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Ecrits suivis

L’envol d’un poussin adolescent (5 & Fin), par Thomas Besch-Kramer

Ecrit par Thomas Besch-Kramer , le Vendredi, 08 Juillet 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Je lis que.

Je lis – j’ai encore à lire – beaucoup de choses sur la psychologie appliquée aux sélections des pilotes, et sur les soins des pathologies mentales.

La dépression serait ceci-cela…

Le manque d’estime de soi serait ceci-cela…

La psychose est une perte de contact avec ceci-cela… (mais c’est bien ce qui arrive en vol lorsque je m’élève au-dessus du monde réel !)

L’origine des troubles psychiques serait causée par ceci-cela…

Etc.

Voulfe 4 & 5 (Fin), par Joëlle Petillot

Ecrit par Joelle Petillot , le Mardi, 05 Juillet 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

- 4 -


Victoire arriva au concert légèrement en avance, décidée à ne pas en perdre une miette et fin prête pour l’inconfort des chaises ecclésiastiques, tant il est vrai que le prix de l’illumination se mesure dans toutes les églises du monde à l’intensité d’un mal de fesses carabiné.

Elle s’assit et ouvrit le programme remis par une dame maussade en chemisier à jabot moisi.

Couperin, Bach, Rameau. Et le Tic-Toc Choc en finale.

Elle jeta un œil distrait à la photo de l’artiste, dont le gentil sourire flouté lui parut charmant, autant qu’on pût l’augurer d’un noir et blanc reproduit avec une mauvaise photocopieuse.

Jean et Jean-Pierre Giraudoux : le poème du Père et du Fils (31)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 30 Juin 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

Vous serez vêtu

De vos étoffes éclatantes

 

Vous aurez aux bras

Des chapelets de perles

 

Vous connaîtrez le soleil

L’envol d’un poussin adolescent (4), par Thomas Besch-Kramer

Ecrit par Thomas Besch-Kramer , le Mercredi, 29 Juin 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

L’âme de l’écrivain, l’âme du pilote.

Je crois que « mes » motivations, ce qui bougea en moi à l’adolescence, sont déterminantes pour devenir à la fois pilote et à la fois écrivain. Pilote, c’est avoir les fesses en l’air, c’est s’élever ; écrivain, c’est un rond de cuir qui creuse l’humus mémoriel. En fait, tous deux sont bien terriens, terrestres, mais l’un fuit pendant que l’autre reste et attend. Les glorieuses actions sont aussi à l’orée du bois pour tous deux – encore faut-il avoir la chance d’y être.

Ainsi, je fus récipiendaire d’un prix de critique de la littérature francophone en 2005, au Canada. Pour y aller, je pris l’avion, je louai une TransAm et je dormis dans l’ancienne prison rénovée en Youth Hostel à Ottawa !

Ainsi, après trois années de silence, je fus sélectionné avec mon camarade Scarfone – Monsieur Scarfone – pour le cours des pilotes de chasse ; c’était en 1991-1992 et je n’y croyais pas tant mes résultats en vol étaient médiocres ! D’autres prétendants – « incumbents » en Anglais américain – eurent pu y prétendre, mais j’avais été là, à l’escadrille 59S pour une soirée mémorable et des vols de nuit incroyables, en formation serrée sans lumière, en VMC et IMC ! Surtout, j’avais gardé le silence sur mes bleus à l’âme et j’avais discipliné mon âme toute tendue vers le but ultime – l’appontage de nuit qualification « hibou » et CP.

Voulfe (2 & 3), par Joëlle Petillot

Ecrit par Joelle Petillot , le Mardi, 28 Juin 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

-2-

 

Elle s’éveilla le lendemain avec l’arrière-gorge râpée. Elle avait dû ronfler, mais quelle importance, puisque personne d’autre qu’elle n’occupait sa couche… Au fait, mais si !

Encore ensommeillée, elle se redressa un peu et le vit. Il n’avait pas bougé d’un pouce, couché à côté de ses pieds avec la même tranquillité que sur son paillasson la veille. Il aurait coincé une pancarte entre ses deux pattes de devant – dont l’une noire et étoilée –, avec je suis à la bonne place peint en rouge, que sa confiance n’eût pas semblé plus aveuglante.

Victoire, contente comme tout de le trouver là, se leva avec un vaste sourire, et dit en passant près du chien qui n’avait pas bronché : « T’es une bonne nature, toi ».