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Entretiens

Entretien avec Eric Dicharry - Le rire des Basques

Ecrit par Frédéric Aribit , le Jeudi, 10 Octobre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Le rire des Basques, Eric Dicharry, L’Harmattan, 2013, 587 pages, 42 €

 

Le rire est-il le propre du Basque ?… Anthropologue spécialisé en ethnolinguistique, Éric Dicharry a consacré une volumineuse étude au « rire des basques ». Il s’agit d’une sorte de radiographie originale de la société basque à travers une pratique poétique rare et extrêmement populaire de Bayonne à Bilbao, le « bertsularisme ».

 

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste exactement le phénomène poétique du « bertsularisme » au Pays basque, sur lequel se penche votre essai ? Qu’est-ce qui vous a poussé à vous y intéresser ?

 

Le bertsularisme signifie littéralement l’art de faire des vers. Dans l’essai il est question de l’art de l’improvisation versifiée dans l’instant. Cet art consiste à créer des bertsus, c’est-à-dire des vers sur des airs préexistants. Il s’agit de joutes poétiques entre faiseurs de vers. Des sortes de battle à la mode basque si vous préférez.

Editions Louise Bottu - un entretien

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 09 Octobre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

entretien avec Jean-Michel Martinez, gérant des éditions Louise Bottu

 

« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté ». Michel de Montaigne

 

Les quatre petits livres sont sur la table accompagnés de deux verres de Tariquet, on peut commencer, commencer à parler de Louise Bottu, nouvelle maison d’édition qui vient de naître. Douceur des Landes, entre Dax et Orthez, à deux pas de Préchacq où Montaigne de fort mauvaise humeur prit ses bains, plumes de canards gras et livres de Clément Rosset et Samuel Beckett, soleil couchant pour se lancer dans l’échange littéraire.

D’un divertissement l’autre, accompagné par les phrases de Jean-Louis Bailly, Lucien Suel, Antoine Brea et Albin, petits livres tout aussi légers, vifs et piquants que le sont les yeux de Jean-Michel Martinez le gérant amusé de Louise Bottu.

Six questions à Gérard Pfister, éditeur

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 02 Octobre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Entretien réalisé par Didier Ayres le 5 septembre 2013

 

C’est dans un café parisien que j’ai rencontré Gérard Pfister, pour lui poser quelques questions sur la maison d’éditions Arfuyen qu’il a créée en 1975 et qu’il dirige avec son épouse, entre le Lac Noir, Paris et Strasbourg.

 

Concernant les tout débuts des éditions Arfuyen, pouvez-vous décrire en quelques mots ce que vous aviez à l’esprit lorsque vous avez créé la revue qui portait ce nom ?

Entretien avec Florence Trocmé, rédactrice en chef de Poezibao et du Flotoir

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 21 Septembre 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

 

Matthieu Gosztola : Pouvez-vous revenir sur la création de Poezibao. Quelles sont les raisons qui ont préludé à ce choix ?

 

Florence Trocmé : à l’origine de Poezibao, il y a un constat et un désir. Le constat (qui n’a fait que devenir plus évident depuis) fut que la place de la poésie se restreignait comme peau de chagrin dans l’espace des medias. Emblématique peut-être à cet égard, sa quasi disparition de France-Culture. Le désir : tenter, modestement, de pallier cette carence en partageant avec d’éventuels lecteurs des textes poétiques. Dans cette optique, le germe fut un almanach poétique, créé en 2001, à ma demande, par Isabelle Aveline, sur son site aujourd’hui disparu Zazieweb.

Entretien avec Frédéric Andrau à propos de Monsieur Albert

Ecrit par Nadia Agsous , le Vendredi, 30 Août 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Entretien avec Frédéric Andrau, par Nadia Agsous

 

Après avoir publié A fleur de peau et Quelques jours avec Christine A, Frédéric Andrau, journaliste équestre et romancier, consacre un récit biographique à l’écrivain d’origine égyptienne, Albert Cossery, décédé en 2008. En novembre 2013, il aurait eu cent ans.

 

Quelle idée a inspiré ce récit biographique sur Albert Cossery ?

 

Lorsque j’étais jeune, j’avais lu Mendiants et Orgueilleux sans vraiment savoir qui était l’auteur, que je croisais d’ailleurs très souvent dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés où vivait ce dernier, sans le connaître. A. Cossery ne passait pas inaperçu. Il était élégant et avait constamment le regard à l’affût. Le fait de savoir, plus tard, qu’il était l’auteur de Mendiants et orgueilleux a motivé mon envie de lire ses autres romans.