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Entretiens

Samouraï, 1000 ans d’histoire du Japon, au musée d’Histoire de Nantes

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Mercredi, 29 Octobre 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

« La fleur des fleurs est le bourgeon de la fleur du cerisier – le samouraï est l’homme parmi les hommes ».

 

Pour sa grande exposition annuelle, le musée d’Histoire de Nantes du Château des ducs de Bretagne, avec le partenariat exceptionnel du musée-château d’Osaka, le musée national des Arts asiatiques – Guimet, le musée Stibbert, et l’apport d’une dizaine de collections de privés, françaises et étrangères, présentent l’évènement : Samouraï, 1000 ans d’histoire du Japon, jusqu’au 9 novembre 2014.

Entre modernité et altérité, plus de 400 objets historiques et l’esprit du Sarinagara permettent à cette exposition de rendre accessible à tous un monde flottant. A travers l’âme d’une nation, c’est la noblesse et toutes les poésies de l’envoûtante culture du Japon d’hier et d’aujourd’hui qui ont pris leurs quartiers dans ce fief ducal et royal de Bretagne.

Entretien avec Anne-Catherine Blanc

Ecrit par Emmanuelle Caminade , le Mardi, 28 Octobre 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Un long entretien réalisé suite à la sortie de son dernier roman Les Chiens de l’aube (cf. chronique de La Cause littéraire) qui donne à cet écrivain l’occasion de sonder le « pourquoi » de l’écriture…

 

Emmanuelle Caminade : Après un premier roman publié en 2002 chez un petit éditeur tahitien, vos livres suivants sont sortis chez Ramsay. Pourquoi avoir quitté Ramsay et vous être engagée dans la difficile recherche d’un nouvel éditeur pour Les Chiens de l’aube ? Parlez-nous de votre rencontre avec D’un noir si bleu.

 

Anne-Catherine Blanc : Tout d’abord, je voudrais rebondir sur l’expression « petit éditeur tahitien ». Au Vent des Îles est certes une « petite » structure à l’échelle d’un continent. Mais Christian Robert, qui l’a créée en 1991, a accompli et accomplit encore un travail considérable pour faire connaître la littérature polynésienne, hélas trop éloignée de la France métropolitaine pour que celle-ci la « découvre » vraiment. Or, ne pas être « découvert » signifie ici « ne pas exister ». Ce mot, qui valait au XVIII° siècle pour les îles lointaines, vaut encore aujourd’hui pour leurs écrivains, leurs artistes.

Aurore disparaît - Entretien avec Amina Danton

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 23 Octobre 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Elle se sentait de plus en plus légère depuis qu’elle le connaissait, et plus forte. Elle retrouvait des contours. Quand ils allaient dîner au restaurant, elle se pendait à son bras, elle le respirait, le cri des mouettes et celui des corbeaux se mélangeaient sur les quais de la Seine où les façades de l’île Saint-Louis ressemblaient aux falaises de Normandie, blanches, poreuses et crayeuses, accrochant la lumière. Le ciel était lavé par la pluie. Roland accompagnait le mouvement, très doucement. Il l’encourageait à trouver sa voie ».

« Quand Mme Damian est sauvagement assassinée dans une villa voisine de la sienne, Aurore est obligée de sortir de la solitude qu’elle s’était choisie et qu’elle avait rendue presque parfaite. Retirée au bord de la mer, où elle se consacre à la peinture, elle vit un grand amour, qu’elle continue de porter en elle et de protéger. Une hésitation au téléphone dans la voix de son mari, le souvenir d’une après-midi vieille de quinze ans chez Maud Nancy, les visites insistantes de sa voisine Irène B viennent déranger le bel édifice de son intimité avec l’espace et l’infini », Aurore disparaît (Quatrième de couverture), Mercure de France, avril 2014

Génération H, Alexandre Grondeau (et entretien avec l'auteur)

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Mardi, 30 Septembre 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Génération H, Alexandre Grondeau, éditions La Lune sur le toit, février 2013, 320 pages, 18 €

Rencontre avec Alexandre Grondeau

 

« Le présent s’enfuit de peur que l’avenir n’arrive jamais »

Génération H.

 

Paru en 2013, Génération H d’Alexandre Grondeau (éditions La Lune sur le toit) caracole aujourd’hui, 18 mois après sa sortie, à la 14e place des meilleures ventes de la FNAC, tous genres confondus. Une spirale à succès qui souffle haut et fort les vapeurs acides d’une génération désabusée, larguée par ses politiques, mais qui porte encore à bout-de-bras un certain idéal d’exister. Un sacré coup de pub (et de pouce) pour le petit éditeur associatif d’Aix-en-Provence, qui ne manque pas de flair !

Entretien avec Éric Dupont, La Fiancée américaine

Ecrit par Laurent Bettoni , le Mercredi, 27 Août 2014. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Éric Dupont enseigne la traduction à l’université McGill de Montréal et est romancier. Son dernier ouvrage en date, La Fiancée américaine, est paru en avril 2014 aux éditions du Toucan. Au Québec, il connaît un très large succès. Il a obtenu le prix des Libraires du Québec et le prix des Collégiens du Québec (en Amérique du Nord, les collégiens sont les étudiants universitaires). Mais ce n’est pas tellement ce qui compte. Non, le plus important est qu’avec plus de 700 pages Éric Dupont nous donne l’impression d’avoir écrit un livre presque trop court tant il se lit vite. Que contient donc cet Olni (objet littéraire non identifié) venu de chez nos maudits cousins et qui mériterait de devenir le best-seller de l’été, en France ?

 

Laurent Bettoni : La presse québécoise a écrit que ce livre, qui est votre quatrième roman, est la somme de vos précédents. Êtes-vous d’accord, et qu’est-ce que cela signifie ?