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Entretiens

« Bad », entretien avec Daniel Fazan

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 04 Novembre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Dans une campagne d’ici naît un garçon pas comme les autres. Il compte tout, les cheveux, les pétales des fleurs, les pas nécessaires pour rejoindre la lune. Sa mère veuve s’affole. Elle a de quoi s’inquiéter, il deviendra un Einstein bis. Un cerveau génial et cependant un handicapé de l’affection, évidences qui pousseront cette octogénaire, Reine Lélène, à vivre encore vingt années de folies.

Toute la tonicité de la révolte, celle du bonheur de vivre en sens contraire. La félicité se brosse parfois dans l’autre sens du poil.

Reine Lélène, mère oubliée, nous redonne ce qu’elle a découvert : la joie inconnue qui attendait patiemment le soleil sous l’amertume enterrée » (Quatrième de couverture).

 

Valérie Debieux : Daniel Fazan, votre dernier-né, « Bad », vous l’avez écrit, selon vos dires, un « Ange sur votre épaule » et ce, en l’espace de trois jours. Avez-vous la sensation que cet Ange n’est présent à vos côtés que lorsque vous écrivez ou à d’autres moments de votre existence ?

« Jésus & Marie », entretien avec Jon Ferguson

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 29 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Petit à petit, Jésus se mit à percevoir la vie comme une sorte de jungle, une contrée sauvage. Il réalisa que la seule chose qui dirigeait le monde était le pouvoir. Hérode avait eu du pouvoir. A présent, c’était son fils qui tenait le pouvoir. Ponce Pilate avait du pouvoir. Certains rabbins possédaient du pouvoir. Le pouvoir se passait d’une personne à une autre, d’un groupe à un autre. Les esclaves n’avaient pas de pouvoir, les femmes non plus. Ce n’étaient jamais eux qui commandaient les autres, qui faisaient les règles » (Extrait de Jésus & Marie).

 

Valérie Debieux : Jon Ferguson, votre nouveau roman s’intitule « Jésus & Marie » et votre préface commence par ces mots : « Tout ce que l’on a écrit sur Marie-Madeleine est faux. Tout ce que l’on a écrit sur Jésus est faux ». Et, toujours dans cette même préface, vous précisez : « Le récit que je choisis de faire de l’histoire d’amour entre Jésus et Marie-Madeleine n’est que le fruit de ma seule imagination. Et je n’attends de personne qu’il me suive ». Qu’est-ce qui vous a incité à écrire cette histoire ?

Trois gouttes de sang et un nuage de coke - Entretien avec Quentin Mouron

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 23 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Le ton est vif, le style léché. A mi-chemin entre le roman social et le thriller, Trois gouttes de sang et un nuage de coke laisse le lecteur sans voix » (quatrième de couverture).

 

Valérie Debieux : Quentin Mouron, dans « Trois gouttes de sang et un nuage de coke », l’un de vos personnages, un romancier, dit : « Vous ne vous figurez pas le nombre de faces de gland qui s’apportent à mes séances de signature pour m’expliquer comment j’aurais dû écrire mon livre, comment je dois écrire les prochains et comment je suis censé être, moi, humainement ». Pareille situation vous est-elle déjà arrivée ?

Quentin Mouron : Absolument ! J’ai d’abord pensé que c’était à cause de mon jeune âge… Mais tous les écrivains que j’ai interrogés ont vécu cela au moins une fois. Et cela ne concerne pas que les écrivains ! Chez l’homme, la volonté est forte de poser en professeur, peu importe la matière, peu importe les compétences réelles !

Bordeaux, la mémoire des pierres, entretien avec Jean-Michel Devésa

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 14 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Un homme de soixante-treize ans, François Lister, arpente Bordeaux à la recherche de sa jeunesse et de son premier amour, cinquante et un ans après l’avoir quitté. Il n’y croise que des spectres, réactivant ses souvenirs dans un quartier, Saint-Michel, qui n’est plus aux couleurs de l’Espagne républicaine de ses vingt ans. Rencontrée par hasard dans un café, Rosario Paradis s’attache immédiatement à lui. Elle s’escrime à rédiger une thèse d’histoire de l’art qu’elle finance par-delà le bien et le mal, entre peep-show et prostitution occasionnelle. Immergé dans sa mémoire, Lister comprend que, depuis Goya et sa Laitière de Bordeaux, c’est la même chimère qui parcourt la ville. Quand il saisit que pour lui l’heure a sonné d’embrasser la novia de la muerte, il rompt définitivement les amarres.

Quatrième de couverture

 

Valérie Debieux : Dans votre roman remarquablement construit, « Bordeaux la mémoire des pierres », le personnage principal, François Lister, revient en cette ville en 2012 après l’avoir quittée en 1962. Ce récit revêt un caractère autobiographique. Qu’est-ce qui vous a incité à en entreprendre l’écriture ?

La part des flammes, entretien avec Gaëlle Nohant

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 09 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Gaëlle Nohant se consacre à l’écriture depuis une dizaine d’années. Inspirée notamment par Dickens et par les écrivains victoriens, cette jeune femme qui construit le canevas de sa narration à partir d’une base documentaire importante, défend une littérature à la fois exigeante et populaire » (www.gaellenohant.com).

 

Valérie Debieux : Gaëlle Nohant, au travers de l’un de vos entretiens, j’ai appris que lorsque vous écriviez, vous aimiez vous documenter, et ce, pour mieux laisser votre part d’imagination s’envoler et prendre le dessus. On vous sent très perfectionniste – je dirais même plus, stakhanoviste –  dans votre façon de travailler. A vous lire, on ressent que le souci du détail est très important. Vous avez consacré quatre années de votre existence pour écrire « La Part des flammes », votre dernier ouvrage, unanimement apprécié par la critique et vos lecteurs. Dans un projet d’une telle envergure et à force de côtoyer longuement ses personnages, est-ce que l’on ne finit pas par s’ennuyer d’eux lorsqu’on les quitte ?