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Entretiens

Entretien avec Florence Trocmé, rédactrice en chef de Poezibao et du Flotoir

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 21 Septembre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Matthieu Gosztola : Pouvez-vous revenir sur la création de Poezibao. Quelles sont les raisons qui ont préludé à ce choix ?

 

Florence Trocmé : à l’origine de Poezibao, il y a un constat et un désir. Le constat (qui n’a fait que devenir plus évident depuis) fut que la place de la poésie se restreignait comme peau de chagrin dans l’espace des medias. Emblématique peut-être à cet égard, sa quasi disparition de France-Culture. Le désir : tenter, modestement, de pallier cette carence en partageant avec d’éventuels lecteurs des textes poétiques. Dans cette optique, le germe fut un almanach poétique, créé en 2001, à ma demande, par Isabelle Aveline, sur son site aujourd’hui disparu Zazieweb.

Entretien avec Patrick Zimmerli - Le poème devenu musique/music of poetry

, le Samedi, 07 Septembre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

(entretien : français / english)

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Matthieu Gosztola : Vous êtes à New York en train de composer à partir de poèmes de Sapphô. J’imagine que vous êtes entièrement plongé dans cette création, la première devant avoir lieu au magnifique Wigmore Hall de Londres le 6 octobre. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette partition ? Quels sont les instruments mis à partie, et pourquoi les avoir choisis eux, dans cette étreinte qui les réunira et qui se nomme la musique, étreinte qui fera que le tissu sonore de l’un deviendra consubstantiellement, sans jamais perdre son individualité propre, une partie du tissu sonore constitué par l’ensemble des timbres ? Est-ce parce qu’ils répondaient le mieux à la poésie de Sapphô telle qu’elle a résonné en vous ? Mais d’abord, pourquoi avoir choisi cette poétesse grecque de l’Antiquité (qui a vécu, rappelons-le, aux VIIe et VIe siècles avant J.-C. sur l’île de Lesbos) ?

Entretien avec Michel Caspary - Théâtre du Jorat : une scène à la campagne

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 05 Septembre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Il n’y a pas grande audace à risquer une chose que l’on aime »

René Morax (écrivain et dramaturge vaudois)

 

« René Morax aimait beaucoup raconter des histoires. Il savait deviner le secret d’une fille qui passe ou d’un garçon qui garde les vaches sur la montagne, et il savait que chacun a son mystère, et de tous ces mystères, il en avait fait des histoires ».

 

Mézières. Petit village au milieu de la campagne. A quelques lieues de Lausanne. Son théâtre est sa fierté. René Morax, écrivain et dramaturge vaudois, originaire de Morges, a donné naissance au « Théâtre du Jorat » en 1908, inspiré de Romain Rolland et de Maurice Pottecher (créateur du « Théâtre du Peuple » à Bussang, dans les Vosges, dès 1895).

Entretien avec Frédéric Andrau à propos de Monsieur Albert

Ecrit par Nadia Agsous , le Vendredi, 30 Août 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Entretien avec Frédéric Andrau, par Nadia Agsous

 

Après avoir publié A fleur de peau et Quelques jours avec Christine A, Frédéric Andrau, journaliste équestre et romancier, consacre un récit biographique à l’écrivain d’origine égyptienne, Albert Cossery, décédé en 2008. En novembre 2013, il aurait eu cent ans.

 

Quelle idée a inspiré ce récit biographique sur Albert Cossery ?

 

Lorsque j’étais jeune, j’avais lu Mendiants et Orgueilleux sans vraiment savoir qui était l’auteur, que je croisais d’ailleurs très souvent dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés où vivait ce dernier, sans le connaître. A. Cossery ne passait pas inaperçu. Il était élégant et avait constamment le regard à l’affût. Le fait de savoir, plus tard, qu’il était l’auteur de Mendiants et orgueilleux a motivé mon envie de lire ses autres romans.

Entretien avec Manuel Candré - Autour de moi

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 09 Août 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Il pleure et il pleure et il parle en même temps déversant devant moi les montagnes de son malheur de la mort de ma mère qui a tout foutu en l’air sinon on aurait été une famille heureuse unie avec de l’amour du travail de l’argent mais non il a fallu que ça arrive la mort lui a pris sa femme alors qu’il avait pas trente ans et moi tout petit à élever comment se remettre de ça c’est impossible si on y réfléchit bien » (Manuel Candré, Autour de moi, Ed. Joëlle Losfeld, juin 2012).

 

Valérie Debieux : Manuel Candré, votre premier roman a été rédigé sous forme de journal intime asynchrone puisqu’il retrace le passé de l’enfance, et qu’il est écrit sur un espace temps limité et récent ; c’est un travail de mémoire méticuleux, tout y est détaillé avec précision. Est-ce que le temps réel d’écriture correspond au laps de temps écoulé entre le 4 juillet 2007 et le 9 septembre 2010 ?