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Ecrits suivis

Mère (7), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 27 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

63 ? N’est-ce pas ?

Oui, en octobre.

Il paraît que les grands peintres sont tous nés entre le quinze et le trente et un.

Tu es encore là ?

Oui.

Cette angoisse.

Ce que l’on ressent quand on quitte l’objet de son obsession, et que l’on retrouve soudain l’impression de liquidité des sentiments, la fluidité des émotions. C’est très fort.

Crossroads, Chapitre sixième, par Benjamin Hoffmann

Ecrit par Benjamin Hoffmann , le Mercredi, 26 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

VOTEZ pour choisir la direction narrative du prochain épisode !

Julien, Français installé à Tokyo, a de plus en plus de difficultés à distinguer la réalité de la réalité virtuelle. Inspiré par Jacques le Fataliste et Person of Interest, par l’affaire Snowden et The Social Network, ce roman en cours d’écriture attend votre participation : avec Crossroads, le récit prend la direction que vous lui donnez.


Où l’on découvre une société nommée Lubrix

Il y a plusieurs semaines que ce chapitre se fait attendre et l’impatience s’est manifestée par des excès regrettables, permettez-moi de vous le dire, chez certains d’entre vous. Depuis Montreuil, San Diego, Ouagadougou, Kyoto et Brisbane, des courriels me parviennent pour demander des nouvelles de Julien. Certains lecteurs m’interrogent poliment à son sujet en s’excusant de ce qu’ils nomment une « légère indiscrétion ». D’autres redoutent que j’ai l’intention d’interrompre ce roman et de les laisser pour toujours dans l’ignorance de la suite. D’autres encore – ce sont mes préférés – échafaudent des théories du complot et, parsemant leurs messages de sous-entendus que j’ai peine à déchiffrer, font allusion à des « pressions » que j’aurais subies pour ne pas aller plus loin.

Mère (6), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Vendredi, 21 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Moi, je ne voyage plus, et c’est la dernière fois que je viens ici. J’en ai assez.

Une identité à part entière.

Une transformation progressive des caractères naturels pour aller du côté de la mère, de la mère et ses crises d’hypocondrie. Ses plaintes.

Mon frère et ma sœur.

Enchantée.

Elle s’est prise dans des histoires de karma hindou inextricables. Et c’est à cette époque qu’elle a fréquenté assidûment les diseurs de bonne aventure, à tirer le Yi-King sans aucune cohérence. Ma mère ne voyait rien et préférait jouer au Triomino des heures entières dans la cuisine et se fermer doucement à toute idée de guérison. Elle est morte, voilà tout.

L’absente (3, suite et fin) - Réparation, par Sandrine Ferron-Veillard

Ecrit par Sandrine Ferron-Veillard , le Mercredi, 19 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Nous sommes bien davantage que ce que nous sommes. Nous percevons à travers nos propres programmations, c’est notre cerveau qui voit. Nous pensons à partir de notre ressenti et nous ressentons à partir de nos pensées, c’est donc ce bain chimique que nous devons modifier si nous désirons changer (1).

J’avais donc fait un cauchemar. Assez commun, voire obscène. J’avais été dupé.

Nous étions samedi. Et sous « notre » baie vitrée ces mêmes qui bondissaient avant dix heures du matin, pour faire du sport, ces chiens se précipitant sur des bâtons, ce même horizon à marée basse un peu gris, un peu vert coincé sous une voûte mauve. Un décor étanche.

Rien n’avait été vraiment dérangé.

Mère (5), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Vendredi, 14 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Elle aimait son cousin.

Cette affection à la mère, à tout ce qui touche de près ou de loin la famille, ça le rend à moitié fou.

Mais, notre mère ? Qu’aurait-elle dit ? Elle aurait aimé ce fauteuil vert ?

Cette argenterie, par exemple.

C’est l’opus 28, car c’est avec lui que j’ai passé mes deux ans à la Villa Médicis comme correspondant. Un mode de vie. L’opus 28 !

Le cinéma des années 60. Toute cette période qui jouxtait la Guerre d’Algérie.

Et elle ?

Une addiction médicamenteuse. C’est pour ça, le suicide.

63 ?

Oui, octobre 63.