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Entretiens

Alaïss l’immortelle, entretien avec Geny Laffitte

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 10 Avril 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Valérie Debieux : Geny Laffitte, vous avez embrassé la vocation de danseuse dès l’âge de cinq ans. Chacun imagine, sans difficultés, le chemin particulièrement âpre et difficile que vous avez ainsi suivi pendant toutes ces années pour devenir, consécration suprême, danseuse étoile à l’Opéra d’Hanovre. Aujourd’hui, vous avez choisi la voie de l’écriture et vous avez déjà publié plusieurs romans. Pouvez-vous nous dire comment s’est passé le passage de la danse à l’écriture ?

 

Geny Laffitte : Il n y a jamais eu un réel passage entre la danse et l’écriture. L’écriture a toujours fait partie de ma vie. J’étais encore très petite quand j’ai posé mes premiers mots sur le papier en écrivant des poèmes pour ma famille. L’appel de l’écriture était aussi présent que celui de danser mais dans l’ordre des évènements de ma vie je devais d’abord me réaliser au travers d’une carrière de ballerine.

Entretien avec Paul Fournel - Une vie d’écriture, consacrée à l’amour des mots

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 05 Avril 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Valérie Debieux : Paul Fournel, quel a été l’élément déclencheur vous incitant à écrire ?

 

Paul Fournel : Incontestablement la lecture. Ce sont mes lectures d’enfance qui m’ont conduit sur le chemin de l’écriture, « naturellement », dirais-je, comme si l’écriture était le prolongement inévitable de la lecture.

Durant mes premières années de lecture intensive, pendant mon enfance stéphanoise, deux librairies qui ont été décisives dans mon destin d’aspirant écriveron. La grande et la petite.

La grande était celle des Plaine, père et fils. C’était la librairie du lycée, célèbre dans toute la ville. Les deux libraires étaient connus comme des loups blancs et pas un lycéen ne leur échappait. C’était ma librairie des listes de rentrée des classes, ma librairie des besoins urgents à la sortie des cours, ma librairie savante.

Entretien avec Olivier Morattel, éditeur

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 28 Mars 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Je souhaite me battre pour donner la liberté d’écriture au plus grand nombre comme d’autres le font pour la liberté de parole », Olivier Morattel, éditeur

 

Valérie Debieux : Olivier Morattel, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de créer votre propre maison d’édition en 2009 ?

 

Olivier Morattel : Ce passage à l’acte est dû au fait que je me suis rendu compte qu’après avoir exercé pendant plusieurs années les fonctions d’attaché de presse et d’agent littéraire, j’ai eu envie d’aller plus loin, de franchir une étape supplémentaire dans le domaine du livre, en créant ma propre structure. Et j’ai également pris conscience que ce métier d’éditeur, que je connaissais un peu à travers mon travail d’attaché de presse envers les « Editions Castagniééé » pouvait pour la première fois réunir mes compétences de financier, de conseiller en communication et de gestionnaire de projet tout en y ajoutant ma passion pour la littérature.

Entretien avec Antoine Silber - Les cyprès de Patmos

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 26 Mars 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« La vie est étrange, tout de même : on voyage toute sa vie, on écrit, on commente l’actualité, on est simple spectateur. Et puis, un jour, on devient horticulteur ! On plante des arbres, on découvre qu’on peut être utile, la vie prend tout son sens. […] Les oliviers, les lauriers blancs et les bougainvillées étaient magnifiques. En quatre ans, notre terrain, déshérité, saccagé par une histoire trop lourde, martyrisé par le meltem, dévasté par des chèvres affamées, avait complètement repris vie. Je voulais aller voir les vieux cyprès, tout en haut de la montagne. […] Je montais, je grimpais vers le ciel. Je suis arrivé sur l’à-plat du haut. […] Il y avait cette mer étale et notre maison blanche, là-bas, qui éclatait sous le soleil, si petite, vue de si haut »

[…] Jean était là. A côté, au-dessus, partout ! Il nous protégeait. Et sous sa protection, nous ne pouvions nous séparer : saint Jean veillait sur nous. Sur notre amour. Nous étions les amants de saint Jean ».

« La Combustion humaine », entretien avec Quentin Mouron

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 18 Mars 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Après Notre-Dame-de-la-Merci et Au point d’effusion des égouts, Quentin Mouron revient avec La Combustion humaine qui sortira en librairie le 6 mars prochain.

La Combustion humaine, c’est la trajectoire de Jacques Vaillant-Morel, éditeur genevois, engagé dans une lutte pour la survie – et la reconnaissance.

Immergé tardivement dans le « milieu littéraire », Morel s’y trouve comme un poisson dans l’eau : confortable et en sécurité, pour autant qu’il ne remonte pas à la surface ou qu’il n’échoue pas à l’extérieur… Solitaire, il évite les contacts humains. Internet et les réseaux sociaux se révèlent des alliés précieux, lui permettant de finaliser un livre et de le promouvoir sans sortir de chez lui.

Mais La Combustion humaine est aussi une comédie, mettant en scène le milieu littéraire, avec ses mesquineries, ses rancœurs et ses luttes intestines. Auteurs, éditeurs, libraires, journalistes, personne n’est épargné. Le regard de Vaillant-Morel est aussi lucide qu’impitoyable.