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Ecrits suivis

Jean et Jean-Pierre Giraudoux : le poème du Père et du Fils (35)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 10 Septembre 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Nulle part

Les âmes

 

Ne se trouvent mieux

Qu’à l’intérieur des arbres

 

L’écorce les protège

Le feuillage les ombrage

 

Le vent les berce

Jean et Jean-Pierre Giraudoux : le poème du Père et du Fils (33)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 19 Août 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Vous n’imaginez pas de paysage

Sans une fenêtre

 

Pour le faire parler

Du dedans de l’intimité

Aux livres

 

Toute frémissante de tisanes

 

*

Voulfe 4 & 5 (Fin), par Joëlle Petillot

Ecrit par Joelle Petillot , le Mardi, 05 Juillet 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

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Victoire arriva au concert légèrement en avance, décidée à ne pas en perdre une miette et fin prête pour l’inconfort des chaises ecclésiastiques, tant il est vrai que le prix de l’illumination se mesure dans toutes les églises du monde à l’intensité d’un mal de fesses carabiné.

Elle s’assit et ouvrit le programme remis par une dame maussade en chemisier à jabot moisi.

Couperin, Bach, Rameau. Et le Tic-Toc Choc en finale.

Elle jeta un œil distrait à la photo de l’artiste, dont le gentil sourire flouté lui parut charmant, autant qu’on pût l’augurer d’un noir et blanc reproduit avec une mauvaise photocopieuse.

Jean et Jean-Pierre Giraudoux : le poème du Père et du Fils (31)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 30 Juin 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

Vous serez vêtu

De vos étoffes éclatantes

 

Vous aurez aux bras

Des chapelets de perles

 

Vous connaîtrez le soleil

Voulfe (2 & 3), par Joëlle Petillot

Ecrit par Joelle Petillot , le Mardi, 28 Juin 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

-2-

 

Elle s’éveilla le lendemain avec l’arrière-gorge râpée. Elle avait dû ronfler, mais quelle importance, puisque personne d’autre qu’elle n’occupait sa couche… Au fait, mais si !

Encore ensommeillée, elle se redressa un peu et le vit. Il n’avait pas bougé d’un pouce, couché à côté de ses pieds avec la même tranquillité que sur son paillasson la veille. Il aurait coincé une pancarte entre ses deux pattes de devant – dont l’une noire et étoilée –, avec je suis à la bonne place peint en rouge, que sa confiance n’eût pas semblé plus aveuglante.

Victoire, contente comme tout de le trouver là, se leva avec un vaste sourire, et dit en passant près du chien qui n’avait pas bronché : « T’es une bonne nature, toi ».