Identification

Entretiens

Paroles de Louise Thunin, réveillées par Matthieu Gosztola, au sujet d’Alliance divine

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 11 Mars 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

– Vous avez fait paraître en 2016 Alliance divine. Et c’est davantage qu’un livre…

Alliance divine est un jeu de cartes psycho-spirituel (accompagné d’un livret) qui nous parle à la fois de la Bible et de nous-mêmes. La Bible est le texte sacré du monde judéo-chrétien, notre patrimoine spirituel. Ses personnages archétypaux, ses mythes et récits habitent notre conscience collective. De même, nous habitons la Bible. Chaque personnage, chaque situation peuvent résonner avec nous et avec les événements de notre vie. Ce jeu est basé sur les personnages de la Bible hébraïque, appelée parfois Premier ou Ancien Testament. La Bible nous dit que notre Source, que nous nommons habituellement Dieu, Créateur, Père ou Seigneur (et qu’on pourrait aussi bien appeler Amour ou Vie…), fait alliance avec l’être humain. Cette alliance relève de notre être profond ; elle est indestructible et éternelle. Il s’agit du lien indéfinissable entre la part invisible, spirituelle de tout être humain et de l’âme manifestée que nous sommes sur Terre.

Interview Caroline Riegel : « j’étais la seule à pouvoir le faire », par Michel Tagne Foko

Ecrit par Michel Tagne Foko , le Mardi, 28 Février 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Nous recevons aujourd’hui une femme au grand cœur, humaniste et globe-trotteur, écrivain aux multiples récompenses, et aujourd’hui réalisatrice d’un premier documentaire aux multiples distinctions, appelé Semeuses de Joie. Le film a obtenu, entre autres, le Prix spécial Ushuaïa TV, Diable d’or 2016 au festival international du film alpin des Diablerets, Grand Prix du Jury au festival Retours du Monde, Grand Prix du public au festival Regards D’altitudes, Prix du public au FIFMA 2015, etc.

 

Michel Tagne Foko : Qu’est-ce qu’on ressent quand son premier documentaire reçoit de nombreux prix ?

 

Caroline Riegel : Beaucoup de joie, un peu de fierté et le sentiment d’être encouragée. Mais c’est surtout les réactions du public, les échanges lors des nombreuses conférences, les relations qui en découlent, les mots des spectateurs et la joie partagée avec les nonnes lorsqu’elles étaient en France qui ont été une incroyable récompense aux efforts et à l’énergie inimaginable déployée pour aller au bout de ce rêve un peu fou.

Rencontre avec Pascal Arnaud, inventeur de Quidam éditeur, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 22 Février 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

La Cause Littéraire : L’année 2017 s’annonce sous de beaux auspices, vous publiez en ce début d’année « Elise et Lise » le tout nouveau roman de Philippe Annocque (« Pas Liev » publié en 2015 a fait l’unanimité des critiques et notamment des nôtres), mais aussi « La Disparition de la chasse » de Christophe Levaux, ou encore « Le Chronométreur » du Suédois Pär Thörn, et vous annoncez également un nouveau roman de Gabriel Josipovici et de Karsten Dümmel. Des fidélités à des auteurs mais aussi des premiers romans. Ces choix, cette « politique éditoriale » sont-ils un principe que vous défendez depuis le début ? Ou bien est-ce le métier que vous pratiquez depuis plus de dix ans qui a dicté et dicte ces publications, le savoir et la saveur du métier d’éditeur ?

 

Pascal Arnaud : S’il y a un principe depuis le début, c’est d’avoir une politique d’auteurs, donc d’être fidèle à un travail spécifique qui, dès le départ, n’est pas donné comme tel. La fidélité c’est une vertu pas toujours évidente eu égard aux impératifs de l’économie de marché, mais elle est globalement là : des auteurs, pas des livres.

Rencontre avec le dessinateur, illustrateur, photographe, Jean-Claude Claeys, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 01 Février 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Dans les années 80, c’est son imaginaire, sa plume et son crayon qui « illustraient » les couvertures des romans policiers, que publiaient les Nouvelles Editions Oswald. Une collection consacrée pour majorité aux auteurs de langue anglaise, beaucoup d’américains, quelques anglais : Helen McCloy, John Dickson Carr, Robert Bloch, Jack Vance ou encore Howard Fast et John Evans, on y trouvait également des romans noirs de Frédéric Fajardie et de Léo Mallet. On reconnaît immédiatement le style de Jean-Claude Claeys, son dessin en noir et blanc, ses visages, ses corps d’héroïnes, d’hommes déformés par la peur. Le trait est net, vif coupant comme une lame de couteau, un dessin pour une situation, très théâtralisée, une situation pour raconter un roman. En parallèle, Jean-Claude Claeys signe quelques livres scénarisés et dessinés, dont Magnum Song, Lame Damnée (avec Nolane) et La Meilleure façon de tuer son prochain (qui reprend ses fameuses couvertures), un style fait de noirs et de gris, un art de la mise en « scène » de la page, beauté du trait, richesse des combinaisons de gris, de noirs et de blancs, Jean-Claude Claeys manie à dessein les armes du dessin. Son univers doit beaucoup aux films noirs de la Warner ou de la RKO, taxis dans la nuit, rues sombres, clubs de jazz enfumés, femmes fatales, armes de poing, cris et déchirements, musiciens solitaires, c’est toujours Autour de Minuit que tout se joue.

Entretien avec Thomas Kelly, le virtuose romancier des bâtisseurs de New-York

Ecrit par Jérôme Diaz , le Samedi, 14 Janvier 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Malgré l’intérêt du lectorat français pour le roman noir américain, le New-Yorkais Thomas Kelly, auteur de trois romans publiés chez Rivages, reste peu connu du grand public (1). Points communs à toutes ses histoires ? La ville de New-York, le milieu ouvrier, la diaspora irlandaise, les relations politico-mafieuses, le tout mariné dans des ambiances de bistrots et de batailles politiques à des périodes-clé du XXe siècle… Bref, un univers à situer quelque part entre Dennis Lehane et la série de Martin Scorsese, Boardwalk Empire. Bref, du lourd. Et du super bon. Excellent connaisseur des arcanes de la politique locale pour s’y être lui-même impliqué, Thomas Kelly a bâti une œuvre qui, des tunnels aux gratte-ciels en passant par les restaurants chics et les quartiers où il vaut mieux ne pas traîner ses guêtres, rappelle aussi bien Jack London et Emile Zola que Colum McCann et James Ellroy. En 1998 sortait son premier roman, Le ventre de New-York (2), et son traducteur Pierre Bondil réalisait le seul entretien paru à ce jour dans la presse française (3) – et grâce à qui ce qui suit a pu être réalisé. Et depuis, silence radio… jusqu’à aujourd’hui.