avec un groupe d’adultes d’un petit village de la Somme et de ce temps passé ensemble est né un texte, « La maison des livres ».

Chronique sur "Fermé pour cause d'apocalypse", Jean-Claude Bologne

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 05 Juin 2013. , dans Les Chroniques, La Une CED

Fermé pour cause d’Apocalypse, Jean-Claude Bologne, Pascal Galodé éditeurs, Collection « Le K », avril 2013, 111 pages, 17 €

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? »

Michel Host

Enfer et damnation ?

Il n’a jamais rien eu à faire de l’enfer ni en enfer, Léon-Joseph Massoulat, dit « Iussep », né de mère praticienne en la rue Saint-Denis, à Paris, puis enfant abandonné, ex-travailleur sérieux, élevé dans l’athéisme de rigueur, la morale petite-bourgeoise et la ligne du Parti, puis devenu un syndicaliste des plus consciencieux, hyper compétent dirons-nous ! Qu’a-t-il donc fait pour se retrouver devant les portes de l’infernale géhenne, les portes de Rodin ? Nous tous, ou presque tous, dans la même situation, nous nous serions comme lui posé la question : « Pourquoi moi ? », et une pensée nous serait venue : « C’est idiot, ce lieu n’existe pas ». Qui plus est, il se sent « incroyablement vivant » ! Par conséquent, cogner au vantail, vouloir protester contre l’erreur judiciaire évidente et l’absurdité des faits – comment peut-on se trouver à la porte d’un lieu inexistant ? – et enfin, mettre en doute le respect des consignes de sécurité du lieu, c’est tout un.