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Entretiens

Quel avenir pour l’édition numérique à l’heure des médias sociaux ? Entretien avec Stéphanie Vecchione

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Vendredi, 19 Juin 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Stéphanie Vecchione intervient auprès des auteurs pour les aider à cibler et engager leurs lecteurs sur le web. Elle conseille et forme également les acteurs du monde du livre dans la construction de leur communication digitale et de leur communauté. Responsable de la communication des dynamiques éditions La Bourdonnaye, elle vient de relever un nouveau défi : lancer, avec Benoît de La Bourdonnaye, Déclic Digital, une société de formation et conseil en numérique. Le Mot & la Chose a donné la parole à Stéphanie Vecchione pour faire le point sur les challenges du livre et explorer les possibles de l’immense continent digital adaptés à l’avenir de la lecture.

 

Le Mot & la Chose : Le marché du livre physique en France ne cesse de se contracter ces dernières années (-1,3% en 2014 pour 3,9 milliards d’euros). Selon le cabinet d’études Xerfi, les acteurs du marché ne peuvent plus faire l’impasse sur un développement de leurs offres d’ouvrages électroniques. Pensez-vous que l’édition numérique conjointe à une communication du type social médias seront suffisantes pour rendre ce marché pérenne ?

Entretien avec Frédéric Martin, Directeur des Editions Le Tripode

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Jeudi, 09 Avril 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Lorsqu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale, on demanda à Francis Ponge pourquoi il avait préféré écrire sur une forêt (Le Carnet du bois des pins, éditions Mermod, 1947) au lieu de rédiger comme les autres poètes des manifestes sur la Liberté, il répondit, tranquillement, que son ambition était de concevoir des bombes à retardement, et non des mitraillettes. La maison d’édition Le Tripode reprend pour lui cet état d’esprit. Depuis ses débuts, elle est au service d’auteurs dont elle admire la seule liberté possible : privilégier la sensibilité aux doctrines, le cheminement dissident de l’imaginaire à l’immédiateté du discours. Le lyrisme de Jacques Abeille, l’exigence de Robert Alexis, l’irrévérence d’Edgar Hilsenrath, l’iconoclasme d’Andrus Kivirähk, l’espièglerie de Jacques Roubaud, la virtuosité de Juan José Saer, le désir sans limite de Goliarda Sapienza, la rigueur de Jonathan Wable, la lucidité de Louis Wolfson ou encore la fantaisie de Fabienne Yvert… Voici quelques-uns des regards qui, de façon salutaire, nous sortent de la marche ordinaire du monde : Frédéric Martin.

Entretien avec Cécilia Dutter - Conseils de séduction à l’usage des hommes de mauvaise volonté

Ecrit par Laurent Bettoni , le Jeudi, 19 Mars 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

D’ordinaire, Cécilia Dutter écrit des ouvrages sérieux. On lui doit, entre autres, un magnifique essai, Etty Hillesum, une voix dans la nuit (Robert Laffont, 2010), les romans Lame de fond (Albin Michel), prix Oulmont de la Fondation de France. Elle a récemment dirigé pour les éditions Salvator la publication de l’œuvre collective Un cœur universel, regards croisés sur Etty Hillesum. Mais elle a décidé de donner cette fois-ci dans la légèreté, puisqu’elle nous revient avec un guide pratique de séduction à l’usage des messieurs maladroits et de mauvaise volonté. Et force est de constater que Cécilia Dutter fait mouche aussi bien dans l’humour que dans la réflexion. Elle mêle d’ailleurs habilement les deux dans ce guide érudit, qui permettra à chacun de trouver sa chacune.

 

Laurent Bettoni : Comment passe-t-on d’Etty Hillesum aux conseils de séduction ?

Interview de Pablo Casacuberta, auteur de Scipion

Ecrit par Didier Bazy , le Mercredi, 14 Janvier 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Pourquoi Scipion comme titre ? Clé ou énigme ?

 

Nous élaborons tous l’histoire de notre vie autour de ce que Freud appelait « la scène primitive ». Une sorte de phrase initiale, d’image au caractère quasi religieux qui permet d’expliquer les miracles et les martyres de notre vie. Le personnage principal de Scipion, Hannibal, sent que son nom est chargé d’attentes, et il assume le fait que s’il lui faut entrer dans le costume de son personnage historique, il a besoin d’un adversaire aux dimensions proportionnellement épiques. C’est pourquoi il baptise intimement son père du nom de son archi-ennemi historique. Et tout comme Hannibal dans les guerres puniques, il finit par perdre. Le titre permet de souligner qu’Hannibal continue, même devenu adulte, à croire que ce qui lui arrive prend naissance à l’extérieur de lui plutôt que dans son propre esprit.

Journées de Lyon des auteurs de théâtre 2014 - Rencontre avec David Léon

Ecrit par Marie du Crest , le Lundi, 15 Décembre 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Les journées de Lyon des auteurs de théâtre constituent désormais un moment phare de la vie et de l’édition du théâtre contemporain. En effet, elles organisent le plus important concours d’écriture dramatique d’expression francophone. Cette année, le jury a retenu six textes dont celui de David Léon, Un jour nous serons humains, publié aux éditions Espaces 34. Le 28 novembre, la médiathèque de Vaise à Lyon accueille David Léon pour une mise en espace de son texte Un jour nous serons humains. A cette occasion, je m’entretiens avec lui de son parcours et de son travail d’auteur dramatique.

 

Marie du Crest : Tout d’abord, quel sens donnez-vous à votre participation aux journées de Lyon ?

 

David Léon : C’est la première fois que je participe aux Journées de Lyon. Par le passé, je leur ai envoyé plusieurs de mes textes. L’année dernière, Sauver la peau a été repéré. C’est en tout cas une manifestation importante de la vie théâtrale d’aujourd’hui qui met en lumière mon texte. Cet éclairage permet à la fois une reconnaissance auprès des professionnels mais aussi d’un public élargi. Et cette reconnaissance est relayée au niveau national.