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Ecrits suivis

Du Cap à Pau ; vers une poésie d’à-propos (1/2)

Ecrit par Sandy Dard , le Jeudi, 18 Décembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Partie première / du Cap…

 

« Les mots tels des miroirs renvoient de belles armes »

(Sandy Dard)

 

A mon vivant poème

 

« Le véritable Amour ne connaît ni le soupçon ni la méfiance »

(George Sand)

 

Je suis surprise par la plastique d’une girafe, alors qu’un crocodile est monté sur ma tente.

Stop ! Je veux me marier…

L’errance intérieure - Chapitre 3 : la soirée

Ecrit par Cyrille Godefroy , le Mercredi, 17 Décembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Je n’aurais pas dû manger si tard cet après-midi, je ne ressens pas la faim ce soir. Mais c’était manger ou sortir, il me fallait choisir, je ne pouvais pas rester sans agir, je ne supporte pas de dériver comme un vulgaire débris dans un intervalle vague et indéterminé.

Désormais, il fait déjà nuit, je ne peux plus sortir. J’aurais dû sortir plus tôt, ça m’aurait évité de réfléchir tout l’après-midi au moment propice pour sortir.

Pourvu que personne ne m’appelle pour sortir ce soir.

Qui donc pourrait m’appeler ? A part une erreur, je ne vois pas, je n’ai ni famille ni amis ni collègues. Et puis, j’ai coupé le téléphone, donc si un ami, un collègue ou un parent dont j’ignore l’existence souhaite m’appeler, je ne commettrais pas la maladresse de décrocher vu qu’aucune sonnerie ne m’aura signalé l’appel. Par voie de conséquence, cette personne, étrangère à toute réalité vraisemblable, n’aura pas le loisir de m’inviter à boire un verre ou de m’infliger une quelconque récrimination eu égard à mes horaires de fonctionnement. Ce fait n’ouvrant aucune contestation, je n’ai guère besoin d’approfondir tous les tenants de cette question.

Le Jardin de derrière (5) - Où la voisine tombe de l’échelle

Ecrit par Ivanne Rialland , le Samedi, 13 Décembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Le mardi, Georges fut brusquement tiré de son sommeil par un grand bruit, suivi d’un cri étouffé. Il se passa la main sur le visage, jeta un coup d’œil au réveil et ouvrit les volets. Ce mardi, à 6h32 du matin, une femme gisait les quatre fers en l’air, dans la plate-bande du jardin de derrière. Ses jambes nues s’agitaient faiblement tandis qu’elle tâchait de se dépêtrer de l’arbuste qu’elle avait écrasé sous son poids. Georges, arrêté un bref instant par la vision, sortit précipitamment en caleçon et tee-shirt, les cheveux tout hérissés, s’écorchant les pieds nus sur le béton râpeux.

La femme était déjà débout, se frottant énergiquement l’arrière-train, l’air furieux.

– Vous pourriez au moins vous vêtir décemment, non ?

Georges, stoppé net dans son élan, hésita, manqua d’aller chercher un peignoir, se retourna, et puis non, quand même, c’était trop fort, il se remit en marche avant. La femme avait déjà appuyé l’échelle contre le mur et commençait à grimper, sa robe se gonflant dans le vent du matin.

L’errance intérieure - Chapitre 2 : l’après-midi

Ecrit par Cyrille Godefroy , le Vendredi, 12 Décembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED, En Vitrine

 

Si je travaillais, j’aurais vraisemblablement moins de temps libre pour m’ennuyer. Pourquoi ne travaillé-je pas ?! Qui en a décidé ainsi ? Je pourrais très bien être avocat, banquier ou cadre… Non, j’en doute, je n’en ai pas les compétences. Les recruteurs, ces monstres retors, exigeraient des diplômes que je ne possède pas. J’aurais pu les obtenir, en travaillant un minimum à l’école. Oui, si j’avais travaillé un peu et si j’avais fréquenté l’école, je les aurais sûrement obtenus. Comme tout le monde, ou presque. Et aujourd’hui, je serais banquier dans une grande banque. Ou même petite. Ou caissier dans une grande surface… ou sous-caissier dans une petite surface. Il est indécent de prétendre à d’excessives ambitions. Souvent les ambitieux finissent par gâcher leur vie, et celle des autres. Ou par mourir.

Je mangerai plus tard, je n’ai pas faim. Pourquoi devrais-je manger tous les jours à la même heure ?! C’est insensé ! Je suis libre d’attendre 15 heures pour manger, personne ne me le reprochera. Sauf si je sors et que je croise quelqu’un. Il ne faudrait surtout pas, dans ce cas, évoquer ce sujet. Il faudrait deviser d’autre chose. Mais de quoi ? Je n’ai rien en tête à ce moment précis. Probablement me viendra-t-il un sujet intéressant avant que je décide de sortir.

Kafka tefka (5)

Ecrit par Ahmed Yahia Messaoud , le Vendredi, 12 Décembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Pour la soif. On pense rivière, ou coca-cola, ou sang insipide d’un sauveur. C’est selon l’endroit où l’on se trouve.

On devient lourd lorsqu’on se remplit d’espoir, on s’épuise vite. Et ne nous reste qu’à quémander l’adulation de quiconque acceptant de passer un moment à bougonner en faisant semblant de s’y intéresser. A la lisière de l’abattement il y a la complaisance, à celle de l’espoir aussi.

Mr X choisit un DVD de ma collection, il lit dessus « discographie Leonard Cohen MP3 » écrit en caractères de mouche avec un stylo indélébile bleu. Il l’insère dans le lecteur DVD et sélectionne une chanson, Dance me to the end of love. 4 minutes et 40 secondes plus tard, un porno s’accapare de l’écran !

– C’est quoi ça ! sursaute Big-Deal

C’est rien, juste quelques Deux Giga-octets que je ne voulais pas perdre. Après tout ça aussi c’est de l’audio-visuel.