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Articles taggés avec: Zaoui Amin

Sacré profane !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 17 Janvier 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Dans une société islamisée où la culture d’ouverture, l’art de vivre ensemble et le respect de l’autre sont absents, l’homme est violent, voire agressif. Et cette bestialité de l’homme, dans une société pareille, est perçue comme symbole de la défense de l’honneur. Et le viol des droits de l’homme par l’homme est vu comme un courage. Une virilité chevaleresque ! L’Histoire est plus solide que le sacré. Le temporel est plus éternel que le sacré. Au commencement, le sacré musulman fut le Livre le Coran. Il était écrit à la main en se servant d’un calame taillé du roseau, trempé dans l’encre traditionnelle, s’maq. Transcrit sur la peau de chèvres ou de vaches, sur des parchemins ou sur des tablettes. Puis, un jour, le stylo Waterman américain est survenu, c’était en 1883 suivi du Bic français. Et les gardiens du temple, les fuqaha, n’ont pas tardé à interdire l’utilisation de cette chose impie pour écrire la Parole d’Allah ! Écrire le Coran à l’aide d’un stylo Waterman ou Bic est un acte de pollution religieuse. Une atteinte au sacré. Mais le stylo impie a résisté, les écrivains des versets sacrés se sont pliés. Et l’écriture a changé et la ligne d’interdits a reculé ! Un tabou est tombé.

L’école coranique, une bombe à retardement !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Vendredi, 24 Novembre 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Chez nous, comme partout dans les pays musulmans et dont la société est islamisée, la réconciliation avec la modernité, l’adhésion à l’ère du temps, le respect de la raison commencent, d’abord, par une profonde et courageuse réforme de l’école coranique. Une école discrète mais décisive ! Oubliée mais hautement réveillée ! Marginalisée mais efficace !

Les écoles coraniques ne sont pas naïves, ni innocentes d’ailleurs. Elles sont directement ou indirectement le nid propice des partis salafistes et l’oxygène favori des frères musulmans. Les partis islamistes misent beaucoup sur cette institution pédagogique avec son idéologie stricte et précoce. Pour avancer dans la réforme politique ou pédagogique, il faut revoir, et avec courage, les programmes, les méthodes et les sources de financement de ces écoles et des associations qui sont derrière. L’Histoire nous a appris que le nazisme se basait sur tout un programme spécial destiné aux enfants, qui ensuite deviendront les durs soldats défenseurs des idées nazies.

Impurs et lieux saints !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 31 Octobre 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Que signifie le mot « impur » (al-nijss) dans le texte et dans l’imaginaire islamique, notamment chez les Ulémas de la charia et chez les fidèles religieusement formatés ?

Impur signifie le non-croyant. Impur c’est le chrétien, le juif et le laïc. Impur c’est tout simplement le non-musulman.

De ce fait, l’impur n’a pas le droit de mettre le pied sur le sol de La Mecque ou sur l’esplanade de la Kaaba.

Tout le monde a le droit de visiter les lieux saints du judaïsme. Nous avons vu des rois, des présidents, des chefs et des cheffes de gouvernement, des ministres, des écrivains, des artistes, des sportifs et des simples citoyens, femmes et hommes, toutes confessions confondues, en train de se recueillir devant le mur des lamentations, haut lieu saint pour les juifs. Rien de particulier !

Laïcitophobie, une maladie purement islamique, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 04 Octobre 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Le musulman, tout musulman à travers le monde, est allergique au concept de « laïcité ». Ce mot « laïcité » lui fait peur ! Le rend malade. L’angoisse. À ses yeux, « laïc » est équivalent à communiste. Similaire au « athée ». Egal au « irréligieux ». Synonyme d’immoral. Ou encore un laïc est un juif. Un juif est un laïc. Un laïc est un chrétien. Un chrétien est un laïc. Tout laïc est un non-musulman. Et tout musulman est un non-laïc, un laïcitophobe. Un musulman ne peut pas imaginer un autre musulman laïc. En l’absence de laïcité comme mode de vie social, comme moyen de penser, comme culture politique, le monde musulman est devenu un monde islamiste. Rongé par l’intégrisme. Même la laïcité en Turquie est menacée par l’islamisme fanatique porté par le projet politique des Frères musulmans. La « laïcité » fait peur aux musulmans, de La Mecque jusqu’à Nouakchott. Elle fait peur au politique musulman de droite comme de gauche, elle fait peur aux « doctours » des universités, elle fait peur au citoyen normal. La laïcité est un monstre ! Mais pourquoi cette « laïcitophobie » chez le musulman ?

Souffles - Au pays d’Inch’Allah, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 29 Août 2017. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Inch’Allah est une expression arabe composée de trois mots, qui signifie en français « Si Dieu le veut ». Inch’Allah est l’expression la plus utilisée dans le discours de cette nouvelle génération algérienne égyptianisée ou saoudianisée. Elle est utilisée à tort et à travers. Une locution importée d’Orient islamique. Dans le nouveau discours algérien, qu’importe le discours politique, social, scientifique ou culturel, après chaque phrase on entend sonner : Inch’Allah ! Nous sommes arrivés à un stade où tout le monde parle religieux. Toute la société est devenue fékiq, imam ou mufti. Tout est religionalisé ! Le mathématicien, à l’école, au lycée et même à l’université parle comme quelqu’un qui puise ses équations mathématiques de la sourate el Fatiha. Il entame ses recherches pour résoudre un exercice mathématique toujours par : Inch’Allah ! La dame de la météo voilée ou naturelle, qu’importe, lit les informations données par le centre de recherche météo logiquement, et à la fin de chaque information elle n’oublie jamais de placer la fameuse expression : Inch’Allah ! Le monsieur de la poésie classique ou moderne qu’importe, prend le micro pour déclamer un poème, et avant de le faire il commence avec « Bismi Allah ar-Rahman ar-Rahim » comme se prêter à lire ayet Al-Koursi, ou encore « J’espère que vous allez aimer ma lecture, Inch’Allah » !