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Ecrits suivis

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (4/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 25 Septembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

 

 

Dans un jardin d’hiver, l’hiver


Que faire ? Oui, que faire ?

Regarde son allure.

C’est un bel objet.

Cela veut dire ?

Juste une heure.

Regarde-le à l’envers.

Un verre ?

Non ?

Statue (partie 4 et fin)

Ecrit par Noémie Aulombard , le Jeudi, 18 Septembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

-V-


Pour une statue, le temps n’existe pas. Elle ne sent pas la course des secondes sur sa peau de pierre. Une statue a mal, pourtant. Son corps dur et raide, froid et pétrifié, ressent une douleur éparse, qui s’épanouit dans toute sa chair, réduite à n’être plus qu’un monolithe pesant et silencieux.

Je suis une statue, donc. Condamnée à l’immobilité et au mutisme. Je traverse les âges et je suis insensible à leur écoulement sur ma peau, à leur mouvement dans mon cœur. Ma mémoire est défaillante. Les souvenirs fusionnent avec le  moment présent.

Un homme se présente devant moi, un homme habillé avec une certaine recherche. Je vois dans ses yeux, qui me fixent, que son univers est habité par l’élégance, les grands vins et un certain raffinement de la pensée. Je fixe la lueur verte de ses yeux et vois dans le reflet de son regard, dans le reflet de sa mémoire, une réminiscence se déployer en souvenir.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (3/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 17 Septembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

La symphonie fantastique


Le photographe de Vanity-Fair, comme s’il avait bu, comme s’il avait bu.

Embrassons-nous.

Une nuit.

C’est toujours dans le même sens.

Passe.

Donne.

Redonne.

C’est prohibé.

Les Portes (3)

Ecrit par Ahmed Yahia Messaoud , le Mardi, 16 Septembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

III

 

Les êtres se font rares, se frottent au néant. On sillonne les corridors dans la pénombre, sans rencontrer âme qui vive. Le regard à lui seul, sans qu’il ne reçoive d’ordre, se tourne ensuite à la porte qui se referme sous l’effet de la lumière. On entend la chaleur du siècle se rebondir sur le rebord de la petite fenêtre.

Ce sinistre lieu m’adoptait. J’ai commencé à le sentir comme abri, puis comme habit… Finalement, il me convenait comme peau. Je n’étais pas chez moi, j’étais en moi. J’ai vu se succéder des folies, des possédés en invités. J’ai vu disparaître les galettes de pain de l’alcôve.

Les religieux humains nourrissaient les entités célestes. Des archanges en moribondes affamées. Des usuriers troquant leur savoir contre un asile… Pauvres choses de mes ténèbres !

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (2/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 09 Septembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Deux amis qui se ressemblent


Je sais.

On souffre.

Pour mourir ?

Non, de ne pas dormir.

Tu peux mourir à la suite d’un mauvais dosage.

Moi ?

C’est à cause du surdosage.

Un abus.

Non.