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Entretiens

Editions Louise Bottu - un entretien

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 09 Octobre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

entretien avec Jean-Michel Martinez, gérant des éditions Louise Bottu

 

« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté ». Michel de Montaigne

 

Les quatre petits livres sont sur la table accompagnés de deux verres de Tariquet, on peut commencer, commencer à parler de Louise Bottu, nouvelle maison d’édition qui vient de naître. Douceur des Landes, entre Dax et Orthez, à deux pas de Préchacq où Montaigne de fort mauvaise humeur prit ses bains, plumes de canards gras et livres de Clément Rosset et Samuel Beckett, soleil couchant pour se lancer dans l’échange littéraire.

D’un divertissement l’autre, accompagné par les phrases de Jean-Louis Bailly, Lucien Suel, Antoine Brea et Albin, petits livres tout aussi légers, vifs et piquants que le sont les yeux de Jean-Michel Martinez le gérant amusé de Louise Bottu.

Entretien avec Cécil - Les aventures de Sherlock Holmes (BD)

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 08 Octobre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Valérie Debieux : Cecil, qu’est-ce qui vous a tout particulièrement attiré dans l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle ?

 

Cecil : Sans conteste, le personnage et, plus particulièrement, le contraste qui s’opérait entre Holmes et mon personnage fétiche de l’époque, Arsène Lupin. Si le personnage de Lupin, malgré ses zones d’ombre, reste solaire et très positif, Holmes, contrairement à lui, reste sombre. Il est acariâtre, lunatique, renfermé, secret, fascinant par sa capacité d’observation et d’analyse qui confine au fantastique. De plus, la description qu’en fait Doyle me laissait imaginer une pantomime complètement fantaisiste et étrange du personnage.

Six questions à Gérard Pfister, éditeur

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 02 Octobre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Entretien réalisé par Didier Ayres le 5 septembre 2013

 

C’est dans un café parisien que j’ai rencontré Gérard Pfister, pour lui poser quelques questions sur la maison d’éditions Arfuyen qu’il a créée en 1975 et qu’il dirige avec son épouse, entre le Lac Noir, Paris et Strasbourg.

 

Concernant les tout débuts des éditions Arfuyen, pouvez-vous décrire en quelques mots ce que vous aviez à l’esprit lorsque vous avez créé la revue qui portait ce nom ?

Entretien avec Florence Trocmé, rédactrice en chef de Poezibao et du Flotoir

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 21 Septembre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Matthieu Gosztola : Pouvez-vous revenir sur la création de Poezibao. Quelles sont les raisons qui ont préludé à ce choix ?

 

Florence Trocmé : à l’origine de Poezibao, il y a un constat et un désir. Le constat (qui n’a fait que devenir plus évident depuis) fut que la place de la poésie se restreignait comme peau de chagrin dans l’espace des medias. Emblématique peut-être à cet égard, sa quasi disparition de France-Culture. Le désir : tenter, modestement, de pallier cette carence en partageant avec d’éventuels lecteurs des textes poétiques. Dans cette optique, le germe fut un almanach poétique, créé en 2001, à ma demande, par Isabelle Aveline, sur son site aujourd’hui disparu Zazieweb.

Entretien avec Patrick Zimmerli - Le poème devenu musique/music of poetry

, le Samedi, 07 Septembre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

(entretien : français / english)

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Matthieu Gosztola : Vous êtes à New York en train de composer à partir de poèmes de Sapphô. J’imagine que vous êtes entièrement plongé dans cette création, la première devant avoir lieu au magnifique Wigmore Hall de Londres le 6 octobre. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette partition ? Quels sont les instruments mis à partie, et pourquoi les avoir choisis eux, dans cette étreinte qui les réunira et qui se nomme la musique, étreinte qui fera que le tissu sonore de l’un deviendra consubstantiellement, sans jamais perdre son individualité propre, une partie du tissu sonore constitué par l’ensemble des timbres ? Est-ce parce qu’ils répondaient le mieux à la poésie de Sapphô telle qu’elle a résonné en vous ? Mais d’abord, pourquoi avoir choisi cette poétesse grecque de l’Antiquité (qui a vécu, rappelons-le, aux VIIe et VIe siècles avant J.-C. sur l’île de Lesbos) ?