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Ecrits suivis

Fictions (anthologie) 18, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 16 Novembre 2017. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Sur les rues étroites de Venise

 

Il pleut

Au rythme des vents

 

Je marche sans cesse

Pour trouver mon chemin

 

*

Fictions (anthologie) 17, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 03 Novembre 2017. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Dans une vallée

Le long d’un fleuve

 

J’ai ramassé

Sur le sol caillouteux

Des souvenirs de peuplier noir

 

Je les conserve encore aujourd’hui

Sous cette encre sèche

 

*

Le complexe de l’écrivain (3), par Eric Dubois

Ecrit par Eric Dubois , le Mercredi, 18 Octobre 2017. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Je rencontre souvent Éric Dubois, dans certains quartiers de Paris, comme Montparnasse ou Saint-Germain, il préfère la Rive gauche à la Rive droite, dit-il souvent, même si les quartiers bobos des 19e et 20e sont à la mode depuis quelque temps. Il me dit que son dernier récit, L’homme qui entendait des voix, est autobiographique et qu’il était paralysé par l’emploi du Je dans la première version du texte, au moment de sa rédaction, préférant un Il presque impersonnel aux affres de l’autofiction. Comme je le comprends ! On ne quitte pas la poésie comme ça ! C’est ce que je m’évertue à dire à Laure. Comme dans la peinture, je veux n’être qu’un petit maître en poésie et non un génie incompris du roman ! Je le dis d’autant plus que je suis encore assez jeune pour avoir de l’ambition, une ambition juste et mesurée. Éric Dubois, la cinquantaine, sait que pour lui, c’est fini, il aurait dû écrire le roman de sa génération, dans les années 90, c’est trop tard. Je lui dis que non, il peut encore prouver des choses dans ce domaine. Je quitte Éric Dubois pour aller sur l’autre rive, aller sous la Canopée du Forum des Halles, faire quelques courses, puis plus loin, visiter l’exposition David Hockney au Centre Pompidou. J’en reviens, ragaillardi par tant de talent pictural, de maîtrise absolue. Ce peintre révolutionne la peinture figurative des temps contemporains. C’est monstrueux tant de génie ! J’aurais dû être peintre ! Au lieu de me fourvoyer dans les mots !

A mon père (4) - Le tombeau des lucioles, par Emmanuel Levine

Ecrit par Emmanuel Levine , le Mercredi, 11 Octobre 2017. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

Dans les joncs qui riaient, à chaque battement de sang,

un garçon serrait dans ses mains une boîte.

 

De la boîte jaunie tombée des doigts de l’enfant,

tombaient des perles d’amour et de nostalgie moite.

 

Elle chargeait l’air de petites reliques.

Hommage à Baudelaire XIII.10 - Edgar et Charles (10 et FIN), par Alain Cuzon

Ecrit par Alain Cuzon , le Lundi, 26 Juin 2017. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

L’hôtel rouge

Deux jours plus tard, Edgar a décidé de mettre son plan à exécution, il demande à Andy de le déposer au port, et se dirige vers l’hôtel qu’il baptise « l’hôtel rouge », non seulement pour les fleurs qui le décorent, mais surtout pour le sang qui y coule virtuellement. Aucune preuve de tout cela bien sûr, juste des suspicions.

Il a réintégré la chambre n°29, et attend patiemment les évènements qui pourraient susciter son intérêt. Après une nuit et une journée plutôt calmes, voire sans grand intérêt, quelqu’un frappe à sa porte, cela l’intrigue car a priori personne ne connaît sa présence ici. Il finit par ouvrir la porte devant l’insistance du visiteur, et surprise, il s’agit de la visiteuse dont il attendait justement la venue. La femme en rouge se tient là, devant lui, avec une élégance comparable à celle de Joséphine, elle le dévisage à travers sa voilette, franchit le pas de porte et laisse tomber son manteau au sol dévoilant son anatomie d’une rare beauté. Elle engage le dialogue avec son futur amant en camouflant sa voix à travers un mouchoir de soie :