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Entretiens

Trois gouttes de sang et un nuage de coke - Entretien avec Quentin Mouron

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 23 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Le ton est vif, le style léché. A mi-chemin entre le roman social et le thriller, Trois gouttes de sang et un nuage de coke laisse le lecteur sans voix » (quatrième de couverture).

 

Valérie Debieux : Quentin Mouron, dans « Trois gouttes de sang et un nuage de coke », l’un de vos personnages, un romancier, dit : « Vous ne vous figurez pas le nombre de faces de gland qui s’apportent à mes séances de signature pour m’expliquer comment j’aurais dû écrire mon livre, comment je dois écrire les prochains et comment je suis censé être, moi, humainement ». Pareille situation vous est-elle déjà arrivée ?

Quentin Mouron : Absolument ! J’ai d’abord pensé que c’était à cause de mon jeune âge… Mais tous les écrivains que j’ai interrogés ont vécu cela au moins une fois. Et cela ne concerne pas que les écrivains ! Chez l’homme, la volonté est forte de poser en professeur, peu importe la matière, peu importe les compétences réelles !

Bordeaux, la mémoire des pierres, entretien avec Jean-Michel Devésa

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 14 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Un homme de soixante-treize ans, François Lister, arpente Bordeaux à la recherche de sa jeunesse et de son premier amour, cinquante et un ans après l’avoir quitté. Il n’y croise que des spectres, réactivant ses souvenirs dans un quartier, Saint-Michel, qui n’est plus aux couleurs de l’Espagne républicaine de ses vingt ans. Rencontrée par hasard dans un café, Rosario Paradis s’attache immédiatement à lui. Elle s’escrime à rédiger une thèse d’histoire de l’art qu’elle finance par-delà le bien et le mal, entre peep-show et prostitution occasionnelle. Immergé dans sa mémoire, Lister comprend que, depuis Goya et sa Laitière de Bordeaux, c’est la même chimère qui parcourt la ville. Quand il saisit que pour lui l’heure a sonné d’embrasser la novia de la muerte, il rompt définitivement les amarres.

Quatrième de couverture

 

Valérie Debieux : Dans votre roman remarquablement construit, « Bordeaux la mémoire des pierres », le personnage principal, François Lister, revient en cette ville en 2012 après l’avoir quittée en 1962. Ce récit revêt un caractère autobiographique. Qu’est-ce qui vous a incité à en entreprendre l’écriture ?

La part des flammes, entretien avec Gaëlle Nohant

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 09 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Gaëlle Nohant se consacre à l’écriture depuis une dizaine d’années. Inspirée notamment par Dickens et par les écrivains victoriens, cette jeune femme qui construit le canevas de sa narration à partir d’une base documentaire importante, défend une littérature à la fois exigeante et populaire » (www.gaellenohant.com).

 

Valérie Debieux : Gaëlle Nohant, au travers de l’un de vos entretiens, j’ai appris que lorsque vous écriviez, vous aimiez vous documenter, et ce, pour mieux laisser votre part d’imagination s’envoler et prendre le dessus. On vous sent très perfectionniste – je dirais même plus, stakhanoviste –  dans votre façon de travailler. A vous lire, on ressent que le souci du détail est très important. Vous avez consacré quatre années de votre existence pour écrire « La Part des flammes », votre dernier ouvrage, unanimement apprécié par la critique et vos lecteurs. Dans un projet d’une telle envergure et à force de côtoyer longuement ses personnages, est-ce que l’on ne finit pas par s’ennuyer d’eux lorsqu’on les quitte ?

Entretien avec Patryck Froissart, écrivain borain et poète mascarin

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 03 Octobre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

« Ecrire des nouvelles est un art compliqué. L’histoire de ce genre littéraire est néanmoins ponctuée de splendeurs. […] Chacune de ses séquences, je dirais chacune de ses phrases, doit ouvrir sur un espace littéraire qui n’existe pas, qui n’est jamais écrit mais qui se dessine en filigrane dans l’esprit du liseur. L’exercice est d’autant plus subtil que ce champ – en quelque sorte l’ombre portée du texte – ne s’approche pas à travers un vocabulaire flou, indécis. Ce serait trop facile. C’est la précision du propos, la finesse de la trame qui libère cet espace. […] Une nouvelle ne se suffit pas à elle-même. Elle tisse des liens secrets, suscite des résonances puissantes avec les autres récits du même opus. […] Dans Les bienheureux, Patryck Froissart nous en livre une démonstration foisonnante ».

Marc Durin-Valois

 

Valérie Debieux : Patryck Froissart, vous avez une longue expérience dans le monde de l’enseignement ; celui-ci vous a conduit en diverses régions de France ainsi qu’à l’étranger, en particulier, au Maroc, à La Réunion et à Maurice. Aujourd’hui, à la retraite, vous poursuivez avec la même passion, la transmission de votre savoir aux Mauriciens. Poète, écrivain, critique, conteur et voyageur, vous n’avez de cesse d’écrire. Comment vous est venu ce goût pour l’écriture ?

Quelques questions à Marc Pautrel

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 16 Septembre 2015. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

La Cause Littéraire : Marc Pautrel vous semblez aimer les petits livres, comme vos deux précédents romans, « Polaire » et « Orpheline », votre dernier opus « Ozu » est un court roman, bref et vif, dans tous ces cas c’est un choix littéraire ?

 

Marc Pautrel : La brièveté, c’est plus un état de fait qu’un choix. J’aimerais écrire des romans plus longs, mais il semble que le format court soit ma meilleure forme d’expression. Pendant l’écriture, quand je relis mon premier jet du texte, à chaque fois je coupe tous les passages moins intenses, les moments où rien n’arrive, tout ce qui obscurcit la compréhension et disperse le lecteur. Je resserre toujours, je cherche à procurer des émotions intenses et donc il faut que je sois précis, efficace, que j’aille à l’essentiel, mais évidemment, à force de couper des passages, à la fin il ne reste plus que 80 pages de texte.