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Les Chroniques

Un air de liberté (2) - Tout est comédie, Michel Galabru

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 02 Mars 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Tout est comédie : abécédaire du théâtre et autres fantaisies, Michel Galabru, propos recueillis par Sophie Galabru, Editions Le Cherche Midi, février 2013, 243 pages, 17 €

 

Pas d’autobiographie mais une « vision du monde » de la part de Michel Galabru, comédien, qui, sous forme d’abécédaire, exprime la vie, sous toutes ses coutures, et finit par nous convaincre que « tout est théâtre ». Michel Galabru sait évoquer des sujets graves avec une certaine « légèreté » et sans tabou. Le théâtre est sa vie. Il en connaît toutes les ficelles et il sème des petits cailloux tout au long de son abécédaire.

Michel Galabru est un grand observateur. Rien ne lui échappe. Il analyse. Il écoute et surtout, il ne s’ennuie jamais : « Je suis fait d’un bizarre mélange d’optimisme béat, ou plutôt d’une vitalité joyeuse, suivi de grands moments de mélancolie. Je ne m’ennuie jamais avec moi-même et pas tant que cela avec les autres, car tout le monde m’intéresse ».

La mère Michel a lu (15) - La poésie en prose au XXème siècle

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 27 Février 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

« La Mère Michel n’a jamais perdu son chat. Elle le tient attaché, ne le lâche pas de l’œil. Le félin est un livre, il n’a pas d’âge. D’hier, d’aujourd’hui, de toujours, il miaule derrière la porte ».

 

Les entretiens de la Fondation des Treilles

Les Cahiers de la NRF / Gallimard (1)

 

Ouvrage publié en décembre 2012

Textes réunis par Peter Schnyder

Avant-propos de Peter Schnyder

500 pp. / 24,90 €

Bestiaire fanatique

Ecrit par Elisa Amaru , le Lundi, 25 Février 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Vous ne regarderez plus jamais vos chères têtes blondes avec le même œil ! Voilà l’avertissement lancé avant que le lecteur ouvre Le singe noir, cinquième œuvre de fiction carnavalesque de Zakhar Prilepine, adoubée du format longiligne des romans Actes Sud en septembre dernier. L’auteur n’est pas non plus un enfant de chœur. Célébré aux côtés de Limonov avec lequel il partage un militantisme politique vaseux à force de troubles, soutien de la coalition « L’Autre Russie » et pilier d’une contre-culture étonnement en vogue dans une patrie si muselée, Prilepine s’est distingué grâce à un premier roman dont le titre annonçait la feuille de marche à suivre : Pathologies (Editions des Syrtes, 2007). Suivront Le Péché, San’kia, puis son recueil de nouvelles éthyliques Des chaussures pleines de vodka chaude (Actes Sud, 2011).

Aimant mixer les genres avec une dérision caustique et un sens de l’humour bien particuliers, Zakhar Prilepine a pour habitude d’agiter ses personnages dérisoires au milieu d’intrigues existentialistes riches d’un ressentiment atavique. C’est un peu comme si Dostoïevski rencontrait Groucho Marx dans les couloirs du magazine Rolling Stone ! Prilepine est un homme de médias. Son narrateur est donc journaliste. Paumé, d’ailleurs.

Les mots sont usés jusqu'à la corde

Ecrit par Claire Teysserre-Orion , le Vendredi, 22 Février 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

« Le jour où j’ai compris que je ne serais jamais que le gardien absurde, le concierge inutile de la salle du trésor, que je camperais toujours dans l’antichambre de mon idéal, le choc a été terrible ».

 

La vengeance des traducteurs


Michèle Kahn, Yves Gauthier, Isabelle Liber, Fanchita Gonzalez Batlle, Denis Benejam, Sean James Rose, Phuong Dang Tran et Hiep Chan Vicheth ont escorté mon voyage jusque-là. Ils ont été de chaque roman, chaque chapitre, chaque ligne. Répétant chaque mot derrière mon épaule.

La chronique du sel et du soufre (Février 2013)

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Mardi, 19 Février 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Rendez à Césaire ce qui est à Césaire !

 

À l’occasion du centième anniversaire de la naissance du nègre universel, Aimé Césaire (1913-2008), il semble venu le temps opportun de relire l’œuvre lyrique et flamboyante du condisciple de Léopold Sédar Senghor à l’École Normale Supérieure. L’homme est désormais un mythe, le symbole de l’intégration du poétique et du politique. Son poème Cahier d’un retour au pays natal, écrit en 1938, paraît en 1947 avec une préface d’André Breton. Celui-ci salue en lui « un grand poète noir » entamant le chant profond de la liberté et devenant, après un long destin, le héros du réveil de l’Afrique à la cause des Noirs.

Maire de Fort-de-France depuis 1945, et député de la Martinique, Césaire fut en un premier temps apparenté au groupe communiste, puis il rompit avec ce dernier en 1956, analysant ses options sur l’indépendance des colonies africaines. Ensuite, Césaire finit par fonder le parti progressiste martiniquais.