Identification

Biographie

Tué à l'ennemi, la dernière guerre de Charles Péguy, Michel Laval

Ecrit par Didier Bazy , le Samedi, 24 Août 2013. , dans Biographie, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits, Calmann-Lévy

Tué à l’ennemi, La dernière guerre de Charles Péguy, janvier 2013, 430 pages, 22 € . Ecrivain(s): Michel Laval Edition: Calmann-Lévy

Homme inalphabet

Toi qui ne sais

Ni lire ni écrire

Ni le A ni le B

Homme de l’immense

Masse tu le sais

L’internité te pense

Et te pousse à la paix

Homme bien ordinaire

Tu pars vers la guerre

Le cou dans la boue

Tu tombes et meurs debout

Fille de la campagne, Edna O'Brien

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 25 Juin 2013. , dans Biographie, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Récits, Sabine Wespieser

Fille de la campagne - mémoires (Country Girl) Trad. Anglais (Irlande) Pierre-Emmanuel Dauzat mars 2013. 474 p. 25 € . Ecrivain(s): Edna O'Brien Edition: Sabine Wespieser

 

Le titre de ce livre révèle déjà l’une de ses dimensions fondatrices : l’ironie. C’est le sceau de ce merveilleux livre de mémoires. De fait le titre du livre (Fille de la campagne/Country Girl) est en lui-même doublement ironique : - d’une part parce qu’il reprend presque à la lettre le titre de la grande œuvre initiale d’Edna O’Brien (Les Filles de la Campagne/ Country Girls) alors que les deux livres sont aussi éloignés que possible et par leur forme et par leur style. - D’autre part parce que dans ce titre (déjà) Edna O’Brien s’amuse de nous ! Si on attend l’histoire d’une pastorale irlandaise, d’une femme un peu bouseuse, provinciale, rustique, pataude eh bien sachez que ce livre est en fait une véritable biographie d’une mondaine des lettres, avec une dimension « literary people » éberluante.

Rendez-vous compte : on va croiser, sur les pas de cette « Wild Goose »* qu’est Mrs O’Brien, rien moins que le gratin de la littérature et du cinéma du milieu du XXème siècle. Il serait très difficile de faire ici la liste des invités (invités dans tous les sens du terme, aussi bien de ce livre que dans la vie car tous dînaient chez Edna O’Brien dans son séjour de Putney ou l’invitaient à dîner avec eux).

Vice, Hervé Guibert

Ecrit par Arnaud Genon , le Vendredi, 10 Mai 2013. , dans Biographie, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits, Gallimard

. Ecrivain(s): Hervé Guibert Edition: Gallimard

 

 

Vice occupe une place particulière dans l’économie générale de l’œuvre d’Hervé Guibert. Publié pour la première fois en 1991 aux Editions Jacques Bertoin, il a été écrit à la fin des années 1970, peu de temps après La Mort propagande, son premier livre. Il est aussi contemporain de Suzanne et Louise, le roman-photo que l’écrivain consacra à ses deux grand-tantes.

En ce sens, comme le remarque justement Thomas Simonet dans sa note préliminaire, il témoigne des « préoccupations d’écrivain et de photographe de l’auteur à cette période ».

L’ouvrage est constitué de trois parties.

Je suis ... Léon Blum, Didier Bazy

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 30 Avril 2013. , dans Biographie, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Je suis ... Léon Blum, Jacques André Editeur 3 mai 2013, 90 p. 10 € . Ecrivain(s): Didier Bazy

Il avait tout pour susciter la haine dans une France rongée par ses démons : Juif, socialiste, pacifiste, intellectuel. Pas seulement la haine de ses ennemis – la droite nationale et antisémite – mais plus encore celle de ses « amis », politiques en tout cas. Et le comble est que cet homme ait brillé de mille feux dans son engagement au service de la France. Il fut d’autant plus objet de haine qu’il devint un grand responsable politique et un grand penseur de la gauche.

 

« j'aurai acquis devant les outrages et les calomnies, une impassibilité professionnelle analogue au sang-froid d'un couvreur sur un toit. »

 

Antoine Malamoud nous le dit dès la préface : Léon Blum ne supportait pas la médiocrité, à commencer par la sienne propre bien sûr. Amour de la vérité, courage, intégrité, vertus cardinales de l’homme politique quand il n’a d’autre dessein que le bien public, le bien commun. Leçon de Blum dont les échos sonnent fort à nos oreilles en ces temps d’ambitions personnelles et étriquées.

Cortés et son double, Christian Duverger

Ecrit par Vincent Robin , le Vendredi, 26 Avril 2013. , dans Biographie, Les Livres, Livres décortiqués, Essais, La Une Livres, Seuil

Cortés et son double, janvier 2013, 320 pages, 21 € . Ecrivain(s): Christian Duverger Edition: Seuil

 

 

« Et moi, je m’inscris à la suite de ce petit nombre de soldats dont je fais ici mémoire » (1).

L’Espagnol s’exprimant ainsi se proclamait le rapporteur-témoin de trois années de conquête du Mexique poursuivies aux côtés de Cortés vers 1520. Rédigé environ quarante années après ces événements, sous le titre Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne, cet instructif et emblématique récit des épisodes coloniaux en Amérique centrale s’agrégea sans tarder au nom de celui qui l’avait paraphé : Bernal Diaz del Castillo. D’autres, qui étudièrent ultérieurement (au XIXe siècle) ces relations de guerre avaient confirmé ladite paternité d’écriture. Dans son Cortès et son double, l’historien, méso-américaniste de renom, Christian Duverger, se penche pourtant aujourd’hui avec une suspicion sévère et minutieuse sur la provenance réelle de ces écrits, assurément toujours considérés comme joyaux de la littérature espagnole, mais dont l’auteur n’aurait pas été, selon lui, celui que cette signature désigna trompeusement.