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Souffles - Yemma, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Vendredi, 11 Mars 2016. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

La femme, par excellence, représente l’énergie renouvelable pour une écriture énergétique. Energie magique. Poétique. Solaire. Charnelle. Il n’y a pas d’écriture sans la présence de la femme, la belle, la moche, l’ange, la démone, la jeune, la moins jeune, la vieille, la sage, la folle… Sans la femme toute littérature est née-morte.

Certes, vu l’hégémonie de la culture traditionnelle dans notre société, l’image de la femme/maman est dominante dans la littérature algérienne, écrite en français, en arabe ou en tamazight. Figée dans une image figée, dans l’imaginaire littéraire algérien, la femme/maman symbolise la sainteté absolue. Elle est le lait pur qui déborde sur les tétons des deux seins bénis. Dans la littérature romanesque, l’image de la maman n’est que l’image d’Allah imagé dans la tête d’un Algérien. Je parle de l’Algérien, mais en réalité on peut généraliser cette situation pour tout musulman. Énormément de qualités et de valeurs collées à l’image de la femme/maman relèvent de celles accordées à Allah. L’écrivain algérien imagine la maman sous forme d’un Allah, clément, sensible et attentionné. La littérature romanesque algérienne est bourrée d’images de Yemma. Mais en fin de compte l’écriture se ressemble, se répète. Les textes se copient.

Un musulman, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 17 Février 2016. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

J’ai la rage. Montrez-moi un seul musulman, un vrai musulman sur cette boule de terre ronde ! D’abord, qu’est-ce qu’un vrai musulman ? L’islam, religion d’Ibn Sina, Ibn Ruchd, Omar Khayyâm, Abou Nouas, el-Djahid, Om Kalthoun, Mahmoud Darwich, Faraj Fouda, Abdelkader Alloula, Mohamed Dib, Mouloud Mammeri, Mohamed Arkoun, Jalal Eddine Arroumi, al-Halladj, Ikhwane Assafa, El Mouatazila, El-Karamita, Ezzindj…, cet islam se trouve, aujourd’hui, coincé entre la voix ou la voie d’un attaghout (tyran) d’un côté et la voix ou la voie d’un irhabi (terroriste) de l’autre côté. Et entre ces deux pestes, les musulmans, tous les musulmans sont pris en otages. Otages politiques. Otages de la peur.

Otages culturels. J’ai la rage ! Je cherche un musulman, un seul musulman, dans cette terre d’islam ou même dans les terres des kouffar là où par le fait de l’histoire des musulmans se sont installés ! Je suis à la recherche d’un musulman qui peut se réclamer musulman sans avoir un autre musulman qui le condamne dans sa foi. Qui l’accuse dans sa religion et lui désigne sa place en enfer. Indiquez-moi, svp, un musulman sur cette terre qui vit avec une conscience religieuse tranquille ? Le musulman chiite est un mécréant aux yeux d’un musulman sunnite ! Il faut lui déclarer la guerre sainte. Le musulman sunnite est un traitre aux yeux du chiite. Une guerre qui perdure depuis la mort du Prophète. Un ismaélite est un égaré aux yeux du chiite et du sunnite. Infidèle.

Magnitude de haine sur l’échelle arabo-musulmane, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 02 Février 2016. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

 

Dans la société arabo-musulmane, existe bel et bien une culture de la haine transmissible de génération en génération, d’un pays musulman à un autre. Abondamment, cette haine se manifeste dans le discours politique, culturel, littéraire, idéologique, religieux, artistique et médiatique. Une haine structurée et graduée. Une haine qui prend son élan selon le thème traité. Et il y a des sujets récurrents et préférés dans la société arabo-musulmane pour le bon élevage et la bonne conservation de cette culture haineuse et venimeuse. Dans ce texte, j’essaie d’établir une première liste des sujets où la haine musulmane est hautement célébrée, dans le conscient comme dans l’inconscient, dans la culture savante comme dans la non-savante.

Religion ou culture dans un bidonville algérien, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 11 Janvier 2016. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Souffles

 

Pourquoi est-ce que les Algériens habitent ensemble mais ne vivent jamais ensemble ? Pourquoi est-ce que l’Algérien refuse l’idée, plutôt la philosophie du « vivre-ensemble » mais adore surveiller les autres ? Cultive la culture de la surveillance ? L’œil algérien ne dort jamais. De même l’oreille ! L’œil est en permanence sur la femme, détaillant la voisine, décortiquant la mère, observant la passante, dénudant la jeune fille ! L’oreille récolte les infos. Distribue les rumeurs. Fête les fumisteries.

Tout ce qui a été construit en matière de logements sociaux dans cette dernière décennie est positif. Voire éblouissant. Une capitale sans bidonville est un rêve édénique ! Moi aussi, en simple citoyen, je rêve de me réveiller par un matin et ne rien trouver de bidonvilles autour de la capitale. Alger la blanche !

Citoyen ou croyant ?, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 09 Décembre 2015. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

 

Souffles


Ce ciel bleu, au-dessus des têtes des pauvres citoyens du monde arabo-musulman, est bourré de télévisions satellitaires. Des femmes en décolleté, d’autres en hidjab, d’autres ne ressemblent ni aux premières ni aux deuxièmes. D’autres barbus en kamis. D’autres en costards ! Des télévisions qui n’arrêtent, 24h sur 24h, de cracher du poison religieux dans l’esprit des jeunes en perte de repères et de culture éclairée ! Toutes sortes de poisons religieux extrémistes. Hautement installées, ces stars télévisuelles de la propagande religieuse ne cessent d’allumer les feux des haines entre les cultures, entre les religions, entre les peuples.