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Ecrits suivis

Mère (9), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 08 Novembre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Ce temps suspendu sur la note de piano du Clair de lune.

Toi, et ton Jugement dernier. Lis. Relis. Tu verras qu’il n’y a que de l’ombre, que des choses incertaines. Pas mieux qu’un mouvement brownien et tout le hasard de vivre. Vraiment ? Rien.

Je te croyais à Berne.

Etc.

C’est cette angoisse.

Le temps des morts.

Les années blanches.

La mort.

Mère (8), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 01 Novembre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

La mort bien avant la vie, n’est-ce pas ?

Ou le contraire ?

Le dernier vêtement.

La dernière chemise.

Tu connais ce film de Powell où l’héroïne récupère les larmes d’un défunt, de son amant qui est entre la vie et la mort. Tu vois, je suis sensible et je me rappelle.

Le Concerto Aranjuez.

Ecoute, je suis ému.

Je ne parle pas sans arrêt de suicide et de mort, cela m’arrive parfois, c’est tout.

Mère (7), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 27 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

63 ? N’est-ce pas ?

Oui, en octobre.

Il paraît que les grands peintres sont tous nés entre le quinze et le trente et un.

Tu es encore là ?

Oui.

Cette angoisse.

Ce que l’on ressent quand on quitte l’objet de son obsession, et que l’on retrouve soudain l’impression de liquidité des sentiments, la fluidité des émotions. C’est très fort.

Mère (6), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Vendredi, 21 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Moi, je ne voyage plus, et c’est la dernière fois que je viens ici. J’en ai assez.

Une identité à part entière.

Une transformation progressive des caractères naturels pour aller du côté de la mère, de la mère et ses crises d’hypocondrie. Ses plaintes.

Mon frère et ma sœur.

Enchantée.

Elle s’est prise dans des histoires de karma hindou inextricables. Et c’est à cette époque qu’elle a fréquenté assidûment les diseurs de bonne aventure, à tirer le Yi-King sans aucune cohérence. Ma mère ne voyait rien et préférait jouer au Triomino des heures entières dans la cuisine et se fermer doucement à toute idée de guérison. Elle est morte, voilà tout.

L’absente (3, suite et fin) - Réparation, par Sandrine Ferron-Veillard

Ecrit par Sandrine-Jeanne Ferron-Veillard , le Mercredi, 19 Octobre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Nous sommes bien davantage que ce que nous sommes. Nous percevons à travers nos propres programmations, c’est notre cerveau qui voit. Nous pensons à partir de notre ressenti et nous ressentons à partir de nos pensées, c’est donc ce bain chimique que nous devons modifier si nous désirons changer (1).

J’avais donc fait un cauchemar. Assez commun, voire obscène. J’avais été dupé.

Nous étions samedi. Et sous « notre » baie vitrée ces mêmes qui bondissaient avant dix heures du matin, pour faire du sport, ces chiens se précipitant sur des bâtons, ce même horizon à marée basse un peu gris, un peu vert coincé sous une voûte mauve. Un décor étanche.

Rien n’avait été vraiment dérangé.